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Du changement de paradigme

Rien n’est plus difficile que de faire admettre à une personne ou à un groupe que les principes fondamentaux sur lesquels ils ont bâti leur existence ou fondé leur conception du monde sont faux ou désormais inadaptés.

Dans son film, « Invasion Los Angeles », le réalisateur John Carpenter a magistralement mis en scène la lutte aussi bien physique qu’émotionnelle qu’implique tout changement de paradigme.

De son côté, dans son livre « Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie », le géographe et biologiste Jared Diamond a montré qu’à travers l’histoire, les sociétés qui survivent sont celles qui, en période de grande crise, sont capables  de remettre radicalement en cause leur système de valeurs pour assurer leur survie.

Jared Diamond donne l’exemple de la petite île de Tikopia en Polynésie. Confronté à une crise sans précédent, les Tikopiens parvinrent à survivre en régulant de façon drastique leur population via l’interruption de coït, le quasi-suicide (des membres de la tribu partirent pour des expéditions en mer dont ils ne revinrent pas), le changement de régime alimentaire mais surtout en sacrifiant, littéralement, leurs vaches sacrées, en l’occurrence leurs troupeaux de porcs, animaux d’une importance symbolique considérable dans la culture polynésienne.

Plus proche de nous, le Japon, menacé de colonisation par les puissances occidentales à la fin du XIXème siècle, opéra un changement de politique brutal connut sous le nom de l’ère Meiji. Rompant avec plusieurs siècles d’isolement, le Japon envoya des dizaines de milliers d’étudiants en Occident pour étudier ses techniques et ses sciences et renonça à certaines pratiques traditionnelles, notamment en matière d’habillement. Quelques décennies plus tard, le Japon était devenu une puissance industrielle dont l’impérialisme était en mesure de concurrencer celui des occidentaux en Asie.

Aujourd’hui, confrontées à une crise sans précédent de leur modèle, les sociétés occidentales jouent leur survie sur leur  propre capacité à changer totalement de paradigme.

Les sociétés occidentales ont cru pendant deux siècles à la croissance et à son corollaire philosophique, le progrès. Elles doivent redécouvrir que la croissance n’était pas la règle mais l’exception, que le “progrès” n’est qu’une illusion de la modernité et que le temps n’est pas linéaire mais circulaire.

Elles ont cru que le seul horizon était celui de leurs imaginations et de leurs désirs ; elles doivent redécouvrir la contrainte et la limite.

Elles ont cru que l’homme était la mesure de toute chose et que tout n’était que « construction sociale » ; elles doivent redécouvrir que l’homme n’est qu’un élément du cosmos soumis aux mêmes lois que le reste de la Nature.

Elles ont cru que tout dépendait de l’économie; elles doivent redécouvrir que tout procède en réalité du religieux, du politique et de l’identité.

Sur le plan politique, les sociétés occidentales ont cru qu’il était possible de mettre fin à la guerre ; elles doivent redécouvrir l’irréductible permanence de la violence et du conflit.

Elles ont cru qu’il était possible de résoudre tous les problèmes par le dialogue, le droit et le commerce ; elles doivent redécouvrir  la guerre, la force et la puissance.

Surtout, elles ont cru aux Droits de l’Homme, à l’état de droit et aux valeurs universelles ; elles doivent redécouvrir qu’à part les lois de la nature, rien n’est universel et que ce qui est légal n’est pas forcément ce qui est légitime. Elles doivent aussi comprendre que bien que déchristianisées en surface, nos sociétés restent marquées en profondeur par la pensée chrétienne et que le particularisme culturel européen, universel et laïc, qui en est issu n’est en réalité que l’expression d’une anthropologie et d’un système de valeur bien spécifiques. En chinois, il n’existe même pas de mot pour désigner les Droits de l’Homme, pas plus qu’il n’en existe en terre d’islam pour la laïcité.

S’il veut survivre, l’Occident doit surmonter son incommensurable orgueil et rompre avec l’universalisme, ce qui signifie clore le chapitre ouvert avec le rationalisme du XVIIIème siècle, la Révolution Française et les Droits de l’Homme. La tâche est d’autant plus ardue, en premier lieu pour la France, puisqu’il s’agit de renoncer à des idées qui ont fait la gloire de la civilisation européenne et lui ont permis d’exercer sa suprématie sur le reste du monde pendant plusieurs siècles. Cette opération de chirurgie spirituelle et culturelle à haut risque se trouve d’autant plus délicate à réaliser que l’Occident, empoisonné depuis plusieurs décennies par des valeurs périmées, se trouve déjà considérablement affaibli et diminué. Là où il faudrait un peuple jeune, vigoureux et plein d’audace, similaire à celui qui fit la Révolution Française, il n’y a plus que des hommes vieux, apeurés et doutant d’eux-mêmes ainsi que de leurs forces.

« Nous autres, civilisations, nous savons désormais que nous sommes mortelles » écrivait Paul Valéry au sortir de la première guerre mondiale. Même si la mort est une fatalité, son échéance peut être repoussée par ceux qui ont encore la volonté de vivre. Pris au piège, de nombreux animaux n’hésitent pas à s’amputer d’un membre pour s’échapper et survivre. Si l’Occident veut faire de même, mais le désire-t-il réellement, il doit être capable de s’amputer spirituellement en renonçant à ses si chères valeurs, à la tolérance, à la paix ainsi qu’à sa prétention délirante à l’universalité.

Dans son dernier livre, le philosophe René Girard écrivait : « Nous devons entrer dans une pensée du temps où Charles Martel et les croisades seront plus proches de nous que la Révolution française et l’industrialisation du Second Empire. ».

Tout est dit.

De l’étrange défaite

La lecture de l’« Etrange Défaite » de Marc Bloch, analyse aussi lucide que remarquable de la défaite de juin 1940  constitue une mine d’information pour tous ceux qui s’intéressent à la stratégie militaire, à la politique et à l’histoire. Pour Marc Bloch, témoin direct des événements, les causes de la défaite française se trouvent avant tout dans l’incompétence des chefs militaires,  handicapés par des postulats théoriques faux et une inadaptation à la nouvelle réalité de la guerre moderne.

Comme l’explique Marc Bloch, l’état-major français voulut refaire la guerre de 14-18 en juin 1940.

L’erreur principale des chefs militaires français est de n’avoir pas compris que la guerre motorisée devait conduire à une réévaluation complète de la notion de distances. Bloch décrit au fil des pages des forces françaises sans cesse prises de court par les sauts de puce et les percées rendues possibles par la motorisation importante des forces allemandes.

Mais surtout Bloch explique qu’en 1940 le problème se situait à un niveau plus profond. La grande faiblesse de l’Etat-Major français fut avant tout d’avoir eu des plans uniquement brillants sur le papier.

En théorie, les allemands allaient se fracasser contre la ligne Maginot et le front se stabiliser sur une ligne plus ou moins similaire à celle de la première guerre mondiale. De toute évidence, les allemands ne reçurent pas le message. Quelle déception pour les français de constater que ces maudits allemands ne se trouvaient jamais là où ils étaient censés être ! Bloch raconte même comment un camarade officier faillit se faire bêtement capturer en courant après une colonne de chars allemands tant il était convaincu qu’il était théoriquement impossible que les allemands se trouvassent là.

Mais le plus troublant en lisant ce livre, c’est de constater que quatre-vingt ans plus tard, la France refait exactement les même erreurs et s’apprête à rejouer, cette fois avec l’islam, un mauvais remake de l’étrange défaite. Tout comme ceux l’état-major de 1940, les postulats de nos dirigeants sont faux et leur état d’esprit complètement inadapté à la guerre qui est aujourd’hui menée à la France.

N’ayant de toute évidence, jamais ouvert un Coran ou eu la curiosité d’esprit de s’intéresser à la théologie islamique, ils continuent de mettre sur le même plan l’islam, le christianisme et le judaïsme, sans comprendre que l’islam  est avant tout un système politico-religieux fondé sur la soumission qui s’oppose radicalement à la pensée européenne fondée sur l’émancipation. Incapables de le comprendre et d’admettre l’antagonisme fondamental et historique  entre le monde chrétien et la civilisation arabo-musulmane, nos dirigeants s’obstinent à croire qu’il suffira d’investir dans l’éducation, l’emploi et dans les quartiers pour faire des musulmans de bons français laïques et républicains car sur le papier, c’est un modèle qui devrait très bien fonctionner.

Nos dirigeants refusent également de voir que, confronté à notre faiblesse, à notre démographie déclinante et notre refus de l’intransigeance, l’islam se sent de plus en plus fort et de plus en plus en position de tout exiger. Dupés par la taquiya, cette stratégie de la dissimulation, nos dirigeants continuent, malgré l’attentat à la préfecture de police de Paris, à ne pas voir que l’islam s’infiltre partout : armée, police, éducation, transport, administration mais aussi télécommunications et énergie.  Le jour viendra, quand le mot d’ordre sera donné, où ils découvriront avec effroi  qu’une véritable cinquième colonne s’est donnée les moyens de contrôler une bonne partie des secteurs stratégiques du pays et de paralyser entièrement ce dernier.

Mais surtout comme leurs illustres ancêtres de 1940, nos piètres stratèges continuent d’avoir eux aussi une guerre de retard. Mentalement, ils continuent de fonctionner sur le vieux logiciel de l’après-guerre selon lequel tout serait économique. Refaisant la guerre de 1960 plutôt que celle de 2019, ils n’ont pas compris que le XXIème siècle sera celui du retour des identités, des nations et des religions et que les guerres seront essentiellement des conflits internes pour l’affirmation de la supériorité d’un groupe sur un autre et le contrôle de ressources de plus en plus rares. Dans cette guerre, essentiellement menée contre l’Occident, la démographie et les systèmes politico-religieux occupent une place critique.

En 2019 comme en 1940, une poignée d’esprits lucides a pris conscience du danger et active le signal d’alarme pour éviter le pire. Comme en 1940, ils sont peu écoutés ou mal compris. Comme en 1940, l’incompétence des chefs et le refus de remettre radicalement en cause la théorie quand elle se trouve démentie par la pratique sont en train de conduire la France au bord du gouffre.

En 1945, la France échappa de peu à l’anéantissement et à la soumission. Plutôt que de s’en remettre à chaque fois in-extremis à un miracle et à l’intervention d’un homme providentiel, la France ferait mieux d’apprendre les leçons de l’histoire et de changer de logiciel mais encore faut-il avoir conscience de ses défauts pour espérer pouvoir les corriger.

Du Grand Remplacement

Le terme de « Grand Remplacement » dont la paternité est attribuée à l’écrivain français Renaud Camus désigne le phénomène remplacement des populations européennes sur leur propre sol par des populations étrangères issues pour l’essentiel des pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. Pour Renaud Camus, le Grand Remplacement doit être compris comme un véritable génocide des peuples européens car à terme, il signifie la disparition de ces derniers et de leur culture.

Le Grand Remplacement est considéré par la quasi-totalité du spectre médiatique et politique  comme une théorie complotiste d’extrême droite et à ce titre, indigne d’être discutée ou débattue.

En réalité, les choses sont simples : soit le grand remplacement décrit un phénomène bien réel et auquel cas il est tout à fait possible de le quantifier et de le mesurer de façon précise ; soit il s’agit bel et bien d’une élucubration sans fondement et il est également possible de le prouver.

Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver que les médias ont dit sur le sujet à peu près tout et son contraire. En effet, pendant des années, ces derniers ont désigné  le grand remplacement comme un fantasme d’extrême droite pour changer tout à coup de discours et expliquer, à l’instar du démographe Hervé le Bras, longtemps pourfendeur du concept, qu’il y avait bien un grand remplacement mais qu’il ne fallait pas s’en inquiéter car la France avait toujours été une terre d’immigration, que la diversité était une chance  et que les phénomènes migratoires étaient de toute façon  une fatalité qu’il était illusoire de vouloir combattre.

Pour y voir plus clair, il est nécessaire, avant de rentrer dans le vif du sujet, de tordre le coup à plusieurs contre-vérités.

 « La France a toujours été une terre d’immigration ».

Cette affirmation est tout simplement fausse.

Les études historiques, démographiques et généalogiques ont montré que la population française est restée d’une grande homogénéité durant l’essentiel de son histoire. Pendant des millénaires, les gens vivaient et mourraient à dix kilomètres de leur lieu de naissance et encore aujourd’hui, la mobilité se fait pour l’essentiel d’un département limitrophe à un autre. En 1851, les étrangers représentaient en France à peine 1% de la population.

Au XIXème, la France connut les premières vagues migratoires issues de pays comme le Portugal, L’Espagne, l’Italie ou la Suisse mais ces dernières concernèrent en réalité quelques millions de personnes au total, dont un grand nombre retournèrent ensuite dans leur pays d’origine,  et surtout elles furent d’origine exclusivement intra-européennes, c’est-à-dire de pays appartenant à la même civilisation chrétienne que la France.

Ce n’est en réalité qu’à partir des années 70 et la mise en place du regroupement familial que l’immigration en provenance de l’Afrique et du Maghreb cessa d’être une immigration de travail pour devenir une immigration massive de peuplement. A ce sujet, profitons pour rappeler que la France de l’après-guerre n’a pas été construite ou reconstruite par les immigrés car ceux-ci ne représentaient alors que 5% de la population active, à peu près la même proportion que les troupes coloniales dans l’armée française.

La deuxième contre-vérité concerne la part des étrangers en France.

Selon les commentateurs, cette part serait stable depuis des décennies, se situant autour de 10% de la population totale. Pour l’INSEE en 2018, sur 65 millions de français, 9,7% étaient des immigrés . Ce chiffre cache en réalité un redoutable tour de passe-passe démographique et statistique. En effet, à partir du moment où des parents nés à l’étranger mais résidant en France, donc immigrés, ont des enfants qui acquièrent la nationalité française, ces derniers et leurs descendants  ne sont plus considérés comme des immigrés mais comme des français. En prenant en compte les immigrés et leurs descendants directs, le chiffre grimpe à 20,9% de la population et la courageuse démographe Michèle Tribalat estimait en 2011 que sur trois générations, la part des français d’origine étrangère dans la population chez les moins de 60 ans s’élevait en réalité à près de 30%. Rappelons que ces chiffres ne prennent pas en compte l’immigration illégale. En 2018, un rapport parlementaire estimait que pour le seul département de la Seine Saint Denis, entre 150 000 et 400 000 personnes se trouveraient en situation irrégulière. Récemment, l’Etat avouait qu’il n’était pas capable d’évaluer de façon précise le nombre de personnes présentes dans ce département.

Tout ce débat sur la réalité du Grand Remplacement pourrait être facilement réglé s’il existait des statistiques ethniques en France. Or, ces dernières sont malheureusement interdites mais comme dit le proverbe : quand on veut, on peut.

La drépanocytose est une maladie héréditaire qui touche quasi-exclusivement les populations d’Afrique et du Moyen-Orient. A ce titre, son dépistage est obligatoire pour tous les nouveau-nés issus de ces groupes ethniques.  A partir des chiffres communiquées par les agences de santé régionales, le site Fdesouche a réalisé en 2016 une carte de France du taux de dépistage de la drépanocytose permettant d’avoir une idée de la part des populations d’origine africaine ou moyen-orientale dans les naissances.

En 2016, la moyenne française était de 39% contre 31% en 2010 avec un pic à 73% en île de France.

Curieusement, en 2018, l’agence qui recensait ces chiffres a fermé.

De son côté, le politologue Jérôme Fourquet a réalisé pour son livre « L’Archipel Français » une grande étude sur les prénoms donnés aux enfants en France. Cette dernière a révélé qu’en France, en moyenne, 18% des nouveau-nés reçoivent un prénom arabo-musulman. Ces chiffres sont à mettre en relation avec l’affirmation d’Ahmet Ogras, président du conseil français du culte musulman sur Radio Maghreb 2 : «  nous avons plus de dix millions de musulmans en France dont six millions d’origine algérienne ».

Cette réalité démographique doit également être comprise à l’aune de la fécondité. Le taux de fécondité en France se situe à 1,8 enfants par femme, c’est-à-dire légèrement en-dessous du seuil de renouvellement des générations. En dépit de ces chiffres, la population française n’a cessé d’augmenter. Pourquoi ? Cela est dû d’une part aux naturalisations (entre 60 000 et 80 000 par an) mais surtout grâce à la fécondité des femmes immigrées : 2.6 enfants par femme selon l’INED dont 3.5 pour celles originaires du Maghreb.

Tous ces éléments sont nécessaires pour comprendre la dynamique  du grand remplacement : d’un côté une population jeune, féconde, d’origine étrangère, de culture musulmane en augmentation constante ; de l’autre, une population autochtone, blanche et de culture chrétienne dont le nombre stagne ou diminue et dont une large part est vieillissante.

D’ici une dizaine d’années, la population française originelle connaîtra un véritable effet ciseau : la nouvelle génération d’origine étrangère, déjà très nombreuse, commencera à  arriver en  âge de procréer tandis que la génération du baby-boom, largement autochtone, aura presque entièrement disparu. Cette dynamique  en faveur des populations étrangères se trouve encouragée par une politique sociale généreuse qui profite aux familles nombreuses et aux ménages aux bas revenus, ainsi que par l’implantation de ces populations en banlieue, à proximité des bassins d’emploi des métropoles, sans oublier une importante solidarité ethnique ou religieuse qui ne trouve plus d’équivalent chez les français de souche.

La réalité du Grand Remplacement est la suivante: dans l’indifférence quasi-générale, le peuple français est en train d’être mis en minorité sur une terre qu’il occupe depuis des millénaires et ce phénomène se trouve  aggravé voir encouragé par des responsables politiques qui ne semblent guère soucieux d’y mettre un terme. Parmi ces derniers comme parmi les français, peu semblent comprendre pourquoi le Grand Remplacement est de loin la plus grande menace qui n’ait jamais pesée sur notre pays et notre peuple.

Passons rapidement sur le fait que via les taux d’imposition et de prélèvements sociaux parmi les plus élevés au monde, le peuple français finance aujourd’hui en grande partie  son propre remplacement, situation absolument unique dans l’histoire de l’Humanité.

Dans un précédent article, j’ai expliqué, à la suite d’un nombre considérable d’études, pourquoi la diversité n’est pas une force ou une chance mais au contraire, une arme de destruction massive des communautés humaines. En effet, plus la diversité ethnique et culturelle augmente, plus le lien social s’effondre et la violence s’accroît.  Que ce soit par le biais de la démographie ou de l’immigration, plus l’homogénéité ethnique de la France se réduira, plus le pays sera en proie à des troubles de plus en plus violents et déchiré par des conflits de plus en plus importants entre ses différentes communautés.

En effet, la violence suscitée par le Grand Remplacement prend chaque jour des formes de plus en plus concrètes. Rappelons pour commencer que les populations étrangères ou d’origine étrangère sont surreprésentées dans les statistiques de la criminalité en France comme dans d’autres pays européens. En 2018, un rapport de la gendarmerie passé sous silence révélait que 90% des auteurs de crimes étaient des individus ou de groupes criminels d’origine étrangère, des maghrébins et africains jusqu’aux kosovars, géorgiens et albanais.

En  Suède, pays caractérisé depuis les années 90 par une large politique d’accueil des immigrés et qu’il est impossible d’accuser de toute forme d’oppression coloniale ou de politique de ghettoïsation , des pans entiers du territoire sont devenus des zones de non-droit et la police a perdu le contrôle de la troisième ville du pays, Malmö.  A ces chiffres  viennent s’ajouter les milliers d’agressions quotidiennes dites « gratuites » qui, comme le révèle la lecture quotidienne de la presse quotidienne régionale, sont en réalité le plus souvent des agressions par des individus d’origine étrangère sur les français ou les européens de souche.

Si les français ne réagissent pas, la dernière phase du Grand Remplacement les verra subir le sort des chrétiens du Moyen-Orient, persécutés pour leurs croyances, ou celui des fermiers blancs d’Afrique du Sud, massacrés en masse pendant que le gouvernement du pays ferme les yeux et que les médias du monde entier détournent complaisamment le regard de cette véritable tragédie.

Face à ce grave péril, le traitement du phénomène de Grand Remplacement par les pouvoirs publics et les médias interpelle. Depuis des années, toutes les mesures qui auraient pu y mettre un terme ou le restreindre ont été interdites. A plusieurs reprises, les plus hautes institutions de l’Etat comme le Conseil d’Etat ou le Conseil Constitutionnel se sont prononcées contre la fin du regroupement familial ou la simple réduction du délai de recours des étrangers menacés d’expulsion. A l’heure actuelle, la direction du renseignement militaire connaît avec précision les chemins empruntés par les migrants et l’identité des trafiquants et pourtant aucun ordre n’est donné pour stopper les flux. Chaque jour, les chiffres du Grand Remplacement et des troubles qu’il induit remontent à l’Elysée. Avant de partir, l’ancien ministre de l’intérieur Gérard Collomb prit soin de rappeler qu’aujourd’hui, nous vivions côte à côte mais que demain nous risquions de vivre face à face.

Malgré tout cela, le gouvernement poursuit sa politique d’asile, élargit les conditions du regroupement familial et octroie de plus en plus de visas aux étudiants étrangers.

Dans le même temps, des consignes sont données aux médias de ne pas parler du sujet de priver d’antenne tous ceux qui voudraient témoigner de la réalité  du Grand Remplacement ou de ses conséquences désastreuses.

Face à  ces faits, une seule conclusion s’impose : le Grand Remplacement ne peut être qu’un projet politique délibéré et voulu. Sur le site du département “population” de l’ONU, il est possible de trouver un rapport parlant de de “migration de remplacement” face au vieillissement des populations occidentales et récemment, le haut-commissaire français aux retraites, Jean-Paul Delevoye affirmait qu’il fallait faire venir 50 millions d’étrangers en Europe d’ici 2050 pour équilibrer la population active. Si le Grand Remplacement procède bien d’une volonté politique , les responsables politiques qui cherchent à le mettre en place se rendent responsables non seulement d’un crime envers leur peuple mais aussi d’un très mauvais calcul.

A bien des égards, les responsables politiques français et le patronat sont en train d’être dépassés par le monstre qu’ils ont créé. Si le premier but de l’immigration massive était de faire pression à la baisse sur les salaires ou de créer une armée de domestique, livreurs, nounous, serveurs vigiles destinées à servir les populations aisées des métropoles tandis que les français de souche se trouvaient relégués à la périphérie, le plan a merveilleusement fonctionné.

Le problème, c’est que la démographie, c’est le destin. Dès la fin des années 60, De Gaulle avait compris le risque d’une France où les musulmans seraient dix millions, puis vingt, puis trente et c’est l’anticipation de ce danger qui, en partie, le conduisit à séparer la France de l’Algérie. Se croyant plus malins, ses successeurs ouvrirent les vannes et pensèrent sans doute pouvoir gérer le phénomène.

Mais le monstre de Frankenstein est en train d’échapper à son créateur.

Les populations étrangères ont bien compris le rôle que les dirigeants de la France ont voulu leur assigner mais elles ont également compris qu’à partir d’un certain seuil, une quantité devient une qualité et qu’il leur suffisait d’attendre et de se multiplier pour gagner la partie par KO démographique.

Pendant des années,  les maires de banlieues ont acheté le vote communautaire en fermant les yeux sur l’islamisation et en déversant l’argent public sur les quartiers. Mais quand les mouvements  islamiques prendront le pouvoir, ils n’auront alors aucune gratitude envers leurs anciens maîtres et quand toute la Seine Saint Denis sera devenue un califat ou une zone de non-droit, il ne fera pas bon vivre à Paris. Enfin quand d’ici vingt ou trente ans, la majeure partie de la France sera islamisée ou africanisée, nos élites se demanderont si cela valait vraiment la peine de « régner en enfer plutôt que de servir au paradis ».

Enfin, pour certains, le Grand Remplacement trouve sa justification dans l’économie et la nécessité de maintenir l’équilibre des comptes sociaux, notamment les retraites, par l’injection de « sang frais » dans des économies vieillissantes et en stagnation. Passons sur le fait que l’immigration de masse a un coût et des externalités négatives jamais vraiment mesurées, pour rappeler qu’il est délirant d’imaginer que des populations issues de pays pauvres à faible niveau éducatif pourront contribuer et s’insérer dans des économies matures marquées par un important chômage de masse et qu’il l’est tout autant de croire que des populations jeunes de culture arabo-musulmanes finiront un jour par se sentir solidaires d’une bande de vieux kouffars.

En réalité, le véritable problème est que la croissance ne reviendra pas et qu’il est illusoire de chercher à maintenir en vie à tout prix un système économique qui se trouve depuis dix ans en soins palliatifs. J’ai longuement expliqué pourquoi la crise correspond à une réalité physique thermodynamique, celle de la contraction énergétique manifestée par la chute du TRE et comment un douloureux mais nécessaire rééquilibrage a été différé par un endettement massif qui permet à l’hyperclasse de réaliser le casse du siècle et aux taux d’intérêts négatifs de détruire le concept même d’épargne.

Dans un tel contexte, encourager le Grand Remplacement représente un véritable crime contre son peuple mais aussi un non-sens économique total, l’exemple type d’une politique contra-cyclique !

Au lieu de forcer la croissance via l’immigration et la dette, il faudrait en réalité cesser cette fuite en avant et accompagner le cycle de décroissance dans lequel nous sommes entrés sans chercher à différer un ajustement auquel il sera de toute façon impossible d’échapper. Avec le Grand Remplacement, nous créons les véritables conditions d’une guerre entre des populations qui seront demain en concurrence sur un même territoire pour des ressources de plus en plus rares. Cette guerre a d’ailleurs déjà commencé et la France périphérique est en train de la perdre.

Face au Grand Remplacement, l’aveuglement et l’incompétence des responsables politiques et économiques ne mettent pas seulement en péril le bien-être et le confort du peuple français mais tout simplement sa survie. La France a survécu à la guerre, à la peste, aux privations. Elle peut survivre à une crise économique, à la fin du pétrole et même à l’effondrement de la civilisation moderne mais elle ne peut pas survivre à la disparition pure et simple du peuple français.

Face au péril du Grand Remplacement, il n’existe en réalité qu’une seule solution : la remigration.

Il s’agit là du seul véritable enjeu politique de ce début du XXIème siècle : islamisation, insécurité, chômage,  accès au logement logement, charges sociales, imposition : tout le reste en découle.

La remigration n’est pas une utopie pas plus qu’elle ne doit nécessairement conduire à une effroyable guerre ethnique sur le territoire national. Pour peu qu’elle soit menée avec fermeté, humanité et intelligence, cette politique est la seule capable de sauver le peuple français, de garantir sa prospérité et d’éviter la guerre.  

La remigration pourrait être mise en en place de façon graduelle  en commençant par exemple par une déchéance de la nationalité française suivie d’une expulsion de tous les terroristes, les islamistes et les criminels d’origine étrangère ainsi que tous les migrants arrivés en France au cours des dix dernières années. De telles mesures concerneraient des millions d’individus et permettraient d’enrayer la dynamique du Grand Remplacement ainsi que de traiter les problèmes les plus urgents qui menacent la France.

Si cette politique peut encore être menée, la fenêtre d’action est en revanche très étroite.

La France a dix ans pour mettre en œuvre et accomplir la remigration. Au-delà, l’inversion du rapport de force  démographique et la réalité de la crise énergétique rendront cette option impossible et la partition suivie d’une reconquête pouvant durer jusqu’à plusieurs siècles, inévitable.  Ce qui se joue aujourd’hui n’est  en réalité rien de moins que le destin de la France et l’avenir de notre peuple. A nous de tout mettre en œuvre pour que notre grande nation resurgisse une fois de plus, régénérée et triomphante, de l’abîme dans lequel l’aveuglement, l’incompétence et la trahison  de ses chefs l’ont plongé. La France peut encore être sauvée mais pour ce faire, nous allons devoir radicalement changer de paradigme.

Du “Joker”

Véritable phénomène culturel et succès inattendu au box-office, le film de Todd Phillips,  Joker  a su de toute évidence parler à son époque.  Sous couvert de dévoiler la genèse du célèbre antagoniste du justicier Batman, il décrit le basculement dans la folie et le passage à l’acte criminel d’un jeune homme perturbé, Arthur Fleck, comique et clown raté, évoluant dans une métropole ravagée par la violence gratuite et la pauvreté.

Loin d’être un film de super-héros,   Joker  se veut avant tout un film social qui utilise le célèbre personnage pour parler de son époque. Métaphore d’une Amérique ou plus largement d’un monde occidental marqué par les inégalités sociales, l’incivilité, l’isolement et l’abandon des classes populaires par des élites brutales et donneuses de leçons, la ville de Gotham City dépeint une société en phase terminale de décomposition.

Le film montre comment un tel terreau, via l’humiliation quotidienne, l’absence de perspectives et la destruction des derniers garde-fous sociaux sous prétexte d’économies budgétaires, peut conduire au basculement d’un individu dans la vengeance et la violence. Le Joker, c’est à la fois les Gilets Jaunes ou les « déplorables » de l’Amérique de Trump conspués par Hillary Clinton et l’establishment.

Malheureusement, tout comme l’époque qu’il décrit, Joker  refuse de faire de la politique ce que l’antihéros ne manque d’ailleurs pas de le rappeler au début de la scène clé du film.  Pour le Joker comme pour les révoltés du monde d’aujourd’hui,  la révolte est avant tout une affaire personnelle. Sauf qu’une addition de souffrances et de révoltes, aussi légitimes soient-elles, ne suffit pas à fonder un projet politique.

En ce sens, Joker est un pur produit de son époque et un excellent révélateur de ses limites : un film qui se veut politique  mais qui réduit cette dimension à son l’aspect individuel et émotionnel. A aucun moment, il n’est  en effet question ni des causes, ni des idéologies, ni de l’éventuelle construction d’un projet collectif  susceptible d’apporter une solution aux problèmes.

Il y a pratiquement 50 ans, Taxi Driver de Martin Scorcese dont  The Joker est un quasi-remake avec De Niro en guise de fil rouge, abordait exactement le même sujet mais prenait soin de s’attarder longuement sur la responsabilité du politique dans la déliquescence de la société. Il y a vingt ans, Fight Club de David Fincher, autre influence évidente, allait encore plus loin en montrant comment le héros parvenait à échapper à son aliénation en créant une véritable armée révolutionnaire et un nouveau système de valeurs.

Joker, lui, ne se contente que de constater la souffrance et de montrer comment un homme que l’époque a poussé jusqu’au bout de sa folie peut devenir un instrument jouissif de la vengeance sociale ainsi que le héraut  de tous les opprimés.  Mais sans projet collectif, ni buts politiques, cette révolte individuelle reste stérile et n’aboutit qu’à un chaos qui soulage brièvement mais ne résout absolument rien.

La grande faiblesse  de Joker, qui explique son immense succès, est d’être totalement de son époque : nihiliste, narcissique et farouchement individualiste. Ce que montre en réalité Joker, c’est que notre société  a perdu jusqu’à la capacité de faire  de la politique, c’est-à-dire d’imaginer des projets collectifs visant le bien commun.

Après Moi le chaos.

Leçon de Joker et épitaphe de notre époque.

Des municipales de 2020

Les municipales de mars 2020 seront un scrutin d’une importance capitale.

En effet, les sociétés occidentales vont se trouver confrontées à court-terme à une convergence de crises graves. Crise économique avec la contraction énergétique qui va détruire de plus en plus d’activité économique et d’emplois. Crise financière avec les taux d’intérêts négatifs qui sont en train de détruire le système bancaire et financier mondial. Crise sociale avec une insécurité grandissante, un communautarisme en pleine progression et le risque d’un affrontement ethnique qui ne cesse de s’accroître. Enfin, une crise politique avec une défiance de plus en plus grande vis-à-vis des institutions, des corps constitués, des élites et une archipelisation générale de la société.

Par conséquent, les futures maires doivent avoir conscience qu’ils risquent fort de se trouver au cours des années 2020-2025 en première ligne  pour gérer une succession de crises d’une ampleur et d’une gravité inédite et que, face au chaos et à la violence, ils constitueront à la fois la première ligne de défense et le dernier rempart pour un grand nombre de leurs administrés. De façon très probable, les défis auxquels ils devront faire face exigeront d’eux de savoir garder la tête froide face au péril mais aussi de prendre des mesures radicales mais nécessaires pour éviter un plus grand mal si la situation l’exige. Les maires de demain doivent y songer et s’y préparer.

Pour tous ceux qui se trouvent engagés dans la défense de la France et de son identité, ses élections municipales sont stratégiques à double titre.

Premièrement, elles offrent pour la première fois la possibilité de voir émerger un grand nombre de municipalités contrôlées par d’authentiques patriotes dont certains sont même d’anciens militaires.

De telles mairies peuvent constituer autant de refuges pour des forces patriotes souvent persécutées et harcelées par le pouvoir mais aussi de jouer à l’avenir le rôle de « places fortes » desquelles pourraient être organisées et lancées d’éventuelles reconquêtes.

Deuxièmement, face à un pouvoir central de plus en plus déconnecté, totalitaire et illégitime, des mairies patriotes offrent la possibilité de restaurer la légitimité du politique et de reconstruire à l’échelle locale cette France en voie de disparition .  Même si ces derniers ont été restreints ces dernières années, le maire jouit encore d’importants pouvoirs qu’il peut mobiliser si la volonté politique est là.

Il est donc essentiel de soutenir autant que possible toutes les candidatures de maires compétents, honnêtes et authentiquement patriotes, quelle que soit leur étiquette politique.

Un candidat peut être reconnu comme authentiquement patriote s’il s’engage, dans les limites permises par la loi, sur les points suivants :

1-Combattre l’islamisation et garantir la sécurité qui constitue la première des libertés

2-Défendre l’identité française et lutter contre le Grand Remplacement culturel et démographique

3- Développer prioritairement l’activité économique et la production locales

4- Assumer l’autorité et restaurer la verticalité

Tous les patriotes doivent donc se mobiliser pour faire de ses municipales un très large succès, soit en se présentant eux-mêmes, soit en rejoignant une liste, soit en apportant leur soutien à un candidat patriote.

En 2020, La France se reprend arrondissement par arrondissement et commune par commune.

De l’intégration

C’est le nouveau mantra que répète à l’envi la classe politique et médiatique : il faut intégrer.

Il faut les intégrer. Qui ? Ces populations d’origine étrangère dont depuis quarante ans le nombre s’accroît  chaque année un peu plus un peu plus en France. Dans l’esprit de nos dirigeants, l’étranger intégré, c’est celui qui occupe une activité professionnelle stable, qui respecte les lois de la République et qui évite de voiler trop ostensiblement sa femme ou d’agresser trop régulièrement les pompiers.  Le problème, c’est que tout « intégré» qu’il soit, cet étranger contribue à détruire chaque jour un peu plus la Nation.

En quelques décennies, la France a  en effet connu une modification spectaculaire  de ses exigences envers les nouveaux venus  via un glissement sémantique subtil mais significatif. Autrefois, il était attendu des populations étrangères non pas qu’elles s’intègrent mais qu’elles s’assimilent. S’assimiler, cela signifie laisser derrière soi son origine pour devenir pleinement français en adoptant les mœurs, les coutumes et l’histoire de France. S’assimiler, c’est faire comme Napoléon qui disait : “De Clovis au Comité de Salut Public, j’assume tout”.

Aujourd’hui laxiste et impuissante, la République sut  pourtant être ferme  et impitoyable sur la question de l’assimilation. En 1870 avec les décrets Crémieux, elle offrit aux populations indigènes d’Algérie la possibilité de devenir pleinement français. Les juifs acceptèrent de s’assimiler ; les musulmans le refusèrent, préférant conserver le “statut personnel”, autrement dit la charia. Au début du XXème siècle, la République expulsa des millions d’italiens et de polonais non assimilés et dans des provinces comme l’Alsace, elle mena à l’école et dans l’espace public une guerre impitoyable aux identités et aux langues régionales. Qu’on l’approuve ou non, la République avait à l’époque un projet : faire de la France une nation républicaine et elle savait se donner  les moyens d’atteindre cet objectif.

A partir des années 70, sous la pression de l’immigration de masse et de l’idéologie antinationale, il ne fut soudain plus question d’assimiler mais d’intégrer. Cela signifiait que désormais chaque « communauté » allait pouvoir continuer à vivre en France en conservant ses mœurs, ses coutumes et son appartenance affective, culturelle  et parfois même juridique à son pays d’origine.  En théorie, la République et ses lois devaient être le ciment chargé de rendre cette cohabitation possible et faire de ses communautés disparates une nation. En pratique, il y eut une explosion du communautarisme et une perte du sentiment d’appartenance collective dans un pays qui, contrairement aux Etats-Unis, ne s’était jamais construit sur un tel modèle.

L’intégration, c’est en réalité la destruction de la nation et l’affaiblissement de la France.

Quant à l’assimilation, il est désormais trop tard et ceux qui la prônent sont des « cervelles de colibri » qui n’ont toujours rien compris au film. Quarante ans d’intégration ratée ont conduit des pans entiers du territoire et des populations qui se comptent en millions à faire sécession. Aujourd’hui, le véritable enjeu consiste à reprendre ses territoires perdus par la République et à expulser hors de la communauté nationale tous ceux qui s’en sont volontairement détachés.

Malheureusement, ceux qui dirigent la France n’ont pas encore compris l’absurdité complète de « chercher à intégrer » ou de mettre en œuvre des « politiques d’intégration ».  En effet, l’adhésion à un projet politique et l’assimilation  à un peuple ne peuvent être que des démarches volontaires.

Vouloir intégrer, c’est comme chercher à marier de force deux êtres qu’aucun élan du cœur n’attire l’un à l’autre et c’est surtout entretenir la logique communautariste qui contribue à la destruction de la France ainsi qu’à son archipélisation.

Certains français d’origine étrangère, peu nombreux, ont fait volontairement le choix de s’assimiler à la France. Ils ont compris sa grandeur, apprécié son génie et vu l’intérêt qu’ils avaient à associer leur destin à celui d’un si grand peuple. Ceux-là sont en chemin pour devenir de vrais français et la France doit leur réserver le meilleur accueil possible.

En revanche, tous ceux qu’il faut  sans cesse chercher à intégrer avec une débauche de dépenses aussi coûteuses qu’inutiles et qui de toute évidence n’aiment ni la France, ni son peuple  doivent être, expulsés de la communauté nationale, quand bien même la citoyenneté française leur eut elle été indument octroyée. La France leur a offert une chance extraordinaire, ils n’ont pas su la saisir.

Tant pis pour eux.

De l’Intellectuel-mais-Idiot (IMI)

Traduction de l’article publié en anglais par Nassim Nicholas Taleb sur Medium en 2016. Quelques libertés ont été prises par rapport à l’article original pour adapter son contenu et ses exemple à un public français. L’esprit du texte a été rigoureusement respecté.

Extrait du livre « Jouer sa peau » (Les Belles Lettres) – « Skin in the Game » (Random House)

“De l’Inde à l’Angleterre en passant par les Etats-Unis, nous sommes les témoins à l’échelle mondiale d’une révolte contre la cabale des « experts » et des journalistes du système sans « skin in the game », cette classe de semi-intellectuels paternalistes diplômés de l’ENA, d’HEC, de Sciences-Po ou d’établissements similaires aux diplômes prestigieux qui s’arrogent le droit de nous dire  1) ce que nous devons faire 2) ce que nous devons manger 3) comment parler 4) comment penser et… 5) pour qui voter.

Le problème, c’est que les borgnes suivent les aveugles : ces membres auto-proclamés de l’intelligentsia seraient incapable de trouver leur derrière avec leurs deux mains, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas assez intelligents pour définir ce qu’être intelligent veut dire et que par conséquent, ils restent prisonnier de raisonnements circulaires, leur principale compétence étant au final de passer des examens conçus par des gens comme eux.

Quand les résultats d’articles de recherche en psychologie peuvent être répliqués dans seulement 40% des cas, quand les conseils diététiques changent du tout au tout après 30 ans de diabolisation de la matière grasse, quand l’analyse macro-économique est moins fiable que l’astrologie, quand vous avez Bernanke nommé à la FED (réserve fédérale américaine) alors qu’il est complètement à la ramasse sur les risques pesant sur le système financier et que vous avez des tests pharmaceutiques dont les résultats ne peuvent être répliqués qu’une fois sur trois, vous avez tout à fait le droit de vous en remettre à votre instinct ancestral ou d’écouter vos grand-mères (ou Montaigne et tout autre savoir classique éprouvé par le temps) car ces bonnes vieilles recettes offrent de meilleurs résultats que tous ces pseudo-experts en costume.

Il n’est pas difficile de constater que ces bureaucrates universitaires qui s’arrogent le droit de gérer nos vies ne sont même pas rigoureux en matière de statistiques médicales ou de politiques publiques. Ils ne savent pas faire la différence entre la science et le scientisme. Pour leurs esprits obsédés par l’image, le scientisme a l’air plus scientifique que la véritable science (par exemple, il est trivial de montrer que tous ceux qui à l’instar de Cass Sunstein ou de Richard Thaler cherchent à nous « nudger » vers certains comportements, qu’ils classifieraient comme « rationnels » ou « irrationnels » (ou tout autre catégorie indiquant une déviation d’un protocole désiré ou prescrit)  ne comprennent la théorie des probabilités et utilisent les modèles de premier ordre de façon cosmétique). Ils sont également enclins à confondre l’ensemble avec l’agrégation linéaire de ses composants, comme nous l’avons vu dans le chapitre consacré à l’extension de la règle minoritaire.

***

L’Intellectuel-mais-Idiot est une production de la modernité qui a connu une accélération à partir de la moitié du vingtième siècle pour atteindre aujourd’hui son apogée, accompagné par une cohorte de gens sans skin in the game qui ont envahi de nombreux pans de la société.  Pourquoi ? Tout simplement parce que dans la plupart des pays, le poids du gouvernement est entre cinq et dix fois plus important que ce qu’il était il y a encore un siècle (exprimé en pourcentage du PIB). L’IMI semble être désormais à tous les coins de rue mais représente encore une toute petit minorité. On le retrouve rarement hors de certaines institutions spécialisées : think-tanks, medias et universités car la plupart des gens ont des vrais métiers et il n’y a pas beaucoup de postes vacants pour les IMI.

Méfiez-vous du semi-érudit qui pense qu’il est un érudit.

Il est incapable de détecter naturellement le sophisme.

L’IMI psychiatrise les autres lorsqu’ils font des choses qu’il ne comprend pas sans se rendre compte qu’en l’occurrence,  c’est sa compréhension qui est limitée. Il pense que les gens devraient agir dans leur intérêt et lui seul sait comment agir en ce sens, surtout s’il s’agit de ploucs ou d’habitants de la France profonde qui votent pour le FN ou pour le « Non » au référendum de 2005.

Quand les plébéiens font quelque chose qui a du sens pour eux mais non pour lui, l’IMI emploie le terme « non-éduqué ». Ce que nous appelons généralement la participation au processus démocratique, l’IMI le désigne par « démocratie » quand cela lui convient et par « populisme » quand la plèbe ose voter d’une façon qui va à l’encontre de ses préférences.

Alors que les riches prônent le « un euro, une voix », les plus humanistes le « un homme, une voix, » Monsanto le  « un lobbyiste, une voix, », l’IMI prône le « un diplômé de l’ENA, une voix » ou équivalent pour toute autre établissement d’ « élite » faisant partie du club.

Socialement, l’IMI est abonné au Monde ou au Nouvel Obs. Il n’est jamais grossier sur Twitter. Il parle de l’ « égalité des races » et d’ « égalité économique » mais n’a jamais été boire un verre avec un conducteur de taxi issu d’une minorité ethnique (une fois de plus, pas de skin in the game car le concept est étranger à l’IMI). Les IMI du Royaume-Uni ont été embobinés par Tony Blair. L’IMI moderne a assisté à plus d’un Ted talks en personne et en a regardé plus de deux sur Youtube.

Non seulement il a voté pour Hillary-Monsanto-Malmaison parce qu’elle était la mieux placée, et autre raisonnement circulaire du même acabit mais en plus il considère tous ceux qui n’ont pas fait de même comme mentalement perturbés.

L’IMI possède un exemplaire du « Cygne Noir » (livre de Taleb) dans sa bibliothèque mais confond l’absence de preuve avec la preuve d’absence. Il croit que les OGM sont de la « science » et que cette « technologie » ne diffère en rien des méthodes de reproduction traditionnelles du fait de sa capacité à confondre la science avec le scientisme.

Typiquement, l’IMI ne se trompe pas sur la logique de premier ordre mais les effets de second ordre ou les externalités lui échappent complètement le rendant totalement incompétent dans les domaines complexes. Du confort de son appartement de Saint-Germain-des-Prés, il était partisan de la « neutralisation » de Kadhafi parce qu’il était un « dictateur », sans réaliser que les neutralisations ont des conséquences (n’oubliez pas que parce qu’il n’a pas de skin in the game, il ne paie pas le prix de ses erreurs).

Sur le stalinisme, le maoïsme, les OGM, l’Irak, la Syrie, les lobotomies, l’aménagement urbain, les régimes, le fitness, la psychologie comportementale, les acides gras insaturés,  le freudisme, les stratégies de diversification, la régression linéaire, la gaussienne, le salafisme, l’équilibre dynamique stochastique, les ghettos urbains, le gène égoïste, les prédictions électorales, Bernie Madoff (avant sa chute) et les valeurs p-, l’IMI a toujours été du mauvais côté de l’Histoire mais cela ne l’empêche pas de penser que sa position actuelle est la bonne.

L’IMI fait partie d’un club pour bénéficier de réductions sur ses voyages. S’il travaille dans les sciences sociales, il utilise des statistiques sans savoir comment elles sont dérivées (comme Steven Pinker et autres psychocharlatans). Quand il va en France, il assiste à des conférences organisées par le Monde ou Courrier International ; il boit du vin rouge avec ses steaks (jamais du blanc) ; il pensait que le gras était mauvais maintenant il pense le contraire ; il prend des statines parce que son docteur lui a dit d’en prendre ; il ne comprend pas le concept d’ergodicité  et quand on lui explique, il l’oublie aussitôt ; il n’utilise pas des mots de yiddish pour parler business ; il étudie la grammaire avant de parler une langue ; il a cousin qui travaille dans un cabinet ministériel, il n’a jamais lu Frédéric Dard, Libanius Antiochus, Michael Oakeshot, John Gray, Amianus Marcellinus, Ibn Battuta, Saadiah Gaon, or Joseph De Maistre ; il ne s’est jamais bourré la gueule avec des Russes ; il n’a jamais bu jusqu’au point où l’on commence à casser des verres ou mieux encore, des chaises ; il ne sait pas faire la différence entre Hécate et Hécube (ou comme on dit par chez moi, il ne sait pas faire la différence entre la merde et l’andouillette) ; il ne sait pas qu’il n’y a aucune différence entre le pseudo-intellectuel et l’intellectuel quand il n’y a pas de skin in the game ; il a mentionné la mécanique quantique au moins deux fois au cours des cinq dernières années dans des conversations qui n’avaient  rien à voir avec la physique.

Il sait exactement à tout instant l’impact de ses actes et de ses paroles sur sa réputation.

Mais il y a un critère encore plus facile pour le détecter : il ne soulève pas de la fonte.

***

Les aveugles et les très aveugles

Arrêtons un instant d’être satirique.

Les IMI ne savent pas faire la différence entre la lettre et l’esprit.

Ils sont tellement aveuglés par des notions verbales telles que la science, l’éducation, la démocratie, le racisme, l’égalité, la preuve, la rationalité et autres termes à la mode qu’il est très facile de les embobiner. Par conséquent, ils peuvent créer des iatrogéniques (des dégâts causés par le médecin) monstrueuses sans aucun sentiment de culpabilité parce qu’ils sont convaincus qu’ils voulaient bien faire, ce qui leur permet d’ignorer l’effet de leurs actions sur le monde réel.

Tout le monde se rirait du docteur qui manquerait de tuer son patient mais qui se défendrait en affirmant qu’il a réussi à diminuer son taux de cholestérol, sans comprendre qu’une mesure corrélée à la santé n’est pas la santé – la médecine a eu besoin de plusieurs siècles pour comprendre qu’il fallait qu’elle s’intéresse à la santé et non à l’exercice de ce qu’elle considérait comme une « science » et que par conséquent, ne rien faire était souvent préférable (via negativa). Et pourtant, dans un autre domaine, disons la politique étrangère, un néo-conservateur qui n’a pas conscience de cette déficience mentale ne ressentira aucune culpabilité après avoir détruit un pays comme la Lybie, l’Irak ou la Syrie au nom de la « démocratie ». J’ai essayé d’expliquer la via negativa à un néo-conservateur, ce fut comme essayer d’expliquer ce qu’est la couleur à un aveugle de naissance.

Les IMI seront satisfaits parce qu’ils ont donné de l’argent à un groupe ayant pour objectif de « sauver les enfants » et qui passera son temps à faire des powerpoints et à organiser des conférences sur comment sauver les enfants, sans jamais voir le problème.

De la même manière, les IMI sont régulièrement incapables de faire la différence entre une institution (par exemple le milieu universitaire et les diplômes) et le but véritable (la connaissance, la rigueur dans le raisonnement), j’ai même vu un universitaire français dénigrer un grand mathématicien ayant contribué utilement à son domaine parce que celui-ci n’était pas allé à la “bonne école”  quand il avait dix-huit ans.

La propension à cette déficience mentale est sans doute partagée par tous les humains, c’est peut-être une tare consubstantielle,  mais elle a tendance à disparaître avec du skin in the game.

Post-Scriptum :

L’élection de Donald Trump fut tellement absurde pour les IMI et tellement incompatible avec leur vision du monde qu’ils se révélèrent incapables de trouver les instructions sur la façon de réagir dans leurs manuels. C’était exactement comme un épisode de « Caméra Cachée » : le visage de quelqu’un à qui on vient de jouer un sacré tour et qui ne sait absolument pas comment réagir. Ou pour dire les choses autrement, l’expression de quelqu’un qui, se croyant heureux en ménage, rentre chez lui à l’improviste et trouve sa femme au lit avec un déménageur.

Tout ce que les experts, les sondeurs, les superprévisionnistes, les politologues, les psychologues, les intellectuels, les consultants, les spécialistes du Big Data, pensaient savoir se révéla totalement bidon. Ainsi, mon rêve de mettre un rat sous la chemise de quelqu’un (comme je l’ai exprimé dans le Cygne Noir) devint soudain réalité.”

Note du traducteur :

Bien avant Nassim Nicholas Taleb, le Général De Gaulle avait déjà identifié les IMI qu’il appelait les « cervelles de colibri ».

Extrait de « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte :

« Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées… »

De l’islam

A en juger par le traitement réservé à l’islam en France, un grand nombre de politiques, de journalistes et de français n’ont jamais eu la curiosité  de lire le Coran ou de se pencher sur l’histoire de la conquête musulmane.

Sur le sujet, il est bon de rappeler quelques notions de base :

1-Pour les musulmans, l’islam représente la révélation ultime, celle qui rend caduque toutes les précédentes (judaïsme et christianisme). Chrétiens et juifs sont dans l’erreur. Pour ne plus l’être, ils devraient se convertir à l’islam.

2-Le Coran est incréé. C’est la parole de dieu en direct, contrairement aux Evangiles où la parole de dieu passe par la médiation de l’homme.  Le Coran étant incréé, il s’agit pour les musulmans  d’une perfection absolue.  A ce titre, il ne saurait être soumis à  aucune modification, ni réforme. Dans l’histoire, toute les tentatives de réformer le coran n’ont jamais abouti ou ont été sauvagement réprimées.

3-Cette loi de dieu étant une perfection révélée dans le cadre de l’ultime révélation, elle a vocation à s’appliquer à la terre entière.  La paix promise par l’islam, c’est la paix d’un monde entièrement régi par la loi de dieu, la charia. Quand un musulman dit : «que la paix soit avec toi », c’est une invitation à se convertir à l’islam.

4-Pour l’islam, le monde est divisé en deux domaines. D’un côté, le Dar Al Islam, la demeure de l’islam où la charia est appliquée et où vivent les croyants. De l’autre côté, le Dar El Arb, la demeure de la guerre, que les musulmans doivent conquérir et où vivent les mécréants. Aujourd’hui, l’Europe est considérée comme le Dar El Arb par excellence

5-La conquête et l’agression sont des éléments fondamentaux de l’islam car ils sont encouragés par Allah et le prophète. L’islam s’est diffusée dans le monde via la conquête militaire et dans le Coran, un grand nombre de versets sont sans aucune ambiguïté sur le sort qui doit être réservé aux non-musulmans :

Le Coran, sourate 2 verset 193 : « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes. »

Le Coran, sourate 4 verset  56-57 : « Certes, ceux qui ne croient pas à nos versets  nous les brûlerons bientôt dans le feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage ! »

6-Les terroristes ne sont en aucun cas des musulmans dévoyés  non représentatifs de l’islam. Au contraire, ils appliquent le Coran à la lettre et respectent scrupuleusement la volonté d’Allah.

Le Coran sourate 47 verset 4 : « Lorsque vous rencontrez les mécréants, frappez-les au cou. Puis quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. »

Le Coran sourate 95, verset 4: « Allah accorde sa préférence à ceux qui se battent plutôt qu’à ceux qui restent à la maison. Il a  distingué ses combattants en leur accordant une immense récompense. »

7-La laïcité ainsi que les droits de l’homme sont  incompatibles avec l’islam. L’islam ne reconnaît  en effet ni la liberté de conscience (l’apostasie y est punie de mort), ni l’égalité hommes/femmes, ni l’égalité tout court (les mécréants ont le statut de dhimmi), sans parler du sort qu’il réserve aux homosexuels et autres « déviants ». L’islam est la religion de la soumission (islam) alors que la civilisation européenne et le christianisme promeuvent l’émancipation.

8-Pour le musulman, les lois de dieu (la charia) priment sur la loi des hommes (la res publica). En islam, il n’existe aucune séparation entre le religieux et le politique, entre le temporel et le spirituel. Le chef politique étant également commandeur des croyants, la laïcité y est impossible. A la lecture du Coran, véritable code civil,  il apparaît clairement que l’islam est un projet politico-juridique sous couvert de religion. Parler d’islam politique est un pléonasme. Par essence, l’islam est politique.

9-Avant même d’être un projet politico-juridique, l’islam est une nation. La nation de l’islam, c’est l’oumma, la communauté des croyants. Même si de fortes dissensions existent au sein de l’oumma, entre shiites et sunnites par exemple, les musulmans sont solidaires contre les mécréants. Comment peut-il y avoir d’appartenance à une communauté nationale si les musulmans se définissent avant tout par leur pratique religieuse?

10 – Qui sont les musulmans “modérés” ? Croient-ils-ou non qu’« il n’y a pas d’autres dieux qu’Allah et que Mahomet est son prophète ». S’ils le croient, ils placent alors  la loi de leur dieu au-dessus de la loi des hommes.  S’ils ne le croient pas, ils ne sont pas musulmans. De plus, le jour où les « radicaux » voudront imposer l’islam en France, les « modérés » seront-ils  majoritairement du côté des mécréants ou de leurs frères musulmans ?

11-L ’ « islam des lumières » vanté par certains a toujours été ultra-minoritaire. Toute les tentatives de réformer l’islam ou d’en sortir (Ataturk en Turquie, Nasser en Egypte) ont échoué. L’islam qui s’impose est toujours le vrai islam, le plus fidèle à la lettre comme à l’esprit du Coran. C’est d’ailleurs cette version qui est diffusée avec des moyens considérables par les monarchies pétrolières comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar.

12- En France, les musulmans se sont déjà vus offrir l’occasion de pleinement s’assimiler. En 1870, les décrets Crémieux proposèrent aux algériens l’obtention de la nationalité française en échange du rejet de l’islam. Contrairement aux juifs, les musulmans algériens préfèrent conserver le « statut personnel », la charia, plutôt que de devenir pleinement français. Si les musulmans ont refusé de s’assimiler en 1870 pourquoi le feraient ils en 2019?

13- En France, l’assimilation ne progresse pas. Selon un récent sondage, 27% des musulmans  pensent que la charia devrait primer sur les lois de la République. Ce chiffre monte à près de 50% pour les jeunes générations.  Notons également qu’entre 1989 et aujourd’hui,  la proportion de musulmans allant prier le vendredi à la mosquée a doublé s’établissant aujourd’hui à près de 40%. Toutes les études confirment que les jeunes générations sont bien plus religieuses et radicales que celles de leurs parents.

14-Dès son origine, l’islam a su avancer masqué à chaque fois qu’il était trop faible pour s’imposer. Pour ce faire, il a développé un principe dissimulation stratégique, la taquiya. La taquiya permet aux musulmans de prétendre respecter les règles de la société d’accueil jusqu’au moment où ils se trouvent assez forts et nombreux pour prendre le pouvoir et imposer la loi islamique. Le mouvement des frères musulmans est passé maître dans cet art. 

15-l’islamisation de l’Europe est un projet prévu de longue date, à la fois par le mouvement des frères musulmans mais aussi par les nations islamiques elles-mêmes . Réunie à Doha en 2000, l’organisation de la coopération islamique a publié un document dans laquelle elle détaille les actions à mener pour islamiser l’Europe : construction de mosquées, lobbying, voile dans l’espace publique, enseignement de l’arabe à l’école etc…

16-Incapable de l’emporter dans le cadre d’un affrontement direct, l’islam a développé une double stratégie pour conquérir l’Europe vieillissante : la démographie et les droits de l’homme. Comme l’a dit le président algérien Boumedienne en 1974 “le ventre de nos femmes nous donnera la victoire” et comme l’a dit le prédicateur Youssef Al Quaradawi “Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons ; avec nos lois coraniques, nous vous dominerons.”

Si la France ne veut pas devenir une république islamique, il va falloir qu’elle ouvre les yeux et qu’elle comprenne que face à l’islam, seules deux attitudes sont possibles: se soumettre ou se battre

Du leadership

Dans une langue, les mots représentent toujours la partie émergée de la pensée.

Pour ce qui concerne l’autorité ou la direction, le français part toujours de la tête (capita) qui nous donne le mot « chef ». Le chef commande, dirige ou encadre. Placé à la tête du corps social, il ordonne et les membres obéissent. Pour la langue et la pensée française, l’autorité est verticale et s’inscrit dans un ordre « naturel » ainsi que dans une logique géométrique qui se retrouve également dans l’architecture classique et les jardins à la française.

L’approche anglaise est toute autre.

En anglais, le chef est un « leader » et « to lead » signifie conduire, guider, mener.

Le leader n’est pas une tête placée  « en haut » mais un guide placé  « devant ». Posté en première ligne, non seulement le leader s’expose davantage mais pour que les autres le suivent, il doit être capable de les entraîner à sa suite. Pour la langue et la pensée anglaise, l’autorité est horizontale, dynamique mais surtout, elle n’est jamais totalement acquise car elle ne procède pas d’un ordre « naturel ».

Ces différences radicales  dans l’approche et la conception du leadership expliquent en grande partie pourquoi les managers français sont, années après années, systématiquement classées parmi les plus mauvais au monde et pourquoi le monde anglophone est parvenu à imposer son modèle et sa domination économique à l’ensemble de la planète.

Tout le paradoxe de la culture française, comme l’a démontré Geert Hofstede,  est d’être à la fois individualiste mais en même temps marquée par la distance hiérarchique et le concept d’honneur.

Ces traits étaient parfaitement adaptés à un peuple de paysans, de petits commerçants, d’artisans et surtout de soldats dirigés par un roi, institution prenant en charge de façon quasi-exclusive les questions de leadership. Mais aujourd’hui, dans une république et dans un monde où l’économie et l’entreprise occupent un rôle central, cette absence de véritable culture du leadership  en France contribue grandement à son affaiblissement et à sa perte d’influence.

 Les Français ne seront jamais des anglais et des américains et c’est une véritable absurdité de croire qu’il soit possible ou même souhaitable de chercher à modifier l’ADN culturel des peuples.

 Le leadership est-il donc incompatible avec cette anthropologie française ?

Napoléon Bonaparte apporte sur ce point le plus brillant des contre-exemples.

Ennemi juré des anglais, Napoléon sut  appliquer, parfois même bien mieux qu’eux, des principes de leadership qui sont encore enseignés aujourd’hui dans les meilleures écoles de management.

Quelles sont les caractéristiques qui distinguent le leader d’un bon chef ?  

En premier lieu, un leader comprend que le leadership est bien plus qu’une formule creuse de séminaire pour cadre dirigeants. C’est une façon de vivre, un filtre avec lequel on regarde le réel.

Comme le dit John Maxwell, les leaders abordent tous les sujets avec un regard de leader.

Que cela signifie t’il concrètement ?

Tout d’abord, les leaders voient ce que les autres ne voient pas.

Pensant toujours à long terme, ils détectent l’opportunité et devinent le véritable potentiel d’une personne ou d’une idée. Brillant officier d’artillerie, Napoléon vit comment utiliser le siège de Toulon puis la campagne d’Italie pour se forger une réputation nationale et surtout comment profiter des troubles nés de la révolution française pour prendre le pouvoir et faire de la France un nouvel empire romain.

Surtout, le véritable trait distinctif du leader se trouve dans son rapport aux autres.

Un vrai leader comprend et applique les règles suivantes :

1-Le potentiel d’un leader est déterminé par les gens dont il s’entoure

Un leader est toujours à l’affut des talents. Dès qu’il en repère un, il cherche à l’intégrer le plus rapidement possible à son organisation. Combien de jeunes et brillants soldats furent sortis du rang par Napoléon pour devenir maréchaux, ducs et même rois dans le cas de Murat ou Bernadotte ? Même si ces derniers représentaient une menace pour lui, Napoléon préférât travailler avec des esprits brillants comme Talleyrand et Fouché  car il savait qu’un leader entouré de médiocres devient lui-même médiocre.  

2-Un leader assuré n’a pas peur de donner du pouvoir aux autres

Une fois la confiance acquise, le leader n’a pas peur de déléguer et de laisser une large autonomie à ses collaborateurs  tout en fixant un cadre clair et des objectifs précis. Napoléon développa une doctrine militaire laissant une grande autonomie à ses corps d’armées et à ses généraux leur permettant ainsi de prendre de vitesse des adversaires beaucoup moins agiles et plus lourds à manœuvrer.

3-Un leader sait qu’il faut un leader pour faire naître un leader

Au début de son parcours, le leader cherche des mentors qui vont l’aider à devenir  un leader en lui confiant des responsabilités.  Par la suite, il deviendra lui-même un mentor pour une nouvelle génération de leaders. Au début de sa carrière, Napoléon se plaça sous la protection de Barras qui lui confia ses premières responsabilités. Devenu général puis  premier consul, il n’aura de cesse d’essayer de faire émerger des leaders, que ce soit parmi ses généraux ou dans sa propre famille.

4-Un leader comprend que pour progresser, il faut être capable de sacrifier.

Un leader doit être capable de se détacher des notions de statut, de carrière et même parfois même faire des sacrifices financiers pour atteindre par la suite une position d’influence et de leadership plus importante. Qu’il soit général ou empereur, Napoléon alla toujours risquer sa vie sur les champs de bataille pour être au plus près de ses troupes. Un autre leader, De Gaulle, général et sous-secrétaire d’Etat à la défense, prit le risque de tout perdre, il fut même condamné à mort par Vichy, pour devenir  leader de la résistance. Un grand leader a toujours du « skin in the game ».

5-Un leader n’a réussi que dans la mesure où il a trouvé quelqu’un pour lui succéder.

Véritable mentor, il cultive en permanence un vivier de jeunes leaders afin que l’organisation qu’il a créée ne connaisse jamais une crise de leadership et survive à son départ ou à sa mort. Même s’il échoua sur ce point, Napoléon  fit tout ce qui était en son pouvoir pour assurer la pérennité de sa dynastie. Il créa une noblesse d’empire, plaça sa famille et ses maréchaux sur les trônes d’Europe et épousa la fille de l’empereur d’Autriche qui lui donna un fils : le roi de Rome.

Napoléon, comme tous les grands leaders, avait compris une chose essentielle.

« Un chef additionne ses forces en s’entourant de disciples ; un leader multiplie les siennes en s’entourant de leaders. »

Aujourd’hui, l’absence de véritable culture du leadership fait des ravages en France,  aggravés par l’incompétence des élites et la vision court-termiste de l’époque.

De nombreuses entreprises pourtant performantes doivent fermer ou sont reprises par des investisseurs étrangers car leurs dirigeants n’ont pas correctement prévu leur succession. Peu valorisés et mal soutenus, les Français les plus brillants partent à l’étranger où une véritable culture du leadership les identifie et leur confie des responsabilités. Sur le plan politique, les anciens partis désormais moribonds vont d’échecs en échecs incapables de faire émerger un nouveau leadership tandis que l’opposition reste prisonnière  d’un milieu, d’une famille ou d’un clan.  Enfin, au lieu de confier des responsabilités aux leaders de demain, la génération du baby-boom s’accroche à ses postes, à ses prébendes et à ses privilèges.

Un pays sans leaders est un pays sans avenir et la France attend désespérément le vrai leader qui viendra redresser la barre et la sauver du naufrage.

De la dédiabolisation

« Ils m’ont condamné à vingt ans d’ennui/ Pour avoir essayé de changer le système de l’intérieur »  chantait Leonard Cohen. Les partis politiques ou les candidats qui décideraient  de se rendre plus présentables aux yeux de l’opinion publique en adoptant des stratégies de dédiabolisation feraient bien de méditer les paroles du poète.

Même si la politique, comme l’art de la guerre, reste fondé sur la dissimulation, aucune victoire n’a jamais été remportée en refusant de désigner clairement l’ennemi  et aucun mouvement politique de rupture n’a jamais réussi à l’emporter en jouant le jeu du système auquel il prétend s’opposer.  

Comment cela s’explique-t-il ?

Tous les groupes humains sont fondés sur des hiérarchies.  Même si les élites sont détestées et méprisées, le peuple sait que ce sont elles qui, malgré tout,  définissent quelles idées et quelles opinions peuvent vous valoir d’être exclu du corps social. Par conséquent, toute véritable rébellion  commence toujours par contester au groupe dominant son statut et par le refus de se soumettre à sa hiérarchie de valeurs pour en imposer une nouvelle.

A l’inverse, la stratégie de dédiabolisation prouve qu’en réalité, « l’opposition » a  implicitement intégré la domination de l’élite actuelle et qu’elle se soumet à sa hiérarchie plutôt que de chercher à la remplacer. Loin d’être une ruse habile, c’est en réalité une stratégie de soumission qui place de surcroît ceux qui l’ont adopté dans une position très inconfortable : à eux de donner des gages et d’éviter les « dérapages ». Au lieu de se placer en juges du système qu’ils prétendent combattre, ils se retrouvent en permanence sur le banc des accusés. .

Les partisans de la dédiabolisation feraient mieux de s’inspirer de la campagne de  2016 de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. Plutôt que de tenter de plaire  à un système qui le considérait comme un guignol, un incapable et un raciste, Donald Trump choisit plutôt  de l’attaquer de front sans lui laisser le moindre répit.  

Plutôt que de chercher à être respectable et loué par les médias, il préféra  gagner la confiance du peuple.  Plutôt que de faire profil bas et rester dans le politiquement correct, il commença  sa campagne en désignant ses prédécesseurs comme une bande d’imbéciles et les immigrés clandestins comme des criminels et des violeurs. Au lieu de se soumettre au tempo médiatique, il imposa le  sien à coups de provocations, de mesures chocs et de coups d’éclat.  Par sa méthode, son approche et son style et surtout par son refus de se plier aux règles du jeu, Donald Trump prouva  aux électeurs américains  qu’il était un véritable candidat antisystème capable de défier la hiérarchie établie pour lui imposer son propre système de valeurs.  En juin 1940, De Gaulle ne fit pas autre chose en déclarant, seul, inconnu, devant une table en bois quelque part dans Londres, qu’il n’était ni un gouvernement en exil, ni l’armée française mais la France et que ce n’était pas lui qui était illégitime mais bien Vichy.

L’histoire nous apprend qu’en politique, sur les sujets critiques, les finasseries et autres calculs subtils ne mènent jamais à rien. La prise du pouvoir représente toujours une prise de risque, une lutte à mort entre deux hiérarchies concurrentes. Témoin de ce combat, le peuple rejette toujours  le camp  sur lequel il sent planer l’odeur de la soumission et de la peur pour favoriser celui qui, convaincu de sa légitimité et de la supériorité absolue de son modèle, a osé affirmer que lui seul détenait la vérité et que tous les autres étaient dans l’erreur.