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Des taux d’intérêts négatifs

Tout comme la mort de dieu prophétisée par Nietzsche, les taux d’intérêts négatifs sont un événement prodigieux qui n’a pas fait son chemin jusqu’aux oreilles des hommes.

Hors de la communauté financière, peu de gens comprennent la gravité et l’ampleur de ce qui est en train de se produire.

Les taux d’intérêt négatifs signifient  à terme la destruction du système financier et bancaire avec des conséquences incalculables sur la protection sociale, notamment les retraites et l’emploi.

Mais surtout,  les taux d’intérêts négatifs signifient  la destruction du concept même d’épargne.

Depuis l’émergence des systèmes économiques, il a toujours été bénéfique d’épargner, c’est-à-dire de différer la consommation pour pouvoir investir ou faire face à une période de creux.  Or, dans un contexte de taux négatifs, l’argent épargné est de l’argent dont la valeur diminue de jour en jour.

Dans un tel système, la préférence pour l’avenir n’a plus aucun sens. Sur le plan philosophique, les taux d’intérêts négatifs sont le symbole et l’aboutissement de notre époque  individualiste qui préfère la satisfaction égoïste du désir immédiat au fait de préparer l’avenir.

La vérité, c’est qu’avec les taux d’intérêts négatifs et les politiques «d’ajustements quantitatifs », l’argent n’a plus aucune valeur, c’est même l’ancien PDG du Crédit Suisse qui le dit.

Avec l’avènement de la monnaie fiduciaire, l’argent n’était plus qu’une convention mais aujourd’hui, même cette convention ne vaut plus rien.  Le système économique et financier est à l’agonie et toutes les politiques mises en œuvre ne sont plus que des soins palliatifs pour  prolonger cette dernière le plus longtemps possible.

Tôt ou tard, l’acharnement thérapeutique va  prendre fin et à ce moment, face à l’effondrement, la valeur ne  pourra que retourner à son refuge historique : l’or et l’argent.

Accrochez-vous au mât, ça va tanguer…

De la réussite

Discours prononcé en 2016 par Nassim Nicholas Taleb  lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’Université de Beyrouth. Article original publié sur Medium.

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Chers diplômés,

C’est la première cérémonie de remise de diplômes à laquelle j’assiste (je n’ai pas assisté à ma propre remise de diplôme). En plus, il faut que je trouve un moyen de vous parler de ce que réussir veut dire alors que je n’ai pas encore le sentiment d’avoir réussi et il ne s’agit pas là de fausse modestie.

Le succès en tant que construction fragile

Car j’ai une seule définition du succès : vous vous regardez dans le miroir tous les soirs et vous vous demandez si vous avez déçu la personne que vous étiez à 18 ans, juste avant l’âge où les gens commencent à être corrompus par la vie. Qu’il ou qu’elle soit le seul juge ; pas votre réputation, pas votre fortune, pas votre statut dans la communauté, pas les décorations accrochées à votre veste. Si vous ne vous sentez pas honteux, vous avez réussi. Toutes les autres définitions de la réussite ou du succès sont des constructions modernes, des constructions modernes et fragiles.

Pour les anciens grecs, la principale définition de la réussite était d’avoir une mort héroïque. Compte tenu du fait que, même au Liban, nous vivons dans un monde moins martial, nous pouvons par conséquent adapter notre définition de la réussite : avoir emprunté un chemin héroïque au profit du collectif, ce collectif étant défini aussi largement ou étroitement que vous le souhaitez.

Le plus important est que tout ne soit pas ramené à vous : les sociétés secrètes avaient une règle pour les uomo d’onore: vous accomplissez quelque chose pour vous et quelque chose pour les autres membres. Et la vertu est inséparable du courage. Comme le courage de faire quelque chose d’impopulaire. Prenez des risques pour les autres ; vous n’avez pas à le faire pour la terre entière, ça peut être simplement d’aider Beirut Madinati ou la municipalité locale.  Plus c’est à l’échelle micro, moins c’est abstrait, mieux c’est.

La réussite exige l’absence de fragilité. J’ai vu des milliardaires terrifiés par les journalistes, des gens fortunés qui se sentaient abattus parce que leur beau-frère était devenu riche, des universitaires avec des prix Nobel qui avaient peur de commentaires sur le net. Plus haut vous montez, plus dure est la chute. Pour presque  tous les gens que j’ai rencontrés, la réussite extérieure a été accompagnée par une fragilité accrue et une augmentation du sentiment d’insécurité. Les pires sont les “ex-quelque chose” avec des CV de 4 pages qui, après avoir quitté leur poste et être devenus accrocs à la considération de bureaucrates serviles, se trouvent mis au placard, comme si de retour chez vous, vous découvriez que quelqu’un avait  profité de votre absence pour vider votre maison de tous ses meubles.

Mais le respect de soi est robuste, c’est l’approche de l’école stoïque qui, au passage, était un mouvement phénicien (si quelqu’un demande qui sont les stoïques, je dirai que ce sont des bouddhistes avec un sale caractère, imaginez quelqu’un qui soit à la fois très libanais et très bouddhiste). Dans mon village d’Amioun, j’ai vu des gens robustes qui étaient fiers d’être des citoyens locaux impliqués dans la vie de leur tribu ; ils vont se coucher fiers et se réveillent heureux. Ou des mathématiciens russes qui, durant la période de transition post-soviétique, étaient fiers de gagner 200 dollars par mois et de faire un travail apprécié par vingt personnes et qui considéraient que montrer ses décorations ou accepter des récompenses était un signe de faiblesse et de manque de confiance dans la valeur de ses contributions. Et croyez-le ou non, certaines personnes fortunées sont robustes mais vous n’en entendez jamais parler parce qu’ils ne participent pas à la vie mondaine, vivent à côté de chez vous et boivent de l’Arak baladi et non de la Veuve Clicquot.

Histoire personnelle

Maintenant un peu de ma propre histoire.

Ne le répétez à personne mais si vous pensez que toutes mes idées proviennent d’une profonde réflexion philosophique sachez que tout cela n’est que du théâtre : cela vient d’un instinct de joueur qu’il est impossible d’éradiquer, imaginez un joueur compulsif jouant au grand prêtre. Les gens n’aiment pas le croire : toute mon éducation vient de mon expérience de trader et de preneur de risque avec un peu d’aide de l’école.

J’ai eu la chance d’avoir une formation plus proche d’un méditerranéen de l’antiquité ou d’un européen de l’époque médiévale que d’un citoyen moderne. En effet, je suis né dans une bibliothèque, mes parents avaient un compte à la Librairie Antoine à Bab ED Driss et une grande bibliothèque. Ils achetaient plus de livres qu’ils n’étaient capables de lire et ils étaient heureux que quelqu’un les lise à leur place. Mon père connaissait tous les érudits du Liban, en particulier les historiens. Par conséquent, nous avions souvent des prêtres jésuites à dîner et par leur érudition multidisciplinaire, ils étaient pour moi les seuls modèles de référence : mon idée de l’éducation était d’avoir des professeurs juste pour manger avec eux et leur poser des questions. C’est ainsi que j’en vins à valoriser l’érudition plutôt que l’intelligence et c’est d’ailleurs toujours le cas. Au départ, je voulais être un écrivain et un philosophe et pour cela, il faut lire des tonnes de livres, vous n’avez aucun avantage si votre connaissance est limitée au programme du Baccalauréat libanais. C’est comme cela  qu’à l’âge de 14 ans,  je me mis à sécher l’école la plupart du temps et à dévorer des livres. Plus tard, je découvris une incapacité à me concentrer sur les sujets que m’imposaient les autres. Je séparai l’école pour les diplômes et la lecture pour sa culture personnelle.

Qui j’étais à 20-22 ans. Pas un saint mais il voudrait que je sois aujourd’hui un saint pour l’absoudre de quelques péchés (véniels) qu’il a pu commettre.

Premier déclic

Jusqu’à l’âge de 23 ans, je dérivais un peu, sans objectif et restais bloqué à la page 8 du Grand Roman Libanais (mon roman avançait au rythme d’une page par an). Soudain, à Wharton, j’eus un déclic le jour où je découvris par accident la théorie des probabilités et devins complètement obsédé par le sujet. Mais, comme je l’ai dit, cela ne trouva pas son origine dans de hautes considérations philosophiques ou une soif de savoir scientifique, mais uniquement dans le frisson et la décharge hormonale que ressent celui qui prend un risque sur les marchés. Un ami m’avait parlé des produits dérivés financiers complexes et j’ai décidé de faire carrière dans ce domaine. C’était la combinaison du trading et de mathématiques complexes. Le sujet était nouveau et peu exploré. Mais très très difficile sur le plan mathématique.

L’avidité et la peur sont des professeurs. J’étais comme ces drogués qui ont une intelligence inférieure à la moyenne mais qui sont capables des astuces les plus ingénieuses pour se procurer leur drogue. Quand il s’agissait de risque, un second cerveau se manifestait et tous ces théorèmes devenaient intéressants. Quand il y a le feu, vous courrez plus vite que dans n’importe quel championnat. Et quand la situation redevenait calme, je redevenais stupide.

De plus, en tant que trader, les mathématiques que nous utilisions allaient comme un gant à nos problèmes contrairement aux universitaires qui ont des théories à la recherche d’une application. Appliquer des maths à des problèmes pratiques était une tout autre affaire ; cela supposait une compréhension profonde des problèmes avant de mettre des équations dessus. C’est ainsi que je trouvais qu’obtenir un doctorat après 12 ans dans la finance était bien plus facile que d’obtenir des diplômes d’un niveau moindre.

En chemin, je découvris que les économistes et les experts en sciences sociales utilisaient toujours des mathématiques inadaptées à leurs problèmes, ce qui devint plus tard le thème du Cygne Noir. Ce n’est pas juste que leurs outils statistiques étaient faux, ils étaient outrageusement faux et ils le sont toujours. Leurs méthodes sous-estimaient les « événements de queue » (tail events), ces sauts rares mais lourds de conséquences. Ils étaient trop arrogants pour l’accepter. Cette découverte me permit de devenir financièrement indépendant dans ma vingtaine après le krach de 1987.

Je pensais donc que j’avais quelque chose à dire sur la façon dont nous utilisons les probabilités et la façon dont nous considérons et gérons l’incertitude. Les probabilités sont la logique de la science et de la philosophie ; elle concerne de nombreux sujets : la théologie, la philosophie, la psychologie, la science et de façon plus banale, la gestion des risques, au passage, les probabilités sont nées au Levant au 8ème siècle en tant que 3elm el musadafat et utilisées pour décrypter des messages.

Les trente dernières années ont été pour moi une flânerie à travers les sujets, embêtant les gens au passage, jouant des tours aux types qui se prennent au sérieux. Vous prenez un papier de recherche médical et demandez à un scientifique imbu de lui-même comment il interprète la valeur p- ; l’auteur va être terrorisé.

L’association internationale des name-droppers

Mon second déclic eut lieu lors de la crise de 2008 qui confirma mes dires et me fit gagner une belle somme d’argent en risquant une fois de plus ma peau. Mais la célébrité vint avec la crise et je découvris que je détestais la célébrité, les gens célèbres, le caviar, le champagne, la nourriture compliquée, le vin cher et surtout les experts en œnologie.

J’aime les mezzés avec un Arak baladi local et du calamar dans son encre  (sabbidej), pas plus, pas moins et  les gens riches ont tendance à avoir leurs préférences dictées par un système conçu pour les plumer. Mes propres préférences me furent révélées quand, après un dîner dans un restaurant trois étoiles au Michelin avec des gens ennuyeux et coincés, je m’arrêtai à la pizzeria de Nick pour un plat à 6,95 dollars et depuis je n’ai plus jamais pris un repas Michelin ou quoi que ce soit avec un nom compliqué.

Je suis particulièrement allergique aux gens qui aiment être entourés de gens célèbres, l’AIND (l’association internationale des name-droppers). Après un an sous les feux de la rampe, je retournai à mon isolement dans ma bibliothèque (à Amioun ou près de New-York) et commençai une carrière de chercheur travaillant sur des sujets techniques. Quand je lis ma biographie, j’ai toujours le sentiment qu’il s’agit de celle d’une autre personne : elle décrit ce que j’ai fait pas ce que je suis en train de faire ou ce que j’aimerais faire.

Au sujet des conseils et du fait de jouer  sa peau

Je ne fais que décrire ma vie. J’hésite à donner des conseils car tous les conseils importants que j’ai reçus se sont révélés faux et je suis heureux de ne pas les avoir suivis. On m’a dit de me concentrer sur un sujet et je ne l’ai jamais fait. On m’a dit de ne jamais faire traîner les choses, j’ai attendu vingt ans pour le Cygne Noir et j’en ai vendu trois millions d’exemplaires. On m’a dit d’éviter de mettre des personnages fictifs dans mes livres et j’ai créé Nero Tulip et Fat Tony car autrement je m’ennuyais. On m’a dit de ne jamais insulter le New York Times et le Wall Street Journal ; plus je les insultais, plus ils étaient sympathiques avec moi et me demandaient d’écrire des éditos. On m’a dit d’éviter de soulever des poids à cause d’un problème de dos et je me suis mis à soulever des poids, je n’ai plus eu un problème de dos depuis.

Si je devais refaire ma vie, je serai encore plus têtu que je ne l’ai été et je ferai encore moins de compromis que ceux que j’ai fait.

Personne ne devrait jamais rien faire sans jouer sa peau. Si vous donnez un conseil, vous devez être exposé aux pertes qu’il peut occasionner. C’est une extension de la règle d’argent. Je vais vous donner toutes les astuces que j’utilise.

  • Ne lisez pas les journaux ou ne suivez pas les actualités d’une quelconque façon ou manière. Pour en être convaincu, lisez les journaux de l’année dernière. Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer l’actualité, cela veut dire que vous partez de l’événement pour aller à l’actualité et non le contraire
  • Si quelque chose est bidon, dites-le et dites le fort. Cela vous fera un peu de mal mais vous serez antifragile et sur le long terme, les gens qui ont besoin de vous faire confiance vous feront confiance.

Quand je n’étais encore qu’un obscur auteur, j’ai quitté le studio de la radio Bloomberg pendant une interview parce que le journaliste racontait n’importe quoi. Trois ans plus tard, Bloomberg fit sa couverture sur moi. Tous les économistes de la planète me détestent (sauf ceux de l’université américaine de Beyruth bien sûr)

J’ai dû faire face à des campagnes de diffamation et encouragé par le Libanais le plus courageux depuis Hannibal, Ralph Nader, j’ai mis ma réputation en danger en mettant en évidence les infâmes malversations d’entreprises comme Monsanto et le prix à payer fut une campagne de diffamation menée contre moi.

  • Traitez le portier avec un peu plus de respect que le grand patron
  • Si quelque chose vous ennuie, évitez-le, à l’exception des impôts et des visites à votre belle-mère. Pourquoi ? Parce que la biologie est le meilleur outil qui soit pour détecter ce qui est bidon, utilisez-le pour mener votre vie.

A éviter à tout prix

Il y a beaucoup de règles de ce genre dans mes livres alors pour le moment, laissez-moi terminer avec quelques maximes. Celles qui suivent sont des choses à éviter à tout prix :

Des muscles sans force

De l’amitié sans confiance

Des opinions sans risque

Du changement sans esthétique

De l’âge sans valeurs

De la nourriture sans être nourri

Du pouvoir sans justice

Des faits sans rigueur

Des diplômes sans érudition

Du militarisme sans force morale

Du progrès sans civilisation

De la complexité sans profondeur

De la maitrise sans substance  

Et surtout, de la religion sans tolérance.

Merci.

De la diversité

« La diversité est une chance », « La diversité est une force ».

Cette affirmation est devenue un lieu commun du discours politique qui, à force d’être répétée, a fini par s’imposer comme une vérité.

Pourtant, cette affirmation ne repose sur aucune base réelle.

Elle est un dogme, un article de foi dont la fausseté a été démontrée à plusieurs reprises par l’analyse scientifique.

En 2007,  le professeur Robert Putnam, sociologue à Harvard, de surcroît marqué à gauche, a démontré dans une série de brillantes études consacrées au délitement du lien social que  l’augmentation de la diversité entraînait la diminution de la confiance et du lien social au sein des communautés.

Plus récemment, une meta-analyse menée à partir de 87 études par des chercheurs danois de l’université de Copenhague et d’Aarhus a confirmé que la diversité ethnique impactait de façon négative la confiance au sein des groupes.

Dans le même registre  le sociologue finlandais Tatu Vanhanen a démontré  en 1999 comment le multiculturalisme était facteur de multiconflictualité à cause notamment de ce qu’il a appelé le « népotisme ethnique ».

La diversité n’est donc pas une force.

C’est un facteur de destruction des communautés naturelles et ceux qui continuent de la promouvoir témoignent soit d’une profonde ignorance, soit d’une volonté délibérée d’engendrer le chaos.

Dans tous les cas, il est grand temps que la diversité cesse d’être présentée comme un souverain bien et que ceux qui défendent publiquement cette idée soient considérés comme des charlatans et des imposteurs.

Des psychopathes

Des films américains comme « Le Silence des Agneaux » ont dépeint les psychopathes comme des personnalités à la fois retorses et flamboyantes. La réalité est autrement triviale et bien plus terrifiante.

Une des dates marquantes dans l’histoire de l’étude la psychopathie est la publication de « La ponérologie politique : étude la genèse du mal à des fins politiques ». Ce livre, rédigé par un collectif de psychiatres polonais à l’époque communiste révèle comment notre monde est dirigé par une minorité de psychopathes se cachant derrière « un masque de santé mentale ».

Les véritables psychopathes ne sont pas des tueurs en série éructant derrière les barreaux d’une prison de haute sécurité ou tapis dans un bois en attendant le passage d’une innocente victime.

Non, ce sont des chefs d’état, des chefs d’entreprises, des médecins, des stars de la chanson ou du cinéma. Si vous êtes déstabilisé par cette révélation, vous le serez encore plus en apprenant que du point de vue de la biologie évolutive, le fait d’être un psychopathe constitue un véritable avantage.

En effet, l’intelligence largement supérieure à la moyenne et surtout l’incapacité à ressentir  de l’empathie pour ses victimes ou à souffrir des remords causés par le mensonge ou la manipulation font du psychopathe l’être parfait pour s’imposer dans des situations de dominance et accéder aux rangs les plus élevés de la hiérarchie sociale.

S’il y a bien  une chose en revanche qu’Hollywood a dépeint correctement, c’est l’extrême intelligence du psychopathe. Ses capacités hors-normes sont le plus souvent utilisées pour manipuler ses victimes et piéger ses proies. Loin d’être un fou furieux, le couteau entre les dents et la bave aux lèvres, le psychopathe est un grand charmeur. Il séduit, il flatte, il promet. Son sens aigu de l’observation lui permet d’analyse votre psychologie  pour y détecter la faille dans laquelle il va s’engouffrer.

Pour arriver à ses fins, il va mentir, tromper, déformer les faits, refaçonner la réalité à sa guise.

Et il n’en ressentira aucune gêne, ni remords.

Il est quasiment impossible pour un être humain « normal » d’imaginer le fonctionnement d’un psychopathe. Nous pensons naïvement que les gens ont les mêmes limites que nous et ressentent les mêmes émotions désagréables quand ils commettent une injustice ou profèrent un véritable mensonge.  C’est vrai, sauf dans le cas du psychopathe et c’est cela qui le rend si redoutable.

Il fonctionne différemment, il n’est pas « câblé » pareil.

Prenons l’exemple d’un psychopathe engagé en politique.

Avec un électeur de base, il se fera sympathique, bon vivant, proche du peuple.

Avec un syndicaliste, il se dira proche des revendications des ouvriers et pestera contre les patrons.

Avec les patrons, il dira l’inverse et se prétendra libéral.

Quand le peuple demandera des mesures fermes contre l’immigration, il lancera un débat sur le sujet et se déclarera préoccupé par la question.

En coulisse, il agira contre l’extrême-droite et financera des mouvements d’extrême-gauche.

Le pire dans tout ça, c’est que ça marche.

Les gens aimeront le psychopathe et continueront jusqu’à sa mort de penser qu’il était proche d’eux, qu’il était sympathique, à l’écoute, que c’était un bon chef qui avait leurs intérêts à cœur.

Ils ne comprendront jamais que tout cela n’était qu’une ruse de psychopathe, un « masque de santé mentale ». Dans son for intérieur, le psychopathe méprisera ces imbéciles qu’il a si facilement dupés.

Comment détecter les psychopathes ?

1-Les actes et leurs résultats

Le psychopathe fait beaucoup de promesses, prétend entendre, comprendre mais ses annonces sont  souvent peu suivies d’effet. Surtout, il se débrouille toujours pour faire passer son intérêt personnel avant l’intérêt général et évite toujours de faire de vrais sacrifices.  L’entreprise fait faillite, il part avec un parachute doré. Le pays court à la ruine, il continue de mener grand train. Si quelqu’un doit payer, ce sont toujours ses lieutenants, jamais lui.

2-Trop sympathiques et séducteurs

Pour manipuler ses proies, le psychopathe les séduit et les charme en leur disant ce qu’elles veulent entendre. Par conséquent, quelqu’un de trop sympathique, d’absolument charmant et dont absolument tout le monde dit trop de bien et qui, de surcroît, vous dit toujours ce que vous voulez entendre, doit susciter la méfiance. Face à ce genre de profil, l’alerte rouge doit s’enclencher : attention, psychopathe potentiel !

L’ennemi juré du psychopathe, sa Némésis, qui peut aussi être sa proie favorite quand elle n’a pas été avertie, est le surdoué. Ce dernier a le souci authentique du bien commun et les capacités intellectuelles pour voir clair dans le jeu du  psychopathe. A ce sujet, il est intéressant de noter que dans la culture populaire  les grands conflits archétypaux opposent souvent un surdoué à un psychopathe.

Que faire face à un psychopathe ?

En premier lieu, il ne faut en aucun cas tenter de l’attaquer de front car les chances de succès sont quasi nulles. Ensuite, il est tout aussi inutile faire appel à sa compassion, à sa morale ou à son humanité.

Autant supplier un tigre affamé de ne pas vous manger.

Il est tout aussi déconseillé de le designer publiquement un psychopathe comme tel. A moins d’être un psychiatre, l’accusation ne sera pas prise au sérieux et le psychopathe l’a retournera à son avantage.

Pour neutraliser un psychopathe, il faut d’abord commencer par rompre le charme en passant le moins de temps avec lui et en réduisant au maximum le volume  et la fréquence des interactions. Dans le même temps, il faut cesser de lui faire confiance et ne plus croire une seule de ses promesses ou de ses engagements. En cas de collaboration forcée, il faut tout mettre par écrit enregistrer les conversations, bref se barder de preuves objectives.

Quand le moment est venu de neutraliser le psychopathe en passant à l’action, il faut être rapide, brutal et décisif et surtout ne lui laisser aucune chance de réagir.

Dans tous les cas, il est déconseillé d’attaquer frontalement un psychopathe car les chances de succès sont très faibles.

Ceci étant dit, le meilleur moyen de se prémunir contre les psychopathes reste de les identifier à temps pour éviter de se retrouver dans leur environnement proche.

Pour autant, il serait ridicule et excessif de voir un psychopathe derrière chaque personnalité forte ou dominatrice. Au mieux, les psychopathes représentent 2% de la population. Manipuler, mentir et tricher sont des comportements humains normaux. Les psychopathes, eux, se distinguent par le fait que le mensonge et la manipulation ne sont pas pour eux des outils tactiques utilisés de façon ponctuelle mais un mode de fonctionnement total et permanent.

“Si”- Rudyard Kipling

Note du traducteur: Le poème “If” de Rudyard Kipling est connu en Français sous le titre “Tu seras un homme, mon fils” que lui a donné son plus célèbre traducteur André Maurois dans son livre “Les silences du Colonel Bramble” publié en 1918 . Remarquable à plus d’un titre, la traduction de Maurois s”apparente davantage à une adaptation compte tenu des libertés qu’elle prend vis à vis de l’oeuvre originale. J’ai voulu, pour ma part, proposer une traduction plus proche du poème de Kipling.

Si… de Rudyard Kipling

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Si tu peux garder ton sang-froid quand tous ceux qui t’entourent

Perdent le leur et te blâment pour cela

Si tu peux croire en toi-même quand tous doutent de toi

Et accepter tout de même que l’on puisse douter de toi

Si tu peux attendre, sans te lasser d’attendre

Si l’on te ment, ne pas céder au mensonge

Si l’on te hait, ne pas succomber à la haine

Sans être trop séduisant ou bien trop éloquent

*

Si tu peux rêver, sans être dominé par tes rêves

Si tu peux penser, sans oublier d’agir

Si tu peux rencontrer le Triomphe et la Défaite

Et avoir les mêmes égards pour ces deux imposteurs

Si tu peux supporter d’entendre ta vérité

Déformée par des canailles pour piéger des idiots

Ou voir l’œuvre de ta vie brisée, rabaissée

Et malgré tout la reconstruire  avec des outils émoussés

*

Si tu es prêt à prendre tes gains

Et tout risquer sur un coup de dés

Tout perdre, recommencer

Sans rien lâcher, même un soupir  

Si tu peux forcer ton cœur, tes nerfs et tes tendons

A aller au-delà de ce qu’ils peuvent endurer

Et qu’ils continuent de tenir quand tout en toi est mort

Tout, sauf la volonté qui leur ordonne « Tenez encore ! »

*

Si tu peux parler aux foules et garder ta vertu

Ou marcher avec les Rois sans te prendre pour je-ne-sais-quoi

Si amis comme ennemis ne peuvent te blesser

Si tous les hommes comptent pour toi

Mais qu’aucun n’est tout pour toi

Si tu peux transformer la minute fatidique

En soixante secondes d’une échappée

Alors la Terre et tout ce qu’elle contient t’appartient

Mais plus encore, tu seras un Homme, mon fils !

Poème original récité par Michael Caine

Du déclin du courage

Note du traducteur : Ce discours a été prononcé en 1978 à Harvard  par le dissident et écrivain russe Alexandre Soljenitsyne alors en exil aux États-Unis.  Je propose ici une traduction de larges extraits de ce long discours visionnaire et prophétique dont certains passages sont encore aujourd’hui d’une troublante actualité. La traduction anglaise officielle de ce discours prononcé en russe est disponible ici.

Le déclin du courage – Alexandre Soljenitsyne

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton (extraits)

“Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous en cette occasion et de faire personnellement connaissance avec cette université  si ancienne et si illustre. J’adresse mes félicitations et tous mes meilleurs vœux aux étudiants aujourd’hui diplômés.

La devise de Harvard est « VERITAS ». Beaucoup d’entre vous l’ont déjà compris, les autres le découvriront au cours de leur vie, que si toute notre attention n’est pas concentrée sur la recherche de la Vérité, celle-ci nous échappe. Et tandis qu’elle nous échappe, l’illusion de la connaître perdure et cela conduit à de nombreux malentendus. La vérité est rarement agréable à entendre, elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient des vérités amères mais je vous assure que je veux vous les communiquer non en adversaire mais bien en ami.

[…]

Le déclin du courage

Pour un observateur extérieur, le déclin du courage est sans doute de nos jours le trait le plus marquant de l’Occident. Le monde occidental a perdu son courage civique, dans son ensemble mais aussi individuellement, dans chaque pays, chaque gouvernement  et bien entendu aux Nations Unies.

Un tel déclin du courage est particulièrement observable chez les classes dominantes et l’élite intellectuelle, donnant l’impression d’une perte de courage dans l’ensemble de la société. Bien entendu, il existe un grand nombre de gens courageux mais ils n’exercent pas d’influence décisive sur la vie publique. Les bureaucrates, qu’ils soient des politiques ou des intellectuels, montrent à quel point ils sont dépressifs, passifs et perplexes par leurs actions comme par leurs déclarations et d’autant plus quand ils essaient d’expliquer sur le plan théorique pourquoi il est réaliste, raisonnable et même moralement justifié de fonder les politiques publiques sur la faiblesse et la lâcheté. Et ce déclin du courage est paradoxalement encore rendu plus manifeste lorsque les mêmes bureaucrates se montrent occasionnellement furieux et inflexibles à l’encontre de gouvernements et de pays faibles que personne ne soutient ou avec des courants politiques qui ne peuvent offrir aucune résistance alors qu’ils restent muets et paralysés quand ils traitent avec des gouvernements puissants, des forces menaçantes, des agresseurs et des terroristes internationaux.

Faut-il souligner que depuis l’antiquité, le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin ?

Bien Être

Lors de la création des états modernes occidentaux, le principe suivant fut posé : les gouvernements sont établis pour servir l’homme et lui permettre de rechercher librement le bonheur (voir, par exemple la déclaration américaine d’indépendance). Quatre décennies de progrès techniques et sociaux ont permis la création d’un système susceptible de satisfaire ses aspirations : l’État-providence. Chaque citoyen reçut la liberté désirée et des biens matériels si nombreux en quantité comme en qualité, qu’en théorie, le bonheur, au sens inférieur du terme tel qu’il s’est imposé durant ces décennies, était pour ainsi dire garanti.

Au cours de cette évolution, un détail psychologique a cependant été négligé : le désir constant de posséder de plus en plus de biens matériels, celui de mener une vie toujours meilleure  et la lutte pour obtenir  toutes ces choses imprime sur les visages occidentaux les marques de l’anxiété et de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher de tels sentiments. Cette concurrence active et intense finit par dominer toutes les pensées humaines sans ouvrir la voie à un développement spirituel libre.

L’indépendance de l’individu vis-à-vis de toute pression exercée par l’État a été garantie, la majorité des gens ont atteint un niveau de bien être dont leurs pères et leurs grands-pères ne pouvaient à peine rêver ; il est désormais possible d’élever des jeunes gens selon de tels idéaux, de les conduire à l’épanouissement physique, au bonheur, à la possession de biens matériels, à l’argent et au loisir jusqu’à une liberté quasi-illimitée dans le choix des plaisirs. Qui serait prêt à renoncer à tout cela ? Pourquoi devrions-nous risquer notre si précieuse vie pour défendre des valeurs communes et particulièrement dans des cas aussi vagues où la sécurité de notre nation doit être défendue dans un pays lointain ?

Même la biologie nous enseigne qu’un niveau extrême de sécurité et de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le bien-être dans les sociétés occidentales commence à ôter son masque trompeur pour montrer son vrai visage.

Une vie selon la lettre de la loi

La société occidentale s’est donnée l’organisation la mieux adaptée à ses fins, une société fondée, je dirais, sur la lettre de la loi. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est considéré comme juste sont déterminés par un système de lois ; ces limites sont très flexibles. Les gens de l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que, paradoxalement,  les lois soient devenues trop compliquées à comprendre pour l’individu moyen sans l’aide d’un expert.

Tout conflit se trouve résolu par le recours à la lettre de la loi qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un a raison du point de vue légal, plus rien d’autre n’est requis, personne ne mentionnera que ce qui est légal n’est pas forcément ce qui est juste, qu’il est possible de se restreindre, de renoncer volontairement à certains droits, de prendre des risques et de se sacrifier de façon désintéressée : cela semblerait absurde. On ne voit plus personne se restreindre de façon volontaire. Chacun fonctionne à la limite extrême du cadre légal.

Une compagnie pétrolière n’a rien à se reprocher, légalement parlant, si elle acquiert l’invention d’une nouvelle source d’énergie afin de l’empêcher d’être utilisée. Une entreprise agroalimentaire n’a rien à se reprocher, légalement parlant, quand elle empoisonne ses produits pour qu’ils se conservent plus longtemps. Après tout, les gens sont libres de ne plus les acheter.

J’ai vécu toute mon existence sous un régime communiste et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est une chose  particulièrement terrible. Mais une société qui ne connaît rien d’autre que la référence légale n’est pas non plus digne de l’Homme. Une société qui n’est fondée que sur la lettre de la loi et qui ne cherche pas à viser plus haut ne tire pas le meilleur parti des immenses capacités humaines. La lettre de la loi est trop formelle et trop détachée pour avoir une influence bénéfique sur la société. Partout où la toile de l’existence est tissée par le fil de relations légales, il y règne une atmosphère de médiocrité morale qui paralyse les instincts les plus nobles de l’être humain.

La logique de la liberté

Dans la société occidentale actuelle, il existe une inégalité entre la liberté d’accomplir des bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’État qui souhaite  accomplir quelque chose d’important et de hautement constructif pour son pays doit avancer de façon prudente et même timide, il se trouve en effet très vite assailli par une myriade de critiques hâtives et irresponsables tandis que le parlement et la presse ne cessent de le critiquer. A chaque pas, il doit prouver que sa décision est la meilleure et qu’elle ne comporte absolument aucun défaut. En réalité, un homme exceptionnel et de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée mille pièges lui seront tendus. Ainsi, la médiocrité triomphe sous le masque des contraintes démocratiques.

Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif et de fait, il a été considérablement amoindri dans les pays occidentaux. La défense des droits individuels a atteint de tels extrêmes qu’elle rend la société impuissante devant certains individus. Il est temps que l’Ouest cesse de tant défendre les droits de l’homme pour se concentrer sur ses devoirs.

Une liberté irresponsable et destructrice s’est vue accorder un espace sans limite. La société semble ne plus avoir que des défenses infimes à opposer aux abîmes de la décadence humaine comme par exemple lorsqu’au nom de la liberté, elle inflige une violence morale à la jeunesse  en autorisant des films plein de pornographie, de crime et d’horreur. Cela est considéré comme faisant partie de la liberté et se trouve, en théorie, contrebalancé par le droit des jeunes gens à ne pas regarder ou ne pas accepter de tels programmes. La vie, organisée sur une base légale, a ainsi démontré son incapacité à se défendre contre la corruption du Mal.

Et que dire de tout ce qui touche à la criminalité. Les cadres légaux, particulièrement aux États-Unis, sont suffisamment larges pour encourager non seulement la liberté individuelle mais aussi certains crimes individuels. Le coupable peut échapper à son châtiment et même bénéficier d’une clémence indue grâce au soutien de milliers de personnes parmi le public. Dès que le gouvernement commence à combattre de façon vigoureuse le terrorisme, l’opinion publique l’accuse immédiatement de violer les droits des terroristes. Il existe un grand nombre de tels cas.

Le basculement de la liberté au profit du mal s’est fait de façon graduelle et cette évolution est née de toute évidence à partir  de l’idée humaniste et bienveillante selon laquelle le mal n’est pas inhérent à la nature humaine. Selon cette doctrine, l’homme serait la mesure de toute chose et les défauts de l’existence trouveraient leur cause dans le mauvais fonctionnement de systèmes sociaux qu’il faudrait réparer. Étrangement, bien que ce soit à l’Ouest que l’on trouve les meilleurs systèmes sociaux, la criminalité y existe toujours et elle est même plus importante que dans le système soviétique où règne aussi bien la misère que l’arbitraire (il y a dans nos camps un grand nombre de gens considérés comme des criminels mais qui n’ont en réalité commis aucun crime, ils ont simplement essayé de se défendre contre l’arbitraire de l’État en utilisant des moyens situés hors du cadre légal).

La logique de la presse

La presse, bien entendu, jouit également de la plus grande liberté. (J’utiliserai le mot « presse » pour désigner l’ensemble des médias). Mais quel usage en fait-elle ?

Une fois de plus, la principale préoccupation est de rester fidèle à la lettre de loi.

Aucune responsabilité morale n’est engagée en cas de déformation ou de disproportion.

Quelle est la responsabilité du journaliste envers ses lecteurs ou envers l’Histoire ?

Au cas où il aurait trompé l’opinion publique ou le gouvernement en publiant des informations incorrectes ou de fausses conclusions, avons-nous été témoins de la reconnaissance et de la rectification de ces erreurs par le journaliste ou son journal ?

Non, cela n’arrive pas parce que cela serait mauvais pour les ventes. Une nation peut être victime de telles erreurs mais le journaliste s’en sort toujours. On peut d’ailleurs être assuré qu’il écrira le contraire de ce qu’il disait auparavant sans pour autant perdre de son assurance.

Parce qu’il faut fournir une information crédible et immédiate, il est nécessaire de faire appel aux extrapolations, à la rumeur et aux suppositions pour combler les vides et aucune de ces informations partielles ne sera jamais rectifiée, elles resteront imprimées dans l’esprit du lecteur. Combien de jugements hâtifs, immatures, superficiels et trompeurs sont ainsi publiés chaque jour, entraînant la confusion du lecteur sans jamais être rectifiés ?

La presse peut à la fois stimuler l’opinion publique et mal l’éduquer.

Nous pouvons voir ainsi des terroristes traités comme des héros ou des secrets liés à la défense du pays étalés sur la place publique. Nous pouvons également être les témoins d’intrusions scandaleuses dans l’intimité de gens connus sous le prétexte que « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan mensonger, caractéristique d’une époque mensongère. Les gens ont aussi le droit de ne pas savoir, de ne pas avoir leur âme divine remplie de ragots, d’absurdités et de propos superficiels. Voilà un slogan d’une plus grande valeur.

Quelqu’un qui travaille et mène une vie pleine de sens n’a pas besoin de s’encombrer l’esprit avec ce flux d’information.

La précipitation et la superficialité sont les maladies psychiques du XXe siècle et c’est dans la presse plus qu’ailleurs que cette maladie se manifeste. L’analyse de fond est anathème à la presse. Elle s’arrête au sensationnalisme et aux petites phrases.

Dans les faits, la presse est devenue le plus grand pouvoir au sein des nations occidentales, plus puissante que les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.

Nous demandons alors : au nom de quelle loi ce pouvoir a-t-il été élu et devant qui est-il responsable ? Dans les pays communistes, au moins les choses sont claires : le journaliste est un agent officiel de l’État. Mais de qui les journalistes occidentaux ont-ils reçu leur pouvoir, pour combien de temps et avec quelles prérogatives ?

L’Occident a encore une surprise en réserve pour un habitant de l’Est habitué à une presse sous contrôle : ce dernier découvre peu à peu une uniformité de pensée dans la presse occidentale prise dans son ensemble. Les choses se passent ainsi : il existe des façons de penser acceptables et des intérêts économiques et commerciaux qui concourent non pas à susciter la concurrence mais l’uniformité. Il existe une immense liberté pour la presse mais non pour ses lecteurs car les journaux ne sélectionnent et ne promeuvent que les opinions qui ne vont pas trop à l’encontre de leur ligne ou de l’opinion générale.

Une idéologie à l’œuvre

En Occident, sans la moindre censure officielle, les pensées et les idées acceptables sont soigneusement séparées de celles qui ne le sont pas : rien n’est interdit mais tout ce qui n’est pas considéré comme acceptable ne sera jamais diffusé dans les revues, les livres ou enseigné dans les universités. D’un point de vue légal, vos chercheurs sont libres mais ils sont conditionnés par l’idéologie en vigueur.

 Contrairement à l’Est, la violence à l’Ouest n’est pas explicite.

Cependant, l’idéologie fixe un programme et l’information de masse standardisée empêche les esprits libres et indépendants de contribuer à la vie publique. Il se développe un esprit grégaire qui rend impossible tout développement. Aux États-Unis, j’ai reçu des lettres de gens très intelligents, par exemple de la part d’un enseignant d’une université de province qui pourrait contribuer à sauver et à renouveler spirituellement cette nation mais son pays ne peut pas l’entendre car les médias ne s’intéressent pas à lui. Cela conduit  à d’importants préjugés et à un aveuglement  très dangereux en cette époque de grandes mutations.   

[…]

Socialisme

Il est presque universellement reconnu que l’Occident représente un modèle de développement économique réussi, même si les dernières années ont été marquées par les ravages de l’inflation. Néanmoins, un grand nombre de gens vivant à l’Ouest sont mécontents de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent et l’accusent de ne pas être à la hauteur du niveau de maturité atteint par l’Humanité. Un grand nombre de ses critiques se tournent vers le socialisme, ce qui est une mauvaise et dangereuse solution.

 […]

Ayant fait personnellement l’expérience du socialisme dans un pays où il a été mis en œuvre, je n’ai absolument rien de bon à dire à ce sujet.

Un contre-modèle

Mais si quelqu’un me demandait si je présenterais l’Occident tel qu’il est aujourd’hui comme un modèle pour la Russie, en toute franchise, je répondrais par la négative. Non, je ne pourrais pas recommander votre société dans son état actuel comme un modèle auquel la mienne pourrait aspirer. Grâce à d’intenses souffrances, mon pays a atteint un niveau de développement spirituel d’une telle intensité que le système occidental dans son état de délabrement spirituel n’est absolument pas attirant. Tous les caractéristiques de votre existence que je viens d’évoquer sont extrêmement déprimantes.

Il est impossible de nier que les habitants de l’Ouest deviennent de plus en plus faibles alors que ceux de l’Est deviennent de plus en plus forts. Six décennies pour la Russie et trois décennies pour les pays de l’Est : durant tout ce temps, nous avons reçu  un entraînement spirituel bien plus avancé que celui reçu par l’Ouest.  La complexité de la vie et le poids de la mort ont produit des personnalités bien plus fortes, profondes et intéressantes que celles produites par le bien-être standardisé européen. Par conséquent, si notre société se transformait pour devenir la vôtre cela signifierait que certains aspects se trouveraient améliorés mais aussi que les choses évolueraient en pire sur des points absolument cruciaux.

Il est vrai, comme c’est le cas dans mon pays, qu’une société ne peut pas demeurer trop longtemps soumise au cauchemar de l’arbitraire mais ce serait tout autant un abaissement que d’opter pour le même système légaliste et bien rôdé en vigueur chez vous. Après des décennies de souffrance, de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus hautes, plus belles et plus pures que celles offertes par la consommation de masse introduite par la dégoûtante invasion de la publicité, l’abrutissement télévisuel et cette intolérable musique.

Tout cela apparaît comme une évidence à un grand nombre d’observateurs sur cette planète : le mode de vie occidental s’impose de moins en moins comme une référence.

L’Histoire envoie toujours aux sociétés en péril des signaux d’alerte qu’il faut savoir décoder  comme par exemple la décadence de l’art ou l’absence de véritables hommes d’État. Certains signes sont encore plus évidents à interpréter : il suffit que le cœur de votre démocratie et de votre culture soit privé d’électricité pendant  seulement quelques heures et voilà que des hordes de citoyens américains commencent à se livrer au pillage et à semer le chaos. Cela signifie que le vernis social doit être bien fin et que la société est en réalité instable et malade.

Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie?

[…]

La pensée occidentale est devenue conservatrice: le monde doit rester tel qu’il est, rien ne doit changer. Ce rêve lénifiant du statu quo est le symptôme d’une société qui est arrivé au bout de son développement.

[…]

Face à un tel danger, forts d’un tel héritage, avec une telle liberté et une telle célébration permanente de la liberté, comment est-il possible de perdre à un tel point la volonté de se défendre ?

L’Humanisme et ses conséquences

Comment cette évolution défavorable a-t-elle pu avoir lieu? Comment l’Occident a-t-il connu un tel déclin, passant d’une marche triomphale à sa déliquescence actuelle ? Y a-t-il eu des virages manqués, un cap perdu durant son évolution ? Cela ne semble pas être le cas.

L’Occident a poursuivi sa progression sociale en accord avec ses premières intentions et aidé par un progrès technologique remarquable. Et tout à coup, le voilà qui se retrouve dans son état actuel de faiblesse.

Cela signifie que l’erreur doit se trouver à la racine, aux fondements mêmes de la pensée qui gouverne l’Occident depuis des siècles. Je veux faire référence à la vision occidentale dominante  née durant la Renaissance et qui trouva son expression politique durant la période des Lumières. Cette vision, que l’on peut qualifier d’humanisme rationaliste et qui proclame l’autonomie de l’Homme vis-à-vis de toute puissance supérieure, elle pourrait également être appelée anthropocentrisme car elle place l’Homme au centre de tout ce qui existe, devint la base de toute conception politique et sociale.

[…]

Nous devons désormais assumer les conséquences d’erreurs que nous n’avions pas remarquées au moment où nous nous sommes engagés sur ce chemin. De la Renaissance jusqu’à aujourd’hui, nous avons enrichi notre expérience mais nous perdu l’idée d’une Entité Suprême et Absolue qui posait une limite à nos passions et à notre irresponsabilité.

Nous avons placé trop d’espoirs dans les réformes politiques et sociales pour découvrir que nous nous étions privés de notre bien le plus précieux : notre vie spirituelle.

A l’Est, elle est détruite par les actions et les machinations du parti unique. A l’Ouest, elle est étouffée par les intérêts commerciaux. Voilà la véritable crise. Ce fossé qui sépare le monde est en réalité moins terrible que la similarité des maux qui affligent chacun de ses pôles.

Si l’humanisme avait raison d’affirmer que l’Homme est né pour être heureux, celui-ci ne viendrait pas au monde pour y mourir. Puisque son corps est condamné à disparaître sa mission sur terre est de toute évidence d’une nature plus spirituelle.

Cette mission ne peut pas être la poursuite illimitée des plaisirs de la vie. Elle ne peut pas être la  recherche des meilleurs moyens d’obtenir des biens matériels et de profiter au maximum de ces derniers. Cela doit être l’accomplissement permanent, sincère et honnête de son devoir  de façon à ce que la vie de chacun  soit un chemin vers le progrès moral et que chacun quitte cette vie en étant un meilleur être humain qu’il ne l’était en la commençant.

Il est impératif de réévaluer l’échelle de nos valeurs humaines. Son déséquilibre actuel est effarant. Il n’est pas possible que l’évaluation de la performance du Président soit réduite à combien nous gagnons par mois ou à notre capacité à pouvoir faire sans problème le plein de notre voiture. Seule la modération volontaire et inspirée peut permettre à l’homme de s’élever au-dessus du flot mondial du matérialisme. 

Cela serait une régression que de nous attacher aujourd’hui aux principes fossilisés des Lumières.

Le dogmatisme social nous laisse impuissant face aux défis de l’époque.

Si la destruction par la guerre nous est épargnée, nos vies devront changer si nous voulons les sauver de l’autodestruction. Nous ne pouvons plus faire l’économie d’une remise en cause des principes fondamentaux de la vie et de la société humaine.

Est-il vrai que l’Homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucune force supérieure au-dessus de lui ? Est-il bon que la vie de l’homme et les activités de la société soient déterminées en premier lieu par l’expansion matérielle ? Est-il acceptable de promouvoir une telle expansion au détriment de notre intégrité spirituelle ?

Si le monde ne touche pas à sa fin, il est en train d’approcher une phase de transition aussi importante que celle qui marqua le passage du Moyen-Age à la Renaissance. Elle exigera de nous un sursaut spirituel : nous devons nous élever à une nouvelle hauteur, à un niveau d’existence où notre nature physique ne sera pas aussi maudite que durant le Moyen-Age mais surtout, où notre être spirituel ne sera pas aussi piétiné que durant la période Moderne.

Cette ascension équivaut à franchir une nouvelle étape de l’évolution humaine.  

Nous qui sommes sur cette terre n’avons plus d’autre chemin à prendre que celui qui nous élève.”

NB: Cet article ne fait pas partie du recueil l’Homme et la Cité

Du coup d’état numérique

Article publié en novembre 2020 par Martin Geddes via sa newsletter sous le titre « The Digital Coup and the Great Exposure »

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

“Cet article ne vous est pas destiné. Non vraiment. En fait, tous ceux qui sont abonnés à ma newsletter n’ont pas besoin de le lire. Et ceux qui ont besoin de le lire ne le liront pas.

Pas encore.

Mais bientôt, ils le liront. Encore et encore.

Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Au cours des semaines à venir, la terrible vérité sur les élections américaines et la tentative de vol de la présidence au peuple va devenir impossible à ignorer. Le directeur national du renseignement est mandaté pour donner son évaluation sur l’intégrité de l’élection sous 45 jours, la date limite étant le 18 décembre. Pendant ce temps d’autres évènements et procès avancent en parallèle.

Nous sommes déjà en train d’assister à la montée en puissance vers la révélation de la fraude et de l’ingérence étrangère avant le vote du 14 décembre du collège électoral.

Toute l’élection est viciée par la fraude et cela annule la candidature de Biden ; l’ingérence étrangère en fait une question de justice militaire. Vous allez assister à la révélation d’une trahison massive et un très grand nombre de gens vont être amenés devant les tribunaux. Ceci n’était pas vraiment une élection, c’était un coup de filet du renseignement militaire contre une « élite » corrompue. Il y a des raisons objectives de croire que cette élection n’a pas été légitimement gagnée par Biden.

  • Le candidat : Joe Biden avait déjà représenté la présidence, avait menti à propos de son passé et s’était lui-même déclaré  incapable d’assumer ce rôle sur une chaine nationale. Dépourvu de charisme, sans aucune réussite majeure à son bilan et très enclin à tripoter les enfants en public, des qualités qui ne vous rendent pas sympathique aux yeux des masses, il flottait autour de lui un parfum de corruption lié à la Chine et à l’Ukraine.
  • Le parti : le parti démocrate s’était aliéné de larges pans de sa base électorale en soutenant émeutes violentes, via Black Lives Matter and les Antifas,  dans les villes sous son contrôle avec le soutien tacite de ses chefs locaux. Les tentatives ratées de renverser Donald Trump (le pétard mouillé de la « collusion avec la Russie » et l’échec de la tentative de destitution) avait porté atteinte à sa réputation sur le plan politique.
  • La campagne : Donald Trump avait régulièrement rempli des stades et suscité un véritable engouement auprès de ses supporters lors de ses discours alors que Joe Biden était de façon évidente incapable de rassembler des foules. Il cessa pratiquement de faire campagne lors des dix derniers jours précédant l’élection et dans ses discours, il se montra peu énergique et guère capable d’articuler ses pensées.
  • Le processus : les machines à vote de l’entreprise Dominion n’étaient pas contrôlées par les Américains et leurs propres manuels et procédés ont mis en évidence un faible niveau de sécurité ainsi que la capacité à manuellement manipuler le résultat du vote. L’arrêt synchronisé du décompte dans les états clés et la « découverte » soudaine d’un grand nombre de votes pour Biden donnait automatiquement des raisons de s’inquiéter. Plus de votes furent comptés que les machines n’étaient capables d’en traiter durant ce laps de temps.
  • Le résultat: le résultat comporte des anomalies absolument effarantes : le petit nombre de comtés remportés, la répartition géographique bizarre des villes gagnées, l’ampleur sans précédent du vote Biden, surtout comparé à Obama, la « défaite » de Trump malgré l’augmentation de son total de voix, le caractère improbable du vote des militaires pour Biden, la contradiction entre la Présidence (démocrate) et le vote de la Chambre (tous les Républicains en poste ont gardé leur siège).
  • L’enquête : nous voyons déjà un grand nombre de déclarations sous serments qui prouvent la fraude, des preuves vidéos d’un grand nombre de bulletins mal comptés ou détruits, des irrégularités dans le processus législatif légal et l’incapacité manifeste de satisfaire des critères statistiques de légitimité (par ex la Loi de Benford)
  • La justice : le président Trump avait promulgué un décret présidentiel spécifique en prévision de cette élection et de la nécessité de révéler toute la corruption dans le système de justice civile ainsi que l’illégitimité d’un grand nombre d’élections passées aux États-Unis et dans le monde. Pour ceux qui ont des yeux pour voir, toutes les preuves sont là d’un processus parfaitement géré et prévu de longue date. Cela inclut l’extension des moyens d’administrer la peine de mort pour trahison.

L’inévitable réalité qui apparaît est celle d’un coup d’état numérique.

Les agences de renseignement renégates aux États-Unis et ailleurs avaient la boîte à outils parfaite pour les « révolutions de couleur ». Cela incluait le piratage sophistiqué des élections pour obtenir le résultat désiré de façon très plausible. Le système Dominion n’était pas un logiciel pour compter les votes mais conçu, à dessein, pour truquer les élections.

Ces outils ont été utilisés contre la population américaine, ce qui constitue un acte de guerre illégal. Il existe des preuves de l’implication de la Chine et de l’Iran, d’autres  grandes puissances pourraient être impliqués, y compris de soi-disant alliés, si nous devons en juger par le précédent du Russiagate. Le raz de marée en faveur de Trump fut tellement énorme qu’il fit exploser les compteurs des systèmes de trucage incapables de le gérer, ce qui entraîna, en mode panique, le bourrage des urnes et des niveaux extrêmes et évidents de modifications numériques du total des votes.

° ° °

Je suis plusieurs groupes de discussion et des groupes WhatsApp dans le monde de la tech.

Dans ces groupes, les soutiens de Biden dominent de façon écrasante. A l’heure actuelle, ils vivent dans une bulle déconnectée des événements passés et présents. Cette bulle est sur le point d’éclater. Un grand nombre de leurs idoles politiques vont être exécutées pour trahison ou finir leur vie en prison pour sédition. Il y a de a sagesse dans cette maxime qui nous avertit du danger de vénérer des idoles.

A tous mes collègues du monde de la tech, vous devez comprendre que les médias de masse sont sous contrôle, vous manipulent et mettent délibérément en avant un récit fictif pour couvrir leur propre criminalité. Ils affirment qu’il n’y a « pas de preuve de trucage » que les affirmations sont « sans fondement » alors que des preuves solides sont en train de s’accumuler devant les tribunaux et sont produites par des analystes du renseignement open-source. Il y a des districts avec plus de votes que d’électeurs et pourtant vous continuez à croire les mensonges manifestes qui sortent de votre télévision.

Vous vous êtes fait rouler dans la farine par un système d’ingénierie sociale qui a été établi secrètement, principalement après le coup d’état de fait suite à l’assassinat du Président Kennedy et la prise de pouvoir permanente d’un gouvernement criminel parallèle.

Aujourd’hui, les électeurs de Biden célèbrent son statut de « Président-Elu » décerné par les médias (indice : les médias ne jouent aucun rôle constitutionnel lors des élections) ; le financement de sa transition (indice : encore un coup de filet) ; et le départ imminent de Trump de la Maison Blanche (indice : il a prévu cette opération de longue date et il n’est pas prêt de quitter son poste). Mes anciens associés de l’industrie de la tech vivent dans une véritable réalité parallèle.

Il est absolument impossible que l’armée américaine ait consacré des années à se préparer à cet événement majeur, y compris porter Trump à la Présidence, pour simplement voir des agents du parti communiste chinois (re)prendre contrôle des États-Unis d’Amérique. Cela n’aura tout simplement pas lieu. Ces réjouissances seront de courte durée et l’ « effet boomerang » de ce gigantesque coup de filet ne pourra être ni nié, ni évité.

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Si vous avez voté pour Joe Biden et que vous êtes en train de chercher à comprendre pourquoi tout est en train de s’effondrer autour de vous à grande vitesse, voilà où vous avez fait fausse route.

Premièrement, vous avez exclu de vos sources d’information toutes les voix dissidentes et les médias concurrents. Vous vous êtes immergé dans une culture narcissique d’autocongratulation fondée sur un sens présumé de supériorité reposant lui-même sur votre ego gonflé par votre réussite intellectuelle. A l’heure où vous lirez ces lignes, vous assisterez à l’effondrement total et complet de votre système de valeurs, votre orgueil brisé par la chute. Vous avez chassé la seule diversité qui compte, celle de l’opinion et de la compréhension sociale. Vous avez été intolérant envers la dissension et tolérant envers la censure. Cela restera comme une tache sur votre conscience et votre réputation jusqu’à ce que vous respectiez ceux qui ont dénoncé publiquement ces activités criminelles.

Deuxièmement, vous avez échoué à comprendre la nature de la propagande et pourquoi les gens qui s’appuient sur leur intellect sont les PLUS susceptibles et non les MOINS d’y succomber. Vous avez BESOIN de la propagande pour avoir un point de vue socialement acceptable sur chaque sujet ; personne n’a le temps de devenir un spécialiste du climat, un expert en vaccination, un commissaire aux comptes et prendre le temps d’étudier à fond chaque sujet controversé. Vous avez considéré les médias comme des sources indépendantes alors qu’elles parlaient toutes avec la même (fausse) voix. Vous êtes la victime d’une propagande insidieuse et par certains égards d’une forme de contrôle mental.

Troisièmement, vous avez abandonné toute objectivité rationnelle empirique. Vous êtes parti du principe que le consensus (local et social) était rationnel et que toute déviation de ce consensus était une folie, voire une dérive sectaire. Vous vous êtes moqués et avez même ridiculisés ceux qui regardent les données, TOUTES LES DONNEES, et qui ensuite forment leur opinion APRES avoir vu où ces données les ont conduit et non en fonction de ce qui est admis ou acceptable. Cette méthode est la base de toute véritable science et demande l’humilité de reconnaître que tout progrès est obtenu en admettant ses erreurs et en revenant sur les croyances erronées.  

° ° °

Dans ce cas précis, j’ai regardé TOUTES les données et j’ai changé mon opinion en conséquence. Vous ne l’avez pas fait et vous en êtes resté au même point. Voilà pourquoi vous avez échoué à passer ce test de raison et de bon sens. Il est nécessaire de vous mettre face à un tel échec car vos croyances erronées font de vous un danger public car elles permettent au mal de se perpétuer. Le « raccourci » que les médias (et le monde universitaire) vous ont offert vous a conduit dans un labyrinthe de mensonges conçus par les agents d’une classe dirigeante criminelle. Et c’est volontairement que vous avez gobé leurs mensonges.

Il était autrefois facile pour vous de trouver une justification à vos croyances, n’importe quelle opinion médiatique faisait l’affaire pour réfuter la donnée qui vous était présentée. Une attitude méprisante et condescendante vous permettait de rejeter des inquiétudes légitimes comme des marques d’ « extrémisme » ou de « théorie du complot ».A l’heure où vous lirez ces lignes, tout cela sera terminé. Disparu. Fini.

Ce n’est pas votre faute si vous avez été attaqué par une impitoyable mafia transnationale utilisant la psychologie et les médias de masse comme des armes de destruction massives.

Que d’autres personnes aient eu une autre expérience de la vie ou des traits de caractère innés leur ayant permis de remettre en cause le « récit officiel » plus rapidement ne les rend pas plus vertueuses que vous. Vous n’êtes pas mon ennemi et je ne suis pas le vôtre. Notre tâche est de nous retrouver, dans le respect et la responsabilité afin que nous puissions retrouver un but commun et réparer ce qui a été détruit.

Si vous faites partie de ceux qui ont été déçus par ces grandes illusions qui vous ont été vendues, vous découvrirez que ceux dont vous vous êtes moqués seront probablement prêts à vous accueillir à bras ouverts.  La condition préalable est que vous respectiez l’égalité devant la loi et cessiez de vous mettre sur un piédestal du haut duquel vous avez l’impression de faire partie d’une classe supérieure ayant le droit de regarder les autres de haut et de les mépriser.  Il est temps pour vous de mettre en pratique vos valeurs affichées de bienveillance, de tolérance et d’inclusion.

Car nous avons une véritable guerre à mener contre un véritable ennemi qui peut nous faire du mal. Une guerre d’infiltration fondée sur la traitrise, qui a rongé et corrompu notre société. Une guerre contre les grands mensonges qui nourrissent des conflits sans fin.

La Grande Révélation a commencé. Personne ne peut la stopper.

Une paix durable est notre objectif et notre récompense.

Alors, je vous en prie, rejoignez tous ceux qui se battent déjà pour la vérité et la justice.”

Note du traducteur : Pendant que les médias parlaient de la défaite de Trump, celui-ci procédait à une véritable purge au sein du Pentagone et remplaçait le ministre de la défense et tous les directeurs adjoints par des patriotes issus pour la plupart du renseignement et du contreterrorisme comme Ezra Cohen-Watnick  ou Kash Patel. Dans le même temps, il ôtait à la CIA le contrôle des opérations spéciales pour les confier à l’armée, neutralisant de fait la capacité d’action de la célèbre agence. Enfin, 11 sur 13 des membres de l’influente « Defense Policy Board » dont Henry Kissinger et Madeleine Albright  furent démis de leur fonction et remplacés par des civils et des généraux fidèles à la ligne de Trump. Ces changements étaient « prévus de longue date » et si cette stratégie porte ses fruits, nous aurons été les témoins d’une des plus incroyables guerres clandestines de l’Histoire et de l’un des plus grands succès du renseignement militaire. Une fois de plus, la victoire aura été remportée par une poignée de résistants patriotes, officiers du renseignement, juristes et militaires, qui, face à des ennemis influents, organisés et supérieurs en nombre, se sont donnés les moyens de remporter la victoire et ont tenu bon.

Voir également :

l’Intellectuel-Mais-Idiot (Taleb)

Utilisation du logiciel Scytl en France

Le calme avant la tempête

Message Lin Wood (Telegram)

La plus grande opération de guérilla informationnelle de l’Histoire