De la fraude électorale

« Si voter servait à quelque chose, cela fait longtemps que ça serait interdit »

Coluche

Pour nombre d’Occidentaux, le vote appartient au domaine du sacré.

Il est l’un des derniers rituels d’une époque qui en est désormais quasiment dépourvue mais surtout il symbolise le pouvoir et les sacro-saints « droits » politiques de l’individu et du citoyen. Pour les générations de l’après-guerre et une partie des classes éduquées, rien ne semble plus important aujourd’hui que de défendre la démocratie et ses « valeurs », un processus dont le dépôt de bulletin dans l’urne constitue une forme d’apothéose, l’équivalent de la communion pour la grande messe républicaine.

Cette invocation permanente de la « démocratie » ou du « processus démocratique » aurait pourtant dû mettre la puce à l’oreille du peuple car, en règle générale, plus on entend le mot, moins on trouve la chose. Dans les faits, il apparaît que les préférences et les choix démocratiques des électeurs sont rarement respectés et lorsque tel est le cas, ce résultat doit davantage à l’alignement circonstanciel du vote sur les intérêts des véritables détenteurs du pouvoir que sur un quelconque respect de la souveraineté et de la volonté populaires.

Le mépris ou le détournement de l’expression démocratique ne datent pas d’hier. Lors de la Révolution Française, comme l’a démontré Claude Quétel dans sa remarquable enquête historique « Crois ou meurs », le processus démocratique fut rapidement pris en main par la frange la plus radicale et la plus violente du camp révolutionnaire, celle-ci n’hésitant pas imposer ses vues à la majorité modérée par l’intimidation, la violence et le menace, des méthodes qui seront par la suite employées avec succès par tous les mouvements extrémistes d’extrême-gauche, des bolcheviks en Russie aux militants américains de Black Lives Matter en passant par les membres originels du parti nazi.

Quelques années plus tard, le 4 septembre 1797 (18 fructidor), les républicains, soutenus par Napoléon, organisèrent un coup d’état contre les royalistes pourtant devenus majoritaires aux Conseil des Cinq-Cents ainsi qu’au Conseil des Anciens, occupèrent Paris et procédèrent à l’arrestation des chefs de la majorité monarchiste, maintenant ainsi en place le régime républicain par la force des armes dans le plus grand mépris des institutions crées par la Révolution et de la volonté populaire exaltée par celle-ci.

Quelques siècles plus tard, en 2008, le Traité de Lisbonne fut ratifié par la voie parlementaire contournant ainsi le « Non » exprimé par le peuple français par le référendum de 2005, dans le mépris le plus complet de la volonté populaire et des principes fondateurs de la Vème République.

En 2015, le gouvernement d’Alexis Tsipras organisa un référendum portant sur les mesures prises par la troïka (UE, BCE, FMI) dans le cadre de la crise grecque. Malgré la très large victoire du « Non » (61%) ; les mesures d’austérité seront maintenues conduisant à la démission de Tsipras et de son ministre des finances, Yannis Varoufakis.

Ces quelques exemples, choisis mais néanmoins significatifs, permettent de montrer que le roi démocratique est nu et que la démocratie n’est bien souvent qu’une apparence servant à légitimer un pouvoir en réalité obtenu et maintenu le plus souvent par la force, l’intimidation et le chantage. Cela ne doit pas nous surprendre car, comme l’a démontré Nassim Nicholas Taleb dans son essai consacré à l’extension de la règle minoritaire, ce sont le plus souvent les minorités organisées, déterminées et intolérantes qui imposent leurs lois aux majorités ouvertes et tolérantes.

A ce titre, l’élection présidentielle américaine de 2020 constitue un véritable cas d’école d’une fraude électorale de grande ampleur, de sa gestion par un système politique en grande partie corrompu et d’une victoire obtenue par une minorité de fanatiques sachant utiliser avec habileté les leviers de l’influence et du pouvoir.

Rappel des faits : le 3 novembre, jour de l’élection, la plupart des résultats partiels donnent Trump largement en tête dans la majorité des états. Or, pendant la nuit, une chose incroyable se produit : pour la première fois dans l’Histoire, le décompte s’arrête dans plusieurs états clés. Quand celui-ci reprend Joe Biden, le candidat démocrate, se trouve désormais en tête ce qui permet à l’ensemble des médias d’annoncer sa victoire sans plus attendre malgré l’absence d’un décompte définitif dans plusieurs états clés et le contexte d’un scrutin extrêmement serré.

Pour l’observateur averti et tous ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, avaient suivi les résultats en temps réel, il était évident qu’une fraude électorale de grande ampleur venait d’avoir lieu, une intuition confortée par un grand nombre d’anomalies statistiques : courbe des votes suivant une trajectoire suspecte, déviation des bellwether states (états historiquement représentatifs de la tendance générale), résultats du gagnant supérieurs aux maximums historiques et dans certains cas, taux de participation dépassant les 100%…

Dépôt de bulletins suspects dans la nuit du 3 Novembre 2020- Wisconsin et Michigan

Cette soudaine remontée du vote Biden fut expliquée par la plupart des commentateurs par le dépouillement et le décompte massifs des bulletins de vote par correspondance, particulièrement utilisés dans le contexte de l’épidémie de Covid-19. Cependant, cet argument n’a jamais permis d’expliquer comment, d’un point de vue humain ou technique, des centaines de milliers de votes aient pu être dépouillés et traités en l’espace de quelques heures et pourquoi, au mépris de toutes les lois de distribution statistique, 90% de ces bulletins de vote se trouvaient dans de nombreux cas être en faveur de Joe Biden…   

Depuis la contestation de ces résultats par Donald Trump, les preuves statistiques, informatiques, vidéo ainsi que les témoignages de nombreux observateurs  n’ont cessé de s’accumuler dans le silence des médias mais aussi celui de la justice et des agences de sécurité américaines. À partir des données statistiques, démographiques et électorales disponibles, l’ancien capitaine du renseignement militaire Seth Keshel a réalisé une cartographie nationale de la fraude électorale, comté par comté, qui permet de mieux comprendre l’ampleur du phénomène ainsi que sa distribution.

En réalité, l’élection présidentielle américaine de 2020 a révélé à la face du monde un système de fraude électorale généralisé aussi bien au niveau local que national. Pour comprendre sa logique, il est nécessaire de réaliser que l’essentiel de l’effort s’est porté sur six grandes villes dans six états clés (Arizona, Géorgie, Michigan, Wisconsin, Pennsylvanie et Nevada), tous aux mains des démocrates, et que cet effort parfaitement ciblé a suffi pour modifier la donne au niveau national.

En résumé, le système de fraude électorale américaine s’est appuyé sur les éléments suivants :

-le vote par correspondance, facilité par les mesures prises dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 et la modification de lois encadrant cette pratique, dans plusieurs cas, quelques jours avant le scrutin

-le bourrage d’urne à l’ancienne et la destruction de votes (entrepôt rempli de faux bulletins présumés importés de Chine révélé par un lanceur d’alerte)

-la fraude à l’attribution (adjucation), système dans lequel les bulletins douteux sont attribués manuellement (nombreuses manœuvres mises en œuvre pour créer le plus de bulletins douteux possibles)

-le trucage informatique via la manipulation du total des votes par un algorithme (les machines à voter électroniques et les systèmes de gestion des votes (EMS) étaient connectés à Internet. Sur ce dernier point, l’interception des paquets de données (PCAPS) a prouvé qu’une partie des votes des américains a transité via la Chine, l’Iran, le Pakistan, l’Allemagne ou encore l’Italie.)

Malgré ces preuves et les recours déposés par les partisans de Trump mais aussi de simples citoyens soucieux de garantir l’intégrité du processus électoral, le Ministère de la Justice (DOJ), le FBI et l’agence américaine de sécurité informatique (CISA) ont refusé d’examiner les affaires portée à leur connaissance et ont continué d’affirmer que cette élection avait été la plus sûre de tous les temps (the most secure ever). Ce refus d’enquêter ou d’examiner les preuves apparaît comme d’autant plus surprenant que, quelques semaines après la victoire de Biden, le magazine Time publiait un incroyable article détaillant comment «une cabale bien financée de personnes puissantes, dans tous les secteurs et toutes les idéologies, travaillant ensemble en coulisses pour influencer les perceptions, changer les règles et les lois, orienter la couverture médiatique et contrôler le flux d’informations » avait œuvré pour empêcher une victoire de Trump. Selon Time, ce groupe de gens ne « truquaient pas l’élection, ils la fortifiaient ».

Au moment d’écrire ces lignes, le plus grand audit électoral jamais réalisé dans l’histoire d’une démocratie vient d’être mené à son terme dans le comté de Maricopa en Arizona. Les résultats préliminaires ont révélé 70 000 voix « en trop » par rapport au nombre d’inscrits sur les listes électorales dans un comté situé dans un état que Trump n’aurait « perdu » que des 11 000 voix. Suite à cette initiative, plusieurs états américains ont annoncé leur volonté de réaliser leurs propres audits et chaque semaine apporte son nouveau lot de preuves et de révélations.

Si le processus électoral est compromis aux États-Unis, qu’en est-il de la France ?

Bien que le vote papier et le contrôle systématique de l’identité soient en vigueur dans notre pays, commençons par rappeler d’une part, que plus de 80 communes représentant des millions d’électeurs utilisent déjà des machines à voter en France. Ces machines sont pour l’essentiel gérées par la société France Election et sont fabriquées et fournies par la société hollandaise NEDAP. A titre d’exemple des risques posés par ces machines électroniques, notons qu’au cours du dernier scrutin régional, un problème informatique survenu dans un bureau de vote à proximité de Mulhouse conduisit au remplacement pur et simple du disque dur de la machine en pleine journée suscitant l’incompréhension des électeurs comme celle des agents municipaux.

Mais surtout, malgré l’existence du vote papier, il est nécessaire de comprendre que les résultats sont ensuite entrés dans des logiciels de gestion de vote (EMS) gérés par le Ministère de l’Intérieur et au sujet desquels il n’existe que très peu d’informations. Qui sont les fournisseurs de ces logiciels ? Sur quels critères ont-ils été choisis ? Des audits de sécurité ont-ils été réalisés ? Les résultats peuvent-ils être modifiés en interne ou par l’intrusion d’agents extérieurs dans le système ?

Dans son numéro 491, la lettre d’informations confidentielles « Faits et Documents » révélait qu’une note du Ministère de l’Intérieur, rédigée avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2017 à partir des informations recueillies par les préfectures, donnait Emmanuel Macron à 10-12% d’intentions de vote derrière François Fillon, Marine le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Si un système de fraude inspiré par le modèle américain se trouvait déployé en France, il fonctionnerait vraisemblablement selon le modèle suivant :

-trucage massif du vote des français de l’étranger, facilité par le format électronique

-bourrage des urnes dans les grandes villes, notamment Paris, Lyon, Marseille

-algorithme de trucage au niveau des logiciels (EMS) pour « lisser » les résultats finaux dans le sens voulu.

Pour finir, rappelons que l’année dernière, nous avions révélé que les solutions logicielles de l’entreprise Sctyl, également impliquée dans la fraude électorale américaine, étaient utilisée par le Ministère de l’Intérieur et celui de l’Éducation Nationale.

Ce rapide panorama permet de voir que de nombreux doutes pèsent sur l’intégrité des scrutins aux États-Unis, en France mais aussi dans le reste du monde, les entreprises et les acteurs concernés opérant à l’échelle mondiale. Suite à l’élection présidentielle de 2020, les patriotes américains ont compris que la sécurité et l’intégrité du processus électoral étaient la clé de tout. A qui bon de se mobiliser, soutenir un candidat et mener campagne, si au moment fatidique du décompte, les résultats sont systématiquement truqués ?

Cette prise de conscience a conduit, aux États-Unis, a un grand mouvement en faveur d’audits généralisés mais aussi d’un contrôle plus strict du vote. En France, plusieurs mesures concrètes pourraient être prises : ôter le contrôle du processus électoral au Ministère de l’Intérieur pour le confier à une commission électorale indépendante, audit complet des machines électroniques et des logiciels utilisés pour la gestion du vote, stress-test du système pour identifier les tentatives de hack ou d’intrusion…

Néanmoins, le peu d’intérêt que suscite en France la question de la fraude électorale doit nous conduire à nous poser la question suivante : pourquoi les formations politiques, à commencer par les médias et les partis d’opposition, ne se sont-ils pas emparés de cette question à la fois pour faire échec à cette fraude mais également pour éduquer les électeurs à son sujet ?

En réalité, ce désintérêt pour la fraude électorale ne témoignerait-t-il pas à la fois de l’incapacité des formations politiques actuelles à s’emparer des vrais sujets de fond mais également du désintérêt plus large des citoyens pour l’action publique ?  Le vote, ce « devoir civique », ne serait plus au fond qu’un rituel désormais vide de sens et dépourvu de conséquences politiques réelles, une réalité bien comprise par un électorat qui s’abstient désormais massivement ?

C’est là une des conclusions décapantes de l’analyse que Jérôme Fourquet a consacré au dernier scrutin régional, une élection marquée par une abstention record. Croire au vote suppose en effet de croire encore à l’action collective et à une forme de communauté de destins. Or, dans une société individualiste, archipelisée et rongée par le communautarisme et où les dirigeants politiques ne sont plus de véritables chefs, porteurs d’un projet et représentants d’une vision claire de l’Homme et de la société, n’est-il pas logique que le vote ne concerne plus qu’une minorité politisée et apparaisse aux yeux de la majorité comme une imposture ? Dans un tel contexte, la démocratie elle-même n’apparaît-elle plus que comme une fiction nécessaire, entretenue par un pouvoir corrompu pour garantir sa légitimité et par les classes supérieures pour justifier le maintien d’un statut quo en apparence favorable à leurs intérêts ?

Après un XIXe et un XXe siècles marqués par le règne des partis et des mouvements politiques de masse, ne sommes-nous pas en train d’être les témoins d’un processus de dépolitisation généralisée ne pouvant conduire à terme qu’à un retour de l’exercice du pouvoir par une minorité active prenant exclusivement à sa charge les questions liées à la vie publique ainsi qu’à la conduite de l’État ? Quoi qu’il en soit, tous ceux qui continuent de placer leurs espoirs dans le processus électoral devraient garder en tête le sage conseil de Staline qui enseignait à ses troupes que dans une élection, le plus important, ce n’est jamais le vote mais le décompte…

Pour aller plus loin:

Données fraude US

Du coup d’état numérique

Interférence absolue, Mike Lindell (documentaire)

The Deep Rig, Patrick Byrne, (documentaire)

Soros et le système de fraude électorale

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