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De la réussite

Discours prononcé en 2016 par Nassim Nicholas Taleb  lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Université de Beyrouth. Article original publié sur Medium.

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Chers diplômés,

C’est la première cérémonie de remise de diplômes à laquelle j’assiste (je n’ai pas assisté à ma propre remise de diplôme). En plus, il faut que je trouve un moyen de vous parler de ce que réussir veut dire alors que je n’ai pas encore le sentiment d’avoir réussi et il ne s’agit pas là de fausse modestie.

Le succès en tant que construction fragile

Car j’ai une seule définition du succès : vous vous regardez dans le miroir tous les soirs et vous vous demandez si vous avez déçu la personne que vous étiez à 18 ans, juste avant l’âge où les gens commencent à être corrompus par la vie. Qu’il ou qu’elle soit le seul juge ; pas votre réputation, pas votre fortune, pas votre statut dans la communauté, pas les décorations accrochées à votre veste. Si vous ne vous sentez pas honteux, vous avez réussi. Toutes les autres définitions de la réussite ou du succès sont des constructions modernes, des constructions modernes et fragiles.

Pour les anciens grecs, la principale définition de la réussite était d’avoir une mort héroïque. Compte tenu du fait que, même au Liban, nous vivons dans un monde moins martial, nous pouvons par conséquent adapter notre définition de la réussite : avoir emprunté un chemin héroïque au profit du collectif, ce collectif étant défini aussi largement ou étroitement que vous le souhaitez.

Le plus important est que tout ne soit pas ramené à vous : les sociétés secrètes avaient une règle pour les uomo d’onore: vous accomplissez quelque chose pour vous et quelque chose pour les autres membres. Et la vertu est inséparable du courage. Comme le courage de faire quelque chose d’impopulaire. Prenez des risques pour les autres ; vous n’avez pas à le faire pour la terre entière, ça peut être simplement d’aider Beirut Madinati ou la municipalité locale.  Plus c’est à l’échelle micro, moins c’est abstrait, mieux c’est.

La réussite exige l’absence de fragilité. J’ai vu des milliardaires terrifiés par les journalistes, des gens fortunés qui se sentaient abattus parce que leur beau-frère était devenu riche, des universitaires avec des prix Nobel qui avaient peur de commentaires sur le net. Plus haut vous montez, plus dure est la chute. Pour presque  tous les gens que j’ai rencontrés, la réussite extérieure a été accompagnée par une fragilité accrue et une augmentation du sentiment d’insécurité. Les pires sont les “ex-quelque chose” avec des CV de 4 pages qui, après avoir quitté leur poste et être devenus accrocs à la considération de bureaucrates serviles, se trouvent mis au placard, comme si de retour chez vous, vous découvriez que quelqu’un avait  profité de votre absence pour vider votre maison de tous ses meubles.

Mais le respect de soi est robuste, c’est l’approche de l’école stoïque qui, au passage, était un mouvement phénicien (si quelqu’un demande qui sont les stoïques, je dirai que ce sont des bouddhistes avec un sale caractère, imaginez quelqu’un qui soit à la fois très libanais et très bouddhiste). Dans mon village d’Amioun, j’ai vu des gens robustes qui étaient fiers d’être des citoyens locaux impliqués dans la vie de leur tribu ; ils vont se coucher fiers et se réveillent heureux. Ou des mathématiciens russes qui, durant la période de transition post-soviétique, étaient fiers de gagner 200 dollars par mois et de faire un travail apprécié par vingt personnes et qui considéraient que montrer ses décorations ou accepter des récompenses était un signe de faiblesse et de manque de confiance dans la valeur de ses contributions. Et croyez-le ou non, certaines personnes fortunées sont robustes mais vous n’en entendez jamais parler parce qu’ils ne participent pas à la vie mondaine, vivent à côté de chez vous et boivent de l’Arak baladi et non de la Veuve Clicquot.

Histoire personnelle

Maintenant un peu de ma propre histoire.

Ne le répétez à personne mais si vous pensez que toutes mes idées proviennent d’une profonde réflexion philosophique sachez que tout cela n’est que du théâtre : cela vient d’un instinct de joueur qu’il est impossible d’éradiquer, imaginez un joueur compulsif jouant au grand prêtre. Les gens n’aiment pas le croire : toute mon éducation vient de mon expérience de trader et de preneur de risque avec un peu d’aide de l’école.

J’ai eu la chance d’avoir une formation plus proche d’un méditerranéen de l’antiquité ou d’un européen de l’époque médiévale que d’un citoyen moderne. En effet, je suis né dans une bibliothèque, mes parents avaient un compte à la Librairie Antoine à Bab ED Driss et une grande bibliothèque. Ils achetaient plus de livres qu’ils n’étaient capables de lire et ils étaient heureux que quelqu’un les lise à leur place. Mon père connaissait tous les érudits du Liban, en particulier les historiens. Par conséquent, nous avions souvent des prêtres jésuites à dîner et par leur érudition multidisciplinaire, ils étaient pour moi les seuls modèles de référence : ma conception de l’éducation était d’avoir des professeurs juste pour manger avec eux et leur poser des questions. C’est ainsi que j’en vins à valoriser l’érudition plutôt que l’intelligence et c’est d’ailleurs toujours le cas. Au départ, je voulais être un écrivain et un philosophe et pour cela, il faut lire des tonnes de livres, vous n’avez aucun avantage si votre connaissance est limitée au programme du Baccalauréat libanais. C’est comme cela  qu’à l’âge de 14 ans,  je me mis à sécher l’école la plupart du temps et à dévorer des livres. Plus tard, je découvris une incapacité à me concentrer sur les sujets que m’imposaient les autres. Je séparai l’école pour les diplômes et la lecture pour sa culture personnelle.

Qui j’étais à 20-22 ans. Pas un saint mais il voudrait que je sois aujourd’hui un saint pour l’absoudre de quelques péchés (véniels) qu’il a pu commettre.

Premier déclic

Jusqu’à l’âge de 23 ans, je dérivais un peu, sans objectif et j’étais resté bloqué à la page 8 du Grand Roman Libanais (mon roman avançait au rythme d’une page par an). Soudain, à Wharton, j’eus un déclic le jour où je découvris par accident la théorie des probabilités et devins complètement obsédé par le sujet. Mais, comme je l’ai dit, cela ne trouva pas son origine dans de hautes considérations philosophiques ou une soif de savoir scientifique, mais uniquement dans le frisson et la décharge hormonale que ressent celui qui prend un risque sur les marchés. Un ami m’avait parlé des produits dérivés financiers complexes et j’ai décidé de faire carrière dans ce domaine. C’était la combinaison du trading et de mathématiques complexes. Le sujet était nouveau et peu exploré. Mais très très difficile sur le plan mathématique.

L’avidité et la peur sont des professeurs. J’étais comme ces drogués qui ont une intelligence inférieure à la moyenne mais qui sont capables des astuces les plus ingénieuses pour se procurer leur drogue. Quand il s’agissait de risque, un second cerveau se manifestait et tous ces théorèmes devenaient intéressants. Quand il y a le feu, vous courrez plus vite que dans n’importe quel championnat. Et quand la situation redevenait calme, je redevenais stupide.

De plus, en tant que trader, les mathématiques que nous utilisions allaient comme un gant à nos problèmes contrairement aux universitaires qui ont des théories à la recherche d’une application. Appliquer des maths à des problèmes pratiques était une tout autre affaire ; cela supposait une compréhension profonde des problèmes avant de mettre des équations dessus. C’est ainsi que je trouvais qu’obtenir un doctorat après 12 ans dans la finance était bien plus facile que d’obtenir des diplômes d’un niveau moindre.

En chemin, je découvris que les économistes et les experts en sciences sociales utilisaient toujours des mathématiques inadaptées à leurs problèmes, ce qui devint plus tard le thème du Cygne Noir. Ce n’est pas juste que leurs outils statistiques étaient faux, ils étaient outrageusement faux et ils le sont toujours. Leurs méthodes sous-estimaient les « événements de queue » (tail events), ces sauts rares mais lourds de conséquences. Ils étaient trop arrogants pour l’accepter. Cette découverte me permit de devenir financièrement indépendant dans ma vingtaine après le krach de 1987.

Je pensais donc que j’avais quelque chose à dire sur la façon dont nous utilisons les probabilités et la façon dont nous considérons et gérons l’incertitude. Les probabilités sont la logique de la science et de la philosophie ; elle concernent de nombreux sujets : la théologie, la philosophie, la psychologie, la science et de façon plus banale, la gestion des risques, au passage, les probabilités sont nées au Levant au 8ème siècle en tant que 3elm el musadafat et utilisées pour décrypter des messages.

Les trente dernières années ont été pour moi une flânerie à travers les sujets, embêtant les gens au passage, jouant des tours aux types qui se prennent au sérieux. Vous prenez un article de recherche médical et demandez à un scientifique imbu de lui-même comment il interprète la valeur p- ; l’auteur va se décomposer.

L’association internationale des name-droppers

Mon second déclic eut lieu lors de la crise de 2008 qui confirma mes dires et me fit gagner une belle somme d’argent en risquant une fois de plus ma peau. Mais la célébrité vint avec la crise et je découvris que je détestais la célébrité, les gens célèbres, le caviar, le champagne, la nourriture compliquée, le vin cher et surtout les experts en œnologie.

J’aime les mezzés avec un Arak baladi local et du calamar dans son encre  (sabbidej), pas plus, pas moins et  les gens riches ont tendance à avoir leurs préférences dictées par un système conçu pour les plumer. Mes propres préférences me furent révélées quand, après un dîner dans un restaurant trois étoiles au Michelin avec des gens ennuyeux et coincés, je m’arrêtai à la pizzeria de Nick pour un plat à 6,95 dollars et depuis je n’ai plus jamais pris un repas Michelin ou quoi que ce soit avec un nom compliqué.

Je suis particulièrement allergique aux gens qui aiment être entourés de gens célèbres, l’AIND (l’association internationale des name-droppers). Après un an sous les feux de la rampe, je retournai à mon isolement dans ma bibliothèque (à Amioun ou près de New-York) et commençai une carrière de chercheur travaillant sur des sujets techniques. Quand je lis ma biographie, j’ai toujours le sentiment qu’il s’agit de celle d’une autre personne : elle décrit ce que j’ai fait pas ce que je suis en train de faire ou ce que j’aimerais faire.

Au sujet des conseils et du fait de jouer  sa peau

Je ne fais que décrire ma vie. J’hésite à donner des conseils car tous les conseils importants que j’ai reçus se sont révélés faux et je suis heureux de ne pas les avoir suivis. On m’a dit de me concentrer sur un sujet et je ne l’ai jamais fait. On m’a dit de ne jamais faire traîner les choses, j’ai attendu vingt ans pour le Cygne Noir et j’en ai vendu trois millions d’exemplaires. On m’a dit d’éviter de mettre des personnages fictifs dans mes livres et j’ai créé Nero Tulip et Fat Tony car autrement je m’ennuyais. On m’a dit de ne jamais insulter le New York Times et le Wall Street Journal ; plus je les insultais, plus ils étaient sympathiques avec moi et me demandaient d’écrire des éditos. On m’a dit d’éviter de soulever des poids à cause d’un problème de dos et je me suis mis à soulever des poids, je n’ai plus eu un problème de dos depuis.

Si je devais refaire ma vie, je serai encore plus têtu que je ne l’ai été et je ferai encore moins de compromis que ceux que j’ai fait.

Personne ne devrait jamais rien faire sans jouer sa peau. Si vous donnez un conseil, vous devez être exposé aux pertes qu’il peut occasionner. C’est une extension de la règle d’argent. Je vais vous donner toutes les astuces que j’utilise.

  • Ne lisez pas les journaux ou ne suivez pas les actualités d’une quelconque façon ou manière. Pour en être convaincu, lisez les journaux de l’année dernière. Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’actualité, cela veut dire que vous partez de l’événement pour aller à l’actualité et non le contraire
  • Si quelque chose est bidon, dites-le et dites le fort. Cela vous fera un peu de mal mais vous serez antifragile et sur le long terme, les gens qui ont besoin de vous faire confiance vous feront confiance.

Quand je n’étais encore qu’un obscur auteur, j’ai quitté le studio de la radio Bloomberg pendant une interview parce que le journaliste racontait n’importe quoi. Trois ans plus tard, Bloomberg fit sa couverture sur moi. Tous les économistes de la planète me détestent (sauf ceux de l’université américaine de Beyruth bien sûr)

J’ai dû faire face à des campagnes de diffamation et, encouragé par le Libanais le plus courageux depuis Hannibal, Ralph Nader, j’ai mis ma réputation en danger en mettant en évidence les infâmes malversations d’entreprises comme Monsanto et le prix à payer fut une campagne de diffamation menée contre moi.

  • Traitez le portier avec un peu plus de respect que le grand patron
  • Si quelque chose vous ennuie, évitez-le, à l’exception des impôts et des visites à votre belle-mère. Pourquoi ? Parce que la biologie est le meilleur outil qui soit pour détecter ce qui est bidon, utilisez-le pour mener votre vie.

A éviter à tout prix

Il y a beaucoup de règles de ce genre dans mes livres alors pour le moment, laissez-moi terminer avec quelques maximes. Celles qui suivent sont des choses à éviter à tout prix :

Des muscles sans force

De l’amitié sans confiance

Des opinions sans risque

Du changement sans esthétique

De l’âge sans valeurs

De la nourriture sans être nourri

Du pouvoir sans justice

Des faits sans rigueur

Des diplômes sans érudition

Du militarisme sans force morale

Du progrès sans civilisation

De la complexité sans profondeur

De la maitrise sans substance  

Et surtout, de la religion sans tolérance.

Merci.

Du COVID-19

Note du traducteur : Cette lettre a été publiée sur Internet le 27 septembre 2021 par une source anonyme répondant au nom « Spartacus ».  De toute évidence, cette source, de nationalité américaine, possède de solides connaissances médicales ainsi que des éléments de renseignement de première main sur l’épidémie de COVID-19. Longue de 15 pages de texte et de 17 pages de notes, cette lettre constitue la synthèse la plus complète mais aussi la plus documentée que nous ayons pu lire sur le sujet. Compte tenu de la longueur du texte, nous avons choisi de proposer ici une traduction en français de son résumé et de sa conclusion. Le fichier original contenant le texte complet et toutes les sources peut être téléchargé ici (V4). Une version augmentée de cette traduction est à retrouver dans “L’Homme et la Cité- Volume II”

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Retrouver une version augmentée de cette traduction dans l’Homme et la Cité- Volume II

« Bonjour,

Mon nom est Spartacus et ma patience est à bout,

Nous avons été forcés d’assister au déclin inexorable de l’Amérique et du Monde Libre à cause d’une attaque bactériologique. Comme tant d’autres, nous avons été manipulés par de la propagande et transformés en victimes d’une opération de guerre psychologique menée contre le peuple américain et ses alliés par une élite non-élue jouissant d’une impunité totale.

Au cours de l’année et demie passée, nous avons énormément souffert mentalement comme physiquement. Nous avons ressentis les effets de l’isolation, des confinements, des masques, des quarantaines et tous ces actes absurdes de « théâtre médical » qui n’ont été d’aucune utilité pour protéger la santé ou le bien-être du public dans le cadre de la pandémie en cours de COVID-19.

Aujourd’hui, nous voyons le corps médical injecter un véritable poison dans le corps de millions de nos compatriotes sans véritable résistance.

Nous avons été informés que nous serions licenciés et privés de nos moyens de subsistance si nous refusions de nous vacciner. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder la vase.

Nous avons passé des milliers d’heures à analyser les données issues de Wuhan, les papiers de recherche provenant de sources directes et à remonter la piste des données produites par le corps médical.

Ce que nous avons découvert va vous choquer et vous ébranler.

Nous commencerons par résumer nos découvertes et nous les présenterons ensuite en détail. Les sources seront placées à la fin du texte.

Résumé:

  • Le COVID-19 est une maladie sanguine et des vaisseaux sanguins. Le SARS-CoV2 infecte la bordure des vaisseaux sanguins humains les conduisant à «couler » dans les poumons.
  • Les protocoles de traitement actuels (la ventilation invasive) sont activement néfastes pour les patients car ils accélèrent le stress oxydatif et causent des cas sévères de lésions pulmonaires causées par la ventilation. L’utilisation persistante des ventilateurs en l’absence de tout bénéfice médical prouvé s’apparente à un meurtre de masse
  • Les contremesures actuelles sont inadéquates pour ralentir la diffusion d’un virus transmis par aérosol, et potentiellement par les eaux usées, et constituent une forme de « théâtre médical ».
  • Divers traitements non-vaccinaux ont été discrédités par les médias et le corps médical en faveur de vaccins et de traitements coûteux.
  • Les autorités ont nié l’utilité de l’immunité naturelle contre le COVID-19 en dépit du fait que l’immunité naturelle confère une protection contre toutes les protéines du virus et non juste l’une d’entre elles.
  • Les vaccins font plus de mal que de bien. L’antigène utilisé par ces vaccins, la spike SARS-CoV-2, est une protéine toxique. Il est possible que la SARS-CoV- 2 puisse permettre la facilitation de l’infection par des anticorps (ADE) ; les anticorps peuvent ne plus être capables de neutraliser les souches futures mais au contraire de les aider à infecter les cellules immunitaires. De plus, vacciner durant une épidémie avec un vaccin « bancal » supprime la pression évolutive conduisant un virus à devenir moins létal.
  • Il existe une vaste et scandaleuse conspiration criminelle qui relie Anthony Fauci et Moderna à l’Institut de virologie de Wuhan
  • Les chercheurs chargés de développer le vaccin pour le COVID-19 sont directement liés à des scientifiques travaillant sur les interfaces neuronales, l’un d’entre eux ayant été mis en examen pour avoir touché de l’argent de la Chine via des bourses de recherche
  • Des chercheurs indépendants ont trouvé de mystérieuses nanoparticules à l’intérieur des vaccins qui n’étaient pas sensées s’y trouver.
  • Toute cette pandémie est utilisée comme excuse pour réaliser une vaste transformation des sociétés occidentales qui enrichira encore plus les riches et transformera les autres en serfs et en intouchables.

 […]

Conclusions:

La pandémie actuelle a été produite et perpétrée par l’establishment via l’utilisation d’un virus conçu dans un laboratoire lié à l’armée chinoise (PLA), avec l’aide de dollars américains et de l’expertise française.

Cette recherche a été conduite sous l’euphémisme de « gain de fonction » censée être menée pour déterminer quels virus possèdent le plus fort potentiel de transmission zoonotique (des animaux aux humains) et de nous protéger ou de nous vacciner contre eux à titre préventif.

En réalité, la recherche sur le gain de fonction/gain de menace connue  sous le nom de Dual-Use Research of Concern or DURC (recherche à double usage) n’est rien de moins que la recherche menée sur des armes bactériologiques  et désignée sous un nom plus sympathique afin de ne pas avoir à l’appeler par son véritable nom. Cela a toujours été de la recherche sur des armes bactériologiques.  Les gens qui conduisent ces recherches comprennent parfaitement qu’ils prennent des pathogènes présents à l’état sauvage et incapables d’infecter les humains et qu’ils les rendent beaucoup plus virulents, recevant souvent des financements de la part de l’armée pour le faire.

Ces virologues qui mènent ce type de recherche sont des ennemis du genre humain, semblables à des pompiers pyromanes. La recherche sur le gain de fonction n’a jamais protégé quiconque d’une épidémie. D’ailleurs, elle vient justement d’en créer une, ce qui signifie que son utilité est en réalité égale à zéro. Ce type de recherche aurait dû être interdit à l’échelle mondiale et les fous furieux qui travaillent sur ce sujet auraient dû être enfermés à l’asile il y a bien longtemps.

Qu’il s’agisse d’une fuite ou d’une diffusion intentionnelle émanant de l’institut de virologie de Wuhan, une souche mortelle de SARS est aujourd’hui endémique à l’échelle du globe après que l’OMS, le CDC (agence de santé américaine) et nos dirigeants ont minimisé les risques pour nous pousser à la panique et aux confinements mettant ainsi en danger la santé des populations ainsi que leur gagne-pain.

Tout cela fut ensuite utilisée comme excuse par les psychopathes dépravés qui nous servent d’élite pour forcer les gens à accepter de s’injecter un poison qui constitue potentiellement un vecteur de dépopulation, un agent de contrôle mental/pacification sous la forme de «  poussière intelligente » (smart dust) ou les deux. Ils pensent qu’ils peuvent s’en tirer en stigmatisant socialement tous ceux qui refusent de se faire vacciner. Ils se trompent.

Leurs motivations sont claires et évidentes pour quiconque y a prêté attention. Ces mégalomanes ont pillé les fonds de retraite du monde libre. Wall Street est en faillite et fait face à une crise de liquidité depuis fin 2019. L’objectif est de parvenir à un contrôle total mental, physique et financier sur l’ensemble de l’humanité avant que nous prenions conscience à quel point nous avons été volés par ces fous furieux.

Pour l’élite, La pandémie et sa gestion servent plusieurs objectifs :

  • Dissimuler une dépression causée par le pillage de nos économies et menée par des capitalistes rentiers et des dirigeants démissionnaires dont la contribution à la richesse de la société est nulle. Au lieu d’avoir d’avoir à affronter la deuxième saison des Gilets Jaunes, les élites et leurs sbires se pavanent à la télévision et se font passer pour des sauveurs au lieu de l’infâme cabale de pillards en vadrouille qu’ils sont en réalité.
  • Détruire les petites entreprises et affaiblir la classe moyenne
  • Transférer des milliards de dollars des poches de la population américaine à celles des milliardaires et autres lobbies
  • Pratiquer le délit d’initiés en achetant les actions d’entreprises de biotechnologie, spéculer sur l’effondrement du commerce et de l’industrie touristique avec comme objectif de détruire le commerce de proximité et de le remplacer par le e-commerce et l’uberisation.
  • Créer un prétexte pour déclarer la guerre à la Chine, les encourager à nous attaquer, gaspillant ainsi des vies et des ressources américaines et nous conduisant au bord de l’apocalypse nucléaire.
  • Établir un cadre technologique et bio-sécuritaire permettant le contrôle de la population et la création de « villes intelligentes » (smart cities) où nos déplacements sont surveillés en permanence, le tout par anticipation de l’essor de l’automatisation, du chômage et des pénuries alimentaires, avec ce vaccin comme prétexte pour nous inciter à coopérer

Une seule de ces mesures représenterait un viol monstrueux de la civilisation occidentale. Prises dans leur ensemble, elles défient la raison et constituent une inversion de nos valeurs les plus chères.

Quelle est la raison de tout ceci ? Nous ne pouvons qu’offrir des spéculations sur les motivations des coupables mais nous avons cependant quelques théories. Les élites sont en train de chercher à « enlever l’échelle », supprimer la mobilité sociale pour des pans entiers de la société, éliminer leurs adversaires politiques et autres « indésirables » et mettre le reste de l’humanité sous haute surveillance, rationnant notre accès à certains biens et services considérés comme ayant un « fort impact » tels que l’usage de l’automobile, le tourisme, la consommation de viande etc…. Bien entendu, eux continueront de profiter de ces produits de luxe dans le cadre d’un système de castes néo-féodal.

Pourquoi font-ils cela? C’est simple. Les élites sont des néo-malthusiens et pensent que nous sommes trop nombreux sur cette planète et que l’épuisement des ressources conduira à l’effondrement de la civilisation d’ici quelques décennies. Ils n’ont pas nécessairement tort sur ce point. Nous sommes trop nombreux et nous consommons trop de ressources. Cependant, organiser une prise de contrôle aussi ignoble que meurtrière face à une crise imminente ne fait que prouver le mépris qu’ils éprouvent à l’égard du reste de l’humanité.

A ceux qui participent à cette répugnante farce sans comprendre ce qu’ils font, nous avons une chose à vous dire. Arrêtez. Vous êtes en train de causer des dégâts irréparables à votre pays et à vos compatriotes.

A ceux qui lisent cet avertissement et qui savent très bien ce qu’ils font et comprennent que leurs actions vont injustement nuire à des millions de gens innocents, nous avons encore une chose à dire :

Allez au diable ! Vous ne détruirez pas l’Amérique et le Monde Libre et vous n’aurez pas votre Nouvel Ordre Mondial. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ce ne soit pas le cas. »

Pour aller plus loin :

De la religion de l’Homme

De la guerre de l’information

Le triomphe de la Croix

De la courbe de Kauffman

“Things fall apart; the center cannot hold”

W.B. Yeats -The Second Coming

Stuart Alan Kauffman est un médecin, un biologiste et un chercheur travaillant sur les systèmes complexes, notamment l’origine de la vie sur terre. Sur ce point, il défend l’idée que la complexité des systèmes biologiques et des organismes découle au moins autant de l’auto-organisation et des processus dynamiques non à l’équilibre que de la sélection naturelle darwinienne [NdT : « Far-from-equilibrium dynamics », il s’agit d’une situation où un ordre est maintenu ou émerge au-delà des seuils d’instabilité].

Dans le cadre ce ces recherches, Stuart Kauffman a modélisé les phénomènes d’émergence sous la forme d’une courbe en S. Comme l’a écrit Régis Chamagne, « Cette courbe est presque plate au début, elle semble ne pas évoluer, puis subitement, elle grimpe de façon exponentielle, passe par un point d’inflexion et se stabilise asymptotiquement vers son nouveau paradigme. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu’il peut se passer beaucoup de petites choses en apparence anodines si l’on n’y est pas attentif, sans que cela se remarque de l’extérieur, mais à un moment donné, la combinaison de toutes ces petites choses fait masse critique et provoque le changement d’état. »

Cette courbe de Stuart Kauffman nous permet de mieux comprendre à la fois ce que nous avons vécu et ce que nous sommes en train de vivre. Pour simplifier, à partir de la Renaissance, avec une accélération durant la période des Lumières, premier point d’inflexion de la courbe, l’Occident a été le théâtre d’une remise en cause fondamentale des principes philosophiques, spirituels et sociaux qui l’avaient gouverné jusque alors. En 1789, la Révolution Française fut la manifestation visible et politique du deuxième point d’inflexion de cette courbe avec une croissance et une diffusion exponentielle des idées modernes et révolutionnaires tout au long des XIXe et XXe siècles. Après la seconde guerre mondiale, l’Occident atteignit le troisième point d’inflexion avec un transfert de souveraineté progressif des États à des institutions supranationales, la poursuite du travail de sape philosophique (déconstructionnisme, existentialisme, début des gender studies) et la mise en place de ce l’écrivain Renaud Camus a appelé les « industries de l’hébétude » (médias de masse, remplacement de la culture par le divertissement). En 1989, l’effondrement (programmé) de l’URSS constitua le dernier point d’inflexion et donna l’illusion d’une fin de l’Histoire à un Occident désormais mûr pour achever avec le transhumanisme, la « théorie de genre »  et la destruction de toute forme de structures, de valeurs ou d’organisations traditionnelles, le projet luciférien d’individu devenu créateur de sa propre norme.

Alors que les mondialistes, les progressistes et les partisans d’un Nouvel Ordre Mondial pensaient avoir triomphé en arrivant au bout de la courbe de Stuart Kauffman, leur aveuglement les empêcha de comprendre qu’ils se trouvaient en réalité non pas à la fin mais au début de cette même courbe. En effet, depuis les années 2000, un nouveau cycle de changement d’état s’est enclenché avec un premier point d’inflexion incarné par une minorité avant-gardiste de résistants, de patriotes et de défenseurs des valeurs traditionnelles ayant compris le danger posé par le projet mondialiste/progressiste et déterminés à le combattre pour assurer la survie de leurs civilisations respectives. En 2020, là où ses organisateurs crurent y voir l’aboutissement de leur projet, la Grande Réinitialisation et l’épidémie de Covid-19 constituèrent le deuxième point d’inflexion précédant une croissance exponentielle de la résistance au projet mondialiste. Au cours des prochaines années, comme je l’ai expliqué, nous allons assister à un grand réveil des peuples ainsi qu’à l’effondrement du Nouvel ordre Mondial, à la fois par le biais de l’économie, (dédollarisation), des défaites militaires (échec de l’offensive otanienne en Ukraine ou en Syrie), des révélations sur la corruption des classe dirigeantes et plus généralement, par la tension de plus en plus insoutenable entre la propagande politico-médiatique et le monde réel.

Aujourd’hui, le nouveau paradigme en train d’émerger est celui d’une mise en échec du projet de gouvernance mondiale et l’avènement d’un monde multipolaire marqué par la souveraineté des États, le respect de la diversité culturelle et religieuse mondiale et un retour aux valeurs morales, sociales et familiales traditionnelles. Nous sommes en train de vivre un véritable changement d’ère où les puissances dominantes d’hier seront les sociétés effondrées de demain, où ce qui était censuré ou dénoncé sera loué et approuvé, et où tous les résistants, les complotistes et les non-vaccinés seront reconnus comme des sages, des exemples et l’avenir de l’humanité.

« Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers. »

(Matthieu 20 :16)

Pour aller plus loin :

Du changement de paradigme

Du cygne noir

Dépasser Babylone (Martin Geddes)

Bienvenus au XXIe siècle (Régis Chamagne)

De la méta-arnaque

Article publié le 18 juin par Martin Geddes sous le titre original « Decline and fall of the meta-fraud »

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Si j’avais fait la promotion de cet article avec une accroche vous promettant la liste de mes recettes au chocolat préférées, cela aurait été un mensonge pur et simple. Même si j’adore le chocolat, vous ne trouverez ici aucune suggestion sur la meilleure façon de le consommer. Votre perte de temps sera limitée à quelques secondes, le temps de réaliser l’inadéquation entre la promesse et le texte. Cela ne m’aura rien rapporté, si ce n’est une perte de réputation. Cela aurait été stupide mais en aucun cas une arnaque.

Si j’avais décidé de promouvoir le nouveau « GeddesCoin », une crypto-monnaie qui « vous garantit de revenir riche, satisfait ou remboursé », cela aurait été en revanche une véritable arnaque. Je pourrais créer cette monnaie et la vendre pour des euros en expliquant tous les avantages qu’elle possède et en vous rassurant sur la protection financière (inexistante) y étant attachée. Cela pourrait m’enrichir, de façon temporaire mais ensuite, j’irais probablement en prison pour vous avoir dépouillé de votre argent.

Ce que je voudrais vous inviter à considérer dans cet article est l’idée d’une méta-arnaque. Il s’agit d’une activité dans laquelle je redéfinis le succès (et le résultat associé) d’une façon qui me profite, mais de façon indétectable. La société dans son ensemble va partager ma fausse définition de la nature de l’activité, de même que la moralité des profits ou des pertes qu’elle peut impliquer. Tous les moyens disponibles vont être mis à contribution pour forcer l’adhésion à ce système fondamentalement truqué : vous pouvez même être puni pour avoir essayé de stopper l’escroquerie !

Pour comprendre comment le pouvoir est utilisé et détourné, il est essentiel de bien saisir que l’arnaque peut se produire à différents niveaux d’abstraction. Au plus bas niveau, nous sommes face à l’équivalent d’un pickpocket qui outrepasse une limite physique tout en étant généralement considéré comme un criminel. Au plus haut niveau, il s’agit d’une subversion du langage et de la spiritualité qui inverse le bien et le mal, de manière à ce que le crime soit applaudi et récompensé. Entre ces deux extrêmes, il existe une multitude de formes et de formats d’arnaques qui bénéficient de différents niveaux d’acceptation par les institutions.

Le génie de la méta-arnaque est d’être, pour l’essentiel, au-dessus des lois et au-delà de tout reproche dans la vie de tous les jours. L’injustice devient normalisée et après le passage du temps, des décennies, des siècles ou des millénaires, il n’est plus possible de la remettre en question. Il s’agit d’une attaque portant sur la culture et la nature même de la société qui conduit à la création d’une classe de rentiers et de bénéficiaires perpétuels. Les victimes sont souvent mises à contribution pour défendre les violences qu’elles subissent et dénoncer tous ceux qui cherchent à y mettre un terme.

La méta-arnaque du Covid-19 a été conçue des décennies à l’avance, avec de multiples preuves de planification à long terme (brevets, laboratoires bactériologiques et des données erronées sur les bénéfices de la vaccination) et de programmation prédictive (cérémonies olympiques, séries télévisées). Dans le cas du Covid-19, la méta-arnaque consiste à vous tuer au nom de votre santé et de votre bien-être ; une inversion totale de ce qui est juste et réel. Cette maltraitance organisée simultanément par tous les niveaux de pouvoir a révélé le gouvernement en tant que forme génocidaire de la méta-arnaque : le taux de mortalité « toute cause » a déjà connu une augmentation de 20% à cause de la « piqûre ».

Dans le cas plus général du gouvernement, le cirque des taxes, des lois et des budgets contribue à se concentrer sur l’obéissance à un processus (de destruction des libertés) et non au but premier, la protection (du bien commun). Plutôt que de servir à protéger les droits de l’individu (NdT : il s’agit là d’une conception typiquement anglo-saxonne du droit, très différente de la conception française fondée sur la défense du bien commun], le gouvernement est devenu une véritable mafia qui viole les droits fondamentaux et détruit les libertés individuelles. Le « crime sans victime », une contradiction dans les termes, est devenu la norme législative ; si vous pouvez être emprisonné parce que vous avez fait pousser un plant de cannabis pour votre usage personnel, vous n’êtes pas un être humain libre. Si votre parlement prétend être souverain mais que le peuple n’a pas son mot à dire sur la façon dont il délègue sa souveraineté, sa prétention à la légitimité est une méta-arnaque.

Le système juridique sert désormais à couvrir le trafic d’êtres humains et la méta-arnaque consiste à remplacer la Common Law ou les droits naturels par le droit maritime ou d’entreprise. Des doubles juridiques fictifs sont créés et les humains réels se retrouvent forcés de considérer comme légitimes des tribunaux corrompus et leurs agents comme la police laquelle fait désormais respecter la politique du gouvernement et non la loi. Des associations juridiques véreuses couvrent leurs propres escroqueries et leurs alliés mafieux dans la finance, la politique et l’industrie. Cette corruption remonte à l’empire romain et a été normalisée pendant des siècles en occident.

Puisque que nous parlons de la finance, l’industrie bancaire n’est censée être rien de plus qu’une assurance déguisée, chargée de quantifier le risque de faillite pour cause d’endettement. La méta-arnaque consiste à obtenir un monopole sur la définition de l’insolvabilité et de redéfinir l’insolvabilité en tant que liquidité. L’insolvabilité, c’est quand vous n’avez plus assez d’actifs pour payer vos dettes, sans prendre en compte quand elles sont dues; la liquidité, c’est la capacité à payer à échéance. Chaque crise de la solvabilité est désormais résolue en imprimant de l’argent pour un sauvetage du système, fournissant ainsi de la liquidité. (Plus d’infos ici). [NdT : voir également notre article sur le « Casse du siècle »]

En pratique, cela conduit au transfert invisible des pertes d’entités protégées, comme les petites banques, à des acteurs plus importants, comme les grandes banques, et au bout du compte, à la sphère publique. Bien qu’ils soient tous en faillite, tous les gouvernements continuent de fonctionner (pensez par exemple aux dettes de la sécurité sociale américaine) ; ce mécanisme fait remonter la dette aux entités supranationales, comme l’Union Européenne, ou globales, comme le Forum Économique Mondial et son « Grand Reset ». La méta-arnaque sur la définition de l’insolvabilité (et le sauvetage répété des institutions financières pour éviter les faillites) conduit à une centralisation progressive du pouvoir. 

En retour, cela incite les banquiers centraux à déclencher des guerres qui leurs permettent d’effacer leurs propres dettes et de saisir des actifs réels, comme l’or, à leurs créanciers. La méta-arnaque d’une « industrie de la défense » ne sert qu’à défendre les intérêts des puissants sans aucune responsabilité envers les plus faibles. Il s’agit là d’une inversion du code de l’honneur du guerrier et le contraire de la paix et de la sécurité. Cette gigantesque escroquerie est protégée par la méta-arnaque de l’industrie des médias, spécialisée dans la fabrication d’illusions crédibles et non dans le reportage sur des événements réels.

La santé a été redéfinie par Big Pharma et la médecine rockefellerienne comme la suppression des symptômes. Cette méta-arnaque oppose les « traitements » aux mécanismes naturels d’immunité et de guérison qui n’offrent aucune perspective de profit. Des domaines entiers sont fondés sur le mensonge comme l’oncologie qui ignore les parasites ou la psychiatrie qui s’avère incapable de fournir des mesures objectives pour prouver l’existence d’un trouble. Nous sommes arrivés à une situation absurde où des personnes qui choisissent de s’appuyer sur la protection éprouvée fournie par leur système immunitaire sont montrées du doigt parce qu’elles refusent les thérapies géniques proposées par des criminels notoires.

L’éducation est une méta-arnaque où l’accumulation de connaissances et l’endoctrinement sont applaudis et où la véritable sagesse et la pensée critique sont critiquées comme déviantes et incitant à la haine. Ce processus est l’exact opposé du véritable apprentissage qui est souvent une activité autodidacte qui se déploie tout au long de la vie sur une variété de sujets, exotériques ou ésotériques. Les professeurs exercent un pouvoir sur leurs élèves plutôt que d’être là pour les guider et les aider à apprendre par eux-mêmes. Si vous éduquiez un enfant sur la notion de souveraineté, il pourrait bien quitter l’école et vous n’auriez plus de boulot en tant que professeur !

Je travaillais autrefois dans les télécoms [NdT : Martin Geddes est un professionnel mondialement reconnu des télécoms. Il occupa notamment le poste de directeur du département « Innovation et design » chez British Telecom] et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ceux qui poussaient la 5G ne semblaient pas du tout intéressés par des innovations radicales susceptibles d’améliorer la fiabilité et l’efficacité des systèmes. Au même moment, les régulateurs étaient captivés par des notions purement verbales comme la « neutralité du réseau » ne pouvant pas être objectivement mesurées ou garanties de façon satisfaisante. Maintenant, je comprends la méta-arnaque : il ne s’agit pas d’une industrie des télécommunications dont l’objet serait les systèmes de communication à haut-débit mais de la fonction support d’une industrie du télécontrôle : armes électromagnétiques, surveillance de masse, des « smart cities » sous la forme de goulags à ciel ouvert, l’internet des « corps contrôlés » et la surveillance généralisée via une « autonomie » orwelliennne.

Il ne s’agit pas là des seuls exemples: la religion organisée usurpe la spiritualité pour en faire une méta-escroquerie [NdT : nous sommes en désaccord complet avec Martin Geddes sur ce point, notamment en ce qui concerne la Sainte Église catholique. La véritable méta-escroquerie est la défense d’une « spiritualité » moderne relativiste, subjective et dépourvue de structure, de doctrine et de dogmes.] Les ONG piratent l’action caritative et répandent la corruption ; les services sociaux détruisent les familles et confient les enfants à des pervers ; le féminisme prive les femmes de la possibilité de fonder une famille pour en faire des esclaves imposables ; pour les jeunes hommes, la compétition sportive vient remplacer l’acquisition de véritables compétences guerrières. Chaque inversion corrompue de la culture naturelle semble tellement aller de soi que remettre en cause ses postulats vous condamne à l’exclusion sociale.

Les systèmes furtifs de mise en esclavage fonctionnent mieux que ceux qui reposent sur des barreaux et des chaînes visibles. La méta-arnaque est le mécanisme par lequel ces systèmes sont mis en place et progressivement déployés. Les méta-arnaques réussissent parce qu’elles sont conçues pour être difficiles à détecter, fonctionnent à grande échelle et sont remarquablement durables : chacune d’entre elles est une « nouvelle norme » qui exclut l’idée qu’un système rival puisse être légitime. Par nature, elles conduisent à des sociétés totalitaires, qu’elles soient communistes, fascistes ou transhumanistes.

La destruction simultanée de toutes ces méta-arnaques interconnectées est à la fois inimaginable pour la plupart des gens et le plus grand changement susceptible d’affecter une société humaine, à moins d’aller s’installer sur une autre planète ou dans une autre dimension. Le Grand Réveil consiste en une transformation de notre société afin de permettre la révélation de ces arnaques au plus grand nombre, ce qui passe par un processus empirique. Pour dépasser et transcender ces systèmes et ses institutions de méta-arnaque, nous devons passer par leur révélation et leur effondrement.

L’élimination de la méta-arnaque est un processus paradoxal dans le sens où il suppose de faire « bouillir la grenouille trop vite ». Par exemple, le lent processus de transformation du marxisme « rouge » en environnementalisme « vert » se trouve perturbé par l’augmentation brutale du prix de l’énergie et les pénuries, ce qui pousse en retour la population à remettre en causes les explications officielles. Le déclin et la chute de l’empire des méta-escrocs ressemble peut être à la fin de la société telle que nous la connaissons mais c’est en réalité le début de la véritable civilisation.

Note du Traducteur :

1) Les « Lumières » et leur corollaire, le « Progrès » furent une immense méta-arnaque philosophique et spirituelle dont l’Occident subit encore les conséquences désastreuses. En tant que traduction politique  de cette idéologie, la Révolution Française fut également une gigantesque arnaque, la première « révolution de couleur » de l’Histoire, un coup d’état mené avec autant de cynisme que d’habileté par les ennemis de la France, de l’Église et de la monarchie. Comme l’écrivait Talleyrand : « Bien agiter le peuple avant de s’en servir… »

Totalement inconnu en France, Martin Geddes, auteur de plusieurs livres, de dizaines d’essais et d’un travail colossal de réinformation sur les réseaux sociaux, est un des acteurs majeurs du Grand Réveil. Tous les écrits de Martin Geddes, libres de droits et en accès libre, peuvent être consultés ici.

Pour aller plus loin:

Des bonnes questions

Des blessures des guerres de l’information

Dépasser Babylone

Du coup d’état numérique