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De l’infantilisation

« Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant »

Ecclésiastes 10 :16

L’infantilisation généralisée constitue l’une des caractéristiques majeures de l’Occident contemporain. Au-delà de sa dimension psychologique et individuelle, ce phénomène affecte également le champ politique car une population bloquée au stade infantile est une population maintenue dans un état de dépendance, incapable de pensée ou de décisions autonomes et surtout, dans l’incapacité d’exercer toute forme de souveraineté.

Cette infantilisation trouve sa source dans la famille avec l’effacement, quand il ne s’agit pas de la disparition pure et simple, des pères de famille. Psychologiquement, l’homme, le père, est en effet celui dont la parole est porteuse d’objectivité, qui incarne l’autorité, fixe les limites et qui, le moment venu, fera entrer le jeune garçon dans la société des hommes. Or, aujourd’hui, quand les pères ne sont pas absents ou manquants, c’est-à-dire incapables d’assumer leur rôle de chefs de famille, ce sont les qualités viriles elles-mêmes qui se trouvent désormais dénoncées au nom de la lutte contre le « patriarcat », « la masculinité toxique » ou encore « le privilège blanc ».

Comme l’a démontré avec brio le sociologue et démographe Emmanuel Todd dans son livre « Où en sont-elles ? », depuis la fin des années 60, nous vivons dans des sociétés dominées par les femmes que ce soit via leur présence majoritaire dans l’enseignement supérieur, de leur surreprésentation dans les activités « productrices de normes » – journalisme, justice, enseignement, administration-, de la tertiarisation de l’économie qui se fait au détriment des activités primaires (agriculture) et secondaires (industrie) traditionnellement masculines et enfin, par l’inflation des normes, des règlements et des protocoles qui viennent entraver la tendance naturelle masculine à l’improvisation et à l’innovation. De son côté, l’essayiste et anthropologue Sylvain Durain a montré comment cette féminisation de la société ne constitue pas un progrès mais bien un retour aux sociétés archaïques des temps pré-chrétiens marquées par l’indifférenciation, le monisme (fusion de l’Homme et du cosmos) et surtout, du grand retour de la logique sacrificielle et des boucs-émissaires.

Non contentes d’avoir « castré » socialement, professionnellement et symboliquement les hommes et les pères, nos sociétés ont supprimé tous les rites de passage, religieux ou civiques, qui permettaient de symboliser la transition de l’état d’enfant à celui d’adulte. Quant aux rites de substitution, qu’il s’agisse du baccalauréat ou du permis de conduire, ils ne représentent pas de véritable enjeu et ne sont porteurs que d’une charge symbolique ou sacramentelle extrêmement faible. Cette absence de véritables rites de passage se trouve de surcroît aggravée par l’allongement de la durée des études. Là où les anciennes générations quittaient, pour l’essentiel, les bancs de l’école à leur majorité, les nouvelles sont maintenues, à dessein, dans ce statut, mi-enfant, mi-adulte, d’étudiant, tout en étant soumis, durant leurs années de formation, au tir de barrage incessant de la propagande progressiste et mondialiste. Sur ce point, il est d’ailleurs frappant de constater qu’aujourd’hui, les individus les plus matures et les plus adultes sont souvent ceux qui ont quitté l’école dès le plus jeune âge pour aller travailler dans des métiers en prise directe avec le réel comme l’hôtellerie/restauration, le commerce ou le bâtiment.

Pour finir, cette infantilisation généralisée rendue possible par l’absence des pères, la suppression des rites de passage et l’allongement de la durée des études se retrouve largement encouragée par la société dans son ensemble. En effet, la publicité, les médias et toutes les structures chargées de diffuser « l’esprit du temps » nous invitent en permanence à dépasser les limites, à satisfaire immédiatement nos désirs et à adopter des comportements et des attitudes en lien avec la jeunesse, soit l’opposé exact des vertus traditionnellement associées à la maturité et à l’âge adulte. Sur le plan visuel, une esthétique caractérisée par des couleurs vives ou criardes, des formes géométriques simples et un langage infantilisant s’est imposée dans la communication, y compris celle de l’État ou d’acteurs économiques traditionnellement « sérieux » tels que les banques et les assurances. En ce qui concerne le langage, l’emploi du prénom et le recours systématique au tutoiement se sont imposés, un phénomène dont Renaud Camus a montré dans « La civilisation des prénoms » en quoi il constituait l’expression d’une société d’enfants refusant la hauteur, la distance et, surtout rejetant l’importance des ancêtres et de la lignée. De façon plus générale, entre la satisfaction immédiate des désirs, le refus de la  frustration et des limites, l’abdication de toute forme de responsabilité, la jeunesse érigée en valeur suprême, l’extension du ludique à des activités sérieuses, l’horizon limité à un perpétuel présent, et la trottinette devenue soudainement un moyen de transport pour adultes, les sociétés occidentales sont désormais caractérisées par l’omniprésence des comportements infantiles à tous les âges et dans toutes les couches de la société.

Or, cette infantilisation de la société a pour conséquence directe la croissance de l’État et l’immixtion de la puissance publique dans un nombre croissant de domaines. Si la société est devenue un jardin d’enfants, il faut bien une maîtresse ou une nounou pour la surveiller. Jugé incapable de s’occuper de lui-même, de sa famille et de ses affaires, l’Homme de 2022 doit être intégralement pris en charge, de la naissance au tombeau, par Big Mother qui lui dit désormais ce qu’il doit faire, ce qu’il doit dire, ce qu’il doit manger, quand il a le droit de sortir, et surtout, ce qu’il a le droit de penser. En 2020-2021, la crise du Covid a marqué l’aboutissement de cette logique avec une population acceptant passivement d’être confinée puis vaccinée, en l’absence de bénéfices avérés, sous peine d’être grondée ou punie par la puissance publique maternelle.

En effet, comme tous les parents toxiques, l’État-nounou s’avère être extrêmement jaloux de ses prérogatives et n’accepte pas que « son » enfant s’émancipe et se trouve ainsi un jour en mesure d’échapper à son étroite supervision. Si l’État semble bienveillant avec tous ceux qui acceptent de jouer sagement et sans faire d’histoires dans l’enceinte du grand jardin d’enfants, il se révèle en revanche impitoyable et despotique envers tous ceux qui, rejetant sa tutelle, préfèrent s’éduquer, se soigner, s’informer, se protéger et se gouverner par eux-mêmes.

En matière de pouvoir, le maintien de toute une population dans un état infantile, c’est-à-dire incapable d’autonomie, de révolte ou de pensée libre reste le meilleur et le plus discret moyen de la dominer sans avoir recours à une forme de contrôle trop visible ou brutale. Pour lutter contre ce totalitarisme qui cherche à nous maintenir en enfance pour mieux nous soumettre et disposer à sa guise de nos corps comme de nos esprits, il nous appartient de (re)devenir des individus matures et autonomes et surtout, d’éduquer nos enfants  pour qu’ils deviennent eux aussi, à leur tour des hommes et des femmes véritablement libres.

 Pour aller plus loin :

De la bienveillance

Du féminisme

Des surdoués

“En tant qu’homme c’est votre devoir de protéger les faibles et les innocents. Pas de devenir le faible et l’innocent.”

Du gaslighting politique

En psychologie, le terme « gaslighting » ou détournement cognitif désigne une technique de manipulation mentale dans laquelle le bourreau cherche à faire douter la victime de la réalité de son agression, de sa souffrance ou de sa santé mentale. Cette technique est particulièrement utilisée par les sociopathes ainsi que par les auteurs de violences conjugales.

Une fois ce terme présenté, il apparait clairement que les peuples européens, et le peuple en français en particulier, subissent depuis plusieurs années une gigantesque opération de gaslighting de la part de  classes dirigeantes, des  médias et des minorités.

La tentative la plus éhontée de gaslighting est sans aucun doute celle menée par l’islam. Pour comprendre, commençons par rappeler qu’en France, entre 2012 et 2018, 263 personnes ont été tuées par le terrorisme islamique. Rappelons ensuite  qu’en France, des quartiers entiers sont devenus enclaves étrangères islamisées de fait  d’où sont peu à peu chassés les juifs et les français « mécréants ». Rappelons aussi qu’année après année, provocation après provocation, l’islam impose  un peu plus ses lois et ses coutumes dans l’espace public : viande hallal, port du voile, burkini, mosquées… Rappelons enfin que les Français n’ont jamais été consultés sur leur consentement à l’implantation massive d’une population islamique sur une terre historiquement chrétienne.

Dans les faits, le peuple français subit une agression culturelle, et parfois physique permanente, qui menace à terme son existence  et son identité. Et pourtant, ce sont bien les  musulmans  qui ne cessent de se présenter comme les malheureuses victimes d’une société française « raciste » et « islamophobe », trouvant dans le moindre des faits divers l’occasion de se victimiser un peu plus.

Magnifique exemple  de gaslighting où les agresseurs cherchent, et  le plus souvent parviennent, à culpabiliser les agressés !

La même technique est utilisée dans le domaine  économique et social par la classe dirigeante 

Voilà plus de quarante ans que le peuple français subit les conséquences de choix économiques et politiques désastreux : les champions industriels sont vendus à la découpe, la France périphérique laissée à l’abandon, la qualité des services publics ne cesse de se détériorer. Confronté à la réalité du quotidien, le peuple français  voit bien que la France va de plus en plus mal, qu’elle perd son identité et qu’une population étrangère s’y installe et s’y comporte comme en pays conquis. A raison, le peuple  interpelle ses dirigeants et  leur demande des comptes.

Que font les responsables ?

Ils pratiquent le gaslighting en rejetant la faute sur les français.

Si la France va mal, ce n’est pas parce que ceux qui la dirigent sont médiocres ou incompétents.

C’est parce que les Français sont fainéants, qu’ils ne travaillent pas assez, qu’ils ne sont jamais contents et d’ailleurs, ils n’apprécient pas la chance qu’ils ont d’avoir des dirigeants capables d’une pensée aussi subtile que complexe. Si les Français arrêtaient d’être un peuple de « gaulois réfractaires » qui fument des clopes, roulent au diesel et refusent d’embrasser cette diversité qui est une « chance pour la France » peut-être que les choses iraient un peu mieux pour eux.

Magnifique exemple de gaslighting où, une fois de plus, le bourreau cherche à culpabiliser sa victime.

Les exemples de manipulation cognitive sont tellement nombreux qu’ils pourraient être multipliés à l’infini.

Comment la victime peut-elle sortir de ce cercle vicieux ?

Que faire quand pendant des décennies tout un peuple a été victime de sévices psychologiques, de surcroît de la part de ceux qui étaient censés le protéger et l’informer ?  

Première étape : arrêter de culpabiliser, faire confiance à son instinct et admettre que, pendant des années, nous avons  été manipulés par des pervers.

Deuxième étape : Ne plus accorder le moindre crédit aux manipulateurs et les chasser du pouvoir et des plateaux télévisés.

Troisième étape : Si jamais ils reviennent, en jurant que cette fois, ils ont compris et qu’ils vont changer, ne pas tomber dans le piège et garder la porte bien fermée. S’ils insistent, répondre à coups de fusil.

Même si, balayées par le vent du réel, les effluves du  gaslighting sont en train de se dissiper, trop de Français continuent de culpabiliser de penser ce qu’ils pensent et de voir ce qu’ils voient.  

Pour sortir le peuple français de cette spirale infernale, il faut commencer par l’aider à reprendre confiance en lui et combattre impitoyablement tous les manipulateurs qui cherchent à l’affaiblir et à le faire douter.

De la psychiatrie (Cracked)

James Davies est un psychologue et un anthropologue anglais diplômé d’Oxford.

Après plusieurs années de pratique de la psychologie, il s’est mis à se poser un grand nombre de questions dérangeantes sur son métier et sur la psychiatrie.

Existe-t-il des bases scientifiques solides sur les nombreux troubles mentaux recensés par les manuels ?

Les antidépresseurs prescrits en masse sont-ils vraiment efficaces ?

Comment expliquer cette inflation massive des troubles mentaux au point que près d’un quart de la population américaine ou anglaise en soit aujourd’hui affecté ?

Pour répondre à ces questions, James Davies s’est lancé dans une grande enquête, consultant des milliers d’études et interrogeant les sommités mondiales de la psychiatrie.

 Ses résultats sont sidérants.

On y apprend que le DSM, la bible de la psychiatrie mondiale, a été rédigé pour l’essentiel avec des critères d’exigence scientifiques faibles, voire inexistants.

On y apprend également que la plupart des troubles mentaux qui y sont recensés n’ont d’une part aucune réalité biologique mesurable et d’autre part que leur inclusion repose sur un consensus social plutôt que sur une véritable base scientifique

On y voit ensuite que l’effet des antidépresseurs sur la grande majorité des patients se distingue très difficilement du placebo mais qu’en revanche ces derniers possèdent des effets secondaires néfastes qui peuvent aller jusqu’à l’altération de la personnalité.

Pour terminer, Davies montre que les grands gagnants de toute cette affaire sont les grands laboratoires pharmaceutiques qui ont noués des liens incestueux avec le monde de la psychiatrie.

Pour dire les choses clairement, ce livre constitue une remise en cause complète des fondations de la psychologie et de la psychiatrie moderne.

Dans un monde où de plus en plus de comportements sont médicalisés et psychiatrisés et où les systèmes de santé publiques doivent faire face aux coûts faramineux de ces traitements, la lecture de ce livre devrait être considérée de salut public. « Cracked » devrait être lu par tous les psychologues et les psychiatres mais aussi par les hommes politiques, les magistrats, les travailleurs sociaux et tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par la question des troubles mentaux.

Paru en 2013, Cracked n’a toujours pas été traduit en français. Il serait temps qu’un éditeur se penche sur la question.

Cracked, James Davies

Du féminisme

Extraits de l’article publié sur le blog Matt’s Musings le 26 mai 2022 sous le titre « The Transgender Origins of Feminism »

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

“Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu.”

Deutéronome 22 :5

Il y a quelque chose d’intéressant dans la folie qui s’est emparée du mouvement féministe. Nous assistons à un combat pour son contrôle. Qui sont les combattants ? Si les femmes se trouvent d’un côté du ring, qui se trouve à l’autre bout ? Des hommes habillés en femmes. Une situation qui, pour de nombreuses personnes, est aussi déroutante qu’étonnante.

Les débats sur les questions de genre ont longtemps porté sur les minorités considérées comme les plus discriminées et il ne s’agit désormais plus des femmes, ou même des femmes de couleur, mais des hommes qui veulent s’identifier à des femmes. Cela a conduit à un schisme au sein du mouvement féministe car nous avons désormais des hommes qui veulent des droits pour les femmes mais qui font ces revendications en tant que « femmes ». Les femmes devraient elles considérer la volonté de ces hommes d’être protégés en tant que femmes comme légitime ? Où devraient elles rechigner à partager leurs lieux de vie et leurs combats avec des personnes nées avec un pénis ? Où le féminisme doit-il s’arrêter ?

Ces débats furent mis sur le devant de la scène lors de l’audition visant à confirmer Kentanji Brown Jackson au poste de juge de la Cour Suprême des États-Unis, quand Mme Brown Jackson donna une réponse étonnante à ce qui aurait dû être une question simple. Elle affirma en effet qu’elle ne pouvait pas définir ce qu’était une femme car elle n’était pas « une biologiste ». Cela est de toute évidence absurde, ma fille de quatre ans pourrait donner une réponse immédiate à cette question. Mais tel est le dilemme auquel le féminisme intersectionnel et une large partie de la gauche se trouve confrontés.

[…]

Vous entendrez parfois certains chrétiens évangélistes affirmer que le féminisme est un mouvement inspiré par l’Évangile. J’ai démontré en détail la fausseté de cette affirmation. Les premiers mouvements féministes « évangélistes » rejetaient les enseignements bibliques sur le genre. Mais à travers cet article, je voudrais montrer quelque chose dont la plupart des gens n’ont absolument pas conscience, à savoir que le phénomène transgenre fait partie intégrale du mouvement féministe depuis ses origines. J’apporterai la démonstration historique de ce fait dans quelque instants mais commençons par étudier la signification exacte du terme « transgenre ». Celui-ci signifie « un état ou une condition dans laquelle l’identité de la personne ne se conforme pas aux idées conventionnelles concernant le genre masculin ou féminin. » En d’autres termes, cela signifie transgresser toutes les barrières liées au sexe.

La plupart des activistes trans admettent la réalité biologique des différences sexuelles mais affirment que le genre est une donnée de votre identité ou dépend de la façon dont vous vous sentez vis-à-vis de la représentation de votre genre. Vous pouvez être biologiquement mâle mais psychologiquement femelle ou vice versa. L’essence du combat des activistes trans vise à faire éclater les barrières liées au genre, ce qui est exactement ce que cherchent également à faire les féministes. Ces dernières font souvent référence au concept de « plafond de verre » selon lequel là où les hommes sont allés, les femmes devraient et vont aussi aller, même si cela se produit cent cinquante ans après les hommes.

Par conséquent, si les féministes veulent transgresser les barrières liées au sexe peut-on trouver un lien entre la genèse du mouvement féministe et l’idéologie transgenre ? Oui, on le peut et Per Faxneld l’a documenté dans un livre important « Le féminisme satanique : Lucifer présenté comme libérateur des femmes dans la littérature du XIXe siècle » (Satanic Feminism: Lucifer as Liberator of Woman in Nineteenth-Century Literature).  

J’ai déjà présenté à plusieurs reprises les liens fondamentaux entre les idées lucifériennes et la genèse du mouvement féministe et je ne reviendrai donc pas ici sur ce sujet. Il suffit de rappeler que les proto et primo-féministes réinterprètent les actions du diable dans la Genèse. Au lieu de voir le serpent comme celui qui trompe la femme, laquelle donne ensuite le fruit défendu à son mari, elles choisissent d’interpréter cet événement comme la libération de la femme de sa « servitude » envers l’homme et Dieu, c’est-à-dire le « patriarcat ». Voilà d’où sort l’idée de renverser le patriarcat. Dans le cadre de cet article, soulignons que cela signifie que les premières féministes présentent Lucifer ou le diable comme leur libérateur plutôt que comme leur ennemi.  Dans la théologie chrétienne, c’est un truisme que de dire que les gens se conforment à l’image des dieux qu’ils vénèrent et dont ils acceptent les commandements. Quelle est donc l’image du diable ?

D’un point de vue conceptuel, les gens ont tendance à considérer le diable comme masculin. Il est le méchant ultime, un très vilain monsieur. La plupart des théologiens ont traditionnellement représenté le diable comme un homme, ou comme une figure masculine et l’ont désigné par le pronom « il ». Cependant, comme le note Faxneld, ce choix ne fait pas l’unanimité. Étant donné que le diable est un ange, cela signifie qu’il n’est pas tenu de se conformer aux règles sexuelles qui s’appliquent aux hommes et aux femmes. La tradition théologique chrétienne n’impose pas un sexe particulier au diable et reconnaît d’ailleurs que les démons peuvent choisir de prendre la forme de n’importe quel sexe.   

[…]

Dans de nombreuses représentations médiévales ou prémodernes, le diable est représenté comme un “monstre hermaphrodite”. Les démons sont considérés comme des créatures ontologiquement instables qui transgressent les frontières entre les sexes et les espèces. « La transgression de genre est considéré comme l’expression d’une volonté blasphématoire de défier toute catégorisation naturelle par Lucifer et ses démons. » note Faxneld avant de partager d’horribles représentations du Diable par des artistes prémodernes.

Comme vous pouvez le voir, il était courant de représenter visuellement le diable et les démons comme des êtres fondamentalement instables ne respectant aucune limite, d’ordre sexuel ou naturel. Le diable est l’entité transgressive ultime, ce qui est également une bonne description du mal lui-même. L’action mauvaise se manifeste à travers le désir et l’intention de transgresser les limites fixées par Dieu. D’ailleurs, l’un des mots utilisés dans la Bible pour le péché est « transgression », qui signifie littéralement transgresser les limites de ce que Dieu affirme être bon. Le mal cherche fondamentalement à transgresser toutes les bonnes limites fixées par Dieu.

Non seulement le diable était décrit comme un être transgressif mais il était aussi représenté ou conceptualisé comme une femme ou une femme-serpent. Par exemple, dans le livre d’éducation chrétienne,  « Livre pour l’enseignement de ses filles » (1371-1372) ; l’auteur écrit : « Geoffroy tentait de faire pénétrer dans l’esprit de ses filles l’idée que les femmes doivent s’en remettre à leurs pères et à leurs maris dans toutes les affaires, sauf celles concernant la gestion du foyer, utilisant pour cela l’exemple d’Eve qui viola cette règle en conversant avec le serpent qui selon l’histoire avait la partie droite du visage semblable à celle d’une femme »

Étant donné que nous avons l’habitude de le représenter en homme, cela peut nous sembler étrange de voir Satan sous les traits d’une femme mais il s’agit là d’une représentation courante tout au long de l’histoire de l’Église. « Une représentation plus directe du Satan féminin peut être couramment trouvée sous la forme du serpent du jardin d’Éden possédant une tête de femme, avec même parfois une poitrine de femme sur son corps de reptile. Il est difficile d’établir avec précision la date d’apparition de la notion de serpent féminin mais les traductions les plus anciennes de la Bible en latin utilisent le mot « serpens », qui est féminin.

[…]

Il est intéressant de voir le diable représenté en tant que femme mais rappelons une fois de plus que le diable n’est ni homme, ni femme, Satan est un être spirituellement déchu. Le diable se trouve par sa nature même dans une autre catégorie. Même si vous voulez défendre l’idée que les Évangiles tendent à le présenter comme une figure masculine, notez bien que le fait qu’il transgresse toutes les limites participe à sa rébellion contre l’ordre crée par Dieu et participe à son rôle de « Prince des Ténèbres ».

L’image la plus célèbre représentant la nature transgenre du diable est celle de Baphomet. Baphomet est une créature hermaphrodite et  constitue une des représentations les plus utilisées au cours du siècle dernier pour symboliser Satan. La première représentation visuelle de Baphomet fut conçue par l’occultiste français Éliphas Lévi  dans son livre  « Dogme et rituel de la haute magie (1855).

Notez que nous ne cherchons pas ici à définir précisément comment la Bible décrit le sexe du diable. Notre objectif est de montrer que la théologie chrétienne a toujours présenté le diable comme un être qui transgresse toutes les limites, et comment cela a inspiré les premières féministes qui se sont emparées de cette idée pour ensuite la faire fructifier. C’est ainsi que cette créature transgenre fut transformée en libérateur des femmes. 

[…]

La rébellion contre les limites liées au sexe telles qu’enseignées par la Bible et appliquées dans les sociétés occidentales constitue l’acte fondateur du féminisme. Personne ne nie réellement cet état de fait mais la plupart des gens n’ont pas conscience des implications de la conception biblique du monde. Ils ne comprennent pas que le rejet de cette conception libère les forces de Satan et les déchaîne sur la société.

Les proto et primo-féministes cherchaient à briser toutes les barrières concernant la représentation des femmes aussi bien dans la vie publique que dans la fiction. Percy Bysshe Shelley (1792-1822), gendre de la première philosophe féministe, Mary Wollstonecraft, constitue un exemple de cette tendance. Dans son livre, Revolt of Islam, dédié à Mary Shelley, fille de Mary Wollstonecraft et William Godwin [NdT : également auteur du roman « Frankenstein ou le Prométhée moderne »], Shelley incorpore les idées féministes de Wollstonecraft et les conceptions sataniques de Godwin pour présenter à la face du monde un héros transgressant les notions de sexe et de genre, Cyntha.

Le poème est truffé de références sataniques évidentes. La première partie raconte l’histoire d’une femme qui vient en aide à un serpent déchu désigné sous le nom « d’étoile du matin » qui fut jeté à terre après avoir été battu par un aigle représentant ce que les gens appellent le « Bon Dieu ». Dans le texte de Shelley, le « Bon Dieu » est le grand méchant de l’histoire.

« Ce monstre est le créateur de la mort, des tremblements de terre, des épidémies et ainsi de suite. Son ennemi, le serpent, est le bienfaiteur de l’humanité et l’ennemi de tous les oppresseurs. Lorsqu’il pourra à nouveau reprendre son combat contre Dieu, les trônes trembleront et les multitudes terrestres, immenses et foulées au pied, commenceront à réaliser l’ampleur de son pouvoir. »

[…]

Les intentions de Shelley sont claires. Dans The Revolt of Islam, Shelley tente de créer un contre-récit féministe visant à manifester l’existence d’une opposition idéologique à la conception chrétienne des différences entre les sexes majoritaire à l’époque de la rédaction du livre. Le but de Shelley, en tant que défenseur du féminisme, tout comme ses beaux-parents, était de présenter Dieu et le patriarcat ordonné par Dieu comme une force d’oppression et d’encourager les femmes à prendre conscience de leur capacité à détruire les limites liées au sexe et au genre.

Selon Faxneld, « Le satanisme révolutionnaire de Shelley se combine à ce qui peut être, sans trop d’hésitation, qualifié d’idéal féministe. Cela est d’autant plus visible quand, par exemple, Cyntha, endosse un rôle typiquement masculin et charge, épée à la main, sur son destrier noir, pour sauver son frère. Shelley avait une vision utopique des distinctions entre les sexes, des « distinctions détestables » destinées à être « certainement abolies dans un état futur des choses ».

« Des distinctions détestables » ? Shelley appelle ouvertement et explicitement à la création d’une société féministe future dans laquelle les différences liées au sexe seront considérées comme mauvaises et en conséquence, entièrement abolies. Cela nous rappelle-t-il quelque chose ? Ce n’est pas un hasard si cette conception a été inspirée par des idées lucifériennes car nous avons montré comment les théologiens chrétiens et les premiers féministes considéraient Satan comme un être transgressant les limites liées au sexe et au genre.

Les chrétiens essaient parfois de défendre l’idée selon laquelle la recherche de l’égalité dans la société serait le résultat de l’influence biblique. Une chose est sûre : la Bible ne prêche pas l’égalité. Les critiques de la Bible comprennent cela clairement, à commencer par Faxneld et les féministes.

« Aux premiers temps de l’Église, le statut de la femme fit l’objet de longs débats. Si l’on s’en réfère aux textes, il est facile de trouver des passages qui viennent soutenir la notion de subordination des femmes tels que 1 Timothée 2 :11-15  mais aussi Tite 2:3-5, Éphésiens 5 :22-23, Colossiens 3 :18 et 1 Corinthiens 14 :34-36. Des phrases comme « femmes, soyez soumises à vos maris comme vous l’êtes envers le Seigneur » (Éphésiens 5 :22) et la façon dont elles ont été mises au service de la vision patriarcale permettent de mieux comprendre pourquoi certaines féministes viendront à considérer Dieu comme le protecteur du patriarcat (et occasionnellement, Satan comme un allié dans le combat contre ce dernier). »

La Bible est clairement patriarcale, dans le sens où elle soutient le leadership des hommes et rejette la prétention à l’égalité. À cause de cela, l’approche féministe de la Bible a oscillé entre un rejet pur et simple, à un rejet sous prétexte de détournement de sens, et dans les cercles « évangélistes » modernes, à expliquer que ces conceptions sont culturellement obsolètes, sans importance ou dépassées. De leur côté, Shelley et les autres féministes sataniques, ont tenté de subvertir le texte et de réinterpréter des récits comme celui de la Genèse en présentant Satan comme le libérateur de la femme.

[…]

Cyntha n’est pas radicale dans notre monde moderne mais elle l’était dans celui de Shelley et ainsi que dans le nôtre, il n’y a pas si longtemps que cela. L’idée d’un soldat féminin chargeant les lignes ennemies était ridicule à l’époque et devrait toujours l’être aujourd’hui. Mais dès l’origine, le but du féminisme était de subvertir les normes et les limites liées au sexe et c’est précisément ce qu’ont accompli les féministes. Au cœur de l’idéologie féministe se trouve l’idée que toutes les distinctions liées au sexe sont des chaînes dont il faut se libérer. Par essence, le féminisme EST transgenre.

[…]

Montrer dans l’espace public des femmes transgressives habillées en hommes était une technique habituelle aux débuts du mouvement féministe car leur objectif a toujours été de détruire toutes les différences entre les sexes. C’est l’essence même du féminisme dans sa notion la plus pure et la plus historique : les distinctions entre les sexes sont arbitraires et doivent à terme disparaître. Les choses ont-elles vraiment changé aujourd’hui ? Existe-t-il des limites que les mouvements féministes modernes considèrent comme sacrées ?

Par conséquent, nous voyons que le conflit actuel entre les activistes féministes et transgenres ne découle pas d’une corruption du mouvement féministe ou de quelque chose d’étranger au mouvement. Il s’agit tout simplement de la conclusion logique des buts premiers du féminisme. Rien de tout cela n’est nouveau, tout était là dès l’origine.

Notes du traducteur:

1) Le phénomène transgenre s’inscrit pleinement dans le projet mondialiste. Il permet en effet de développer l’indifférenciation, d’utiliser la défense des droits de l’individu et des minorités pour imposer leurs lois à la majorité tout en normalisant le pathologique et enfin, de détruire toute notion de réalité objective, y compris biologique, pour faire de l’individu le créateur de sa propre norme.

2) Le phénomène transgenre ne peut être pleinement compris qu’en tant que marque et signe d’appartenance à la religion luciférienne dont le mondialisme constitue l’expression politique. De nombreux décideurs économiques, politiques et financiers dissimulent une identité transgenre et l’étude attentive de l’anatomie ou de la physionomie se révèle souvent riche en surprises…

3) En France, la personne de Sainte Jeanne d’Arc semble, en apparence, transgresser les distinctions entre les sexes (ce sera d’ailleurs un argument utilisé par ses bourreaux pour justifier sa condamnation). Pour éviter toute équivoque ou subversion de cette sainte figure, il convient de noter que si Jeanne prend les habits d’homme pour guerroyer, c’est d’une part pour respecter l’ordre naturel des choses (pour faire la guerre, il faut ressembler à un homme) et d’autre part, pour obéir à la volonté de Dieu. La transgression temporaire de Jeanne ne se fait pas au nom de sa liberté ou de son émancipation personnelle mais dans un esprit de service et d’abandon à une volonté supérieure. Là où Satan et ses acolytes refusent de servir (non serviam), les soldats du Christ obéissent et servent.

De la pathocratie

Ignoti nulla est curatio morbi

(Nul ne peut traiter une maladie qu’il ne comprend pas)

Confrontés aux problèmes ainsi qu’aux aberrations de nos sociétés contemporaines, la plupart des citoyens attribuent les mauvaises décisions et les comportements néfastes de leurs dirigeants à l’incompétence, à l’ignorance ou à la bêtise. Malheureusement, la nature réelle des problèmes est toute autre et sans possibilité de comprendre leur cause, comment espérer pouvoir les résoudre ?   

Pour comprendre la nature de ce mal qui frappe nos sociétés, il est nécessaire de faire appel à une discipline très peu connue développée par un collectif de psychologues et psychiatres polonais durant l’occupation de leurs pays : la ponérologie, c’est-à-dire l’étude du mal d’un point de vue biologique et psychopathologique.

Pour simplifier, l’idée maîtresse de cette discipline est qu’il est possible de comprendre le mal en étudiant les facteurs cliniques et psychopathologiques rendant possible son émergence. Selon les études menées par les ponérologues, il existerait au sein de chaque groupe humain, une catégorie de personnes, de l’ordre de 0.6% à 1% de la population totale, marquées, soit par l’effet de lésions cérébrales, soit par un facteur héréditaire et génétique qui reste à identifier, par des troubles de la personnalités graves, notamment la psychopathie, au sens clinique et non commun du terme.

Le trait le plus saillant de la psychopathie et des caractéropathies associées est l’absence totale d’empathie, l’incapacité à éprouver des remords et plus généralement un monde de fonctionnement émotionnel totalement déviant et anormal. Pour reprendre une analogie souvent utilisée par les ponérologues, tout comme un daltonien est incapable de distinguer le rouge du vert, un psychopathe est incapable de faire la distinction entre ce qui est moral et ce qui ne l’est pas. Au mieux, il pourra comprendre, par l’expérience et l’observation, que certains comportements ne sont pas acceptables socialement et comprendra bien vite la nécessité de cacher sa nature « réelle » au gens normaux derrière ce que des psychologues ont appelé le « masque de santé mentale » (mask of sanity).

Dans une société saine, les psychopathes sont obligés de faire « profil bas » et concentrent l’essentiel de leurs efforts à ne pas être détectés par les gens normaux. Néanmoins, il arrive que dans l’histoire d’une société ou d’un groupe social, des événements particuliers, une crise grave, par exemple, ouvrent une fenêtre d’opportunité dans laquelle cette minorité de psychopathes va s’engouffrer. S’appuyant le plus souvent sur une idéologie révolutionnaire, les psychopathes vont utiliser cette dernière, à la fois comme prétexte pour laisser libre cours à leur véritable nature, mais également comme moyen de prendre progressivement le contrôle de la société et d’exercer sur celle-ci une influence de plus en plus grande.

Historiquement, il est possible d’identifier à la fois la ponérogénèse et sa dynamique : une minorité de psychopathes (1% de la population) gagne en influence et attire à elle des individus (6 à 10% de la population) qui ne sont pas des psychopathes essentiels mais qui souffrent d’autres formes de troubles de la personnalité et qui, pour des raisons qui restent à déterminer, s’avèrent, particulièrement sensibles à l’influence et à la fascination exercées par les psychopathes. Ce groupe, composé des psychopathes et de leurs « disciples », va voir son influence sociale et politique grandir jusqu’à agréger à lui, dans la première phase du processus, des gens normaux séduits par l’idéologie utilisée comme prétexte par le groupe de déviants pour exprimer sa pathologie. Dans la majorité des cas, ces groupes de gens sains finiront, à terme, par prendre conscience de la trahison des psychopathes et estimeront que la cause originelle pour laquelle ils se battaient a été trahie ou pervertie par ces derniers.

En attendant d’arriver à ce stade, le processus de prise de contrôle de la société par la minorité de psychopathes se poursuit et une fois celui-ci terminé, la société s’est transformée en ce que la ponérologie appelle une pathocratie, c’est-à-dire une société dans laquelle tous les leviers de l’influence et du pouvoir sont contrôlés par une minorité de caractéropathes souffrant de psychopathologies graves dont l’influence va se faire sentir sur l’ensemble du corps social et menacer à terme sa survie.

Sous le régime d’une pathocratie, les gens restés sains et normaux vont progressivement sentir, de façon confuse, que « quelque chose ne va pas », que la situation n’est pas « normale » sans pour autant être capable de le mettre le doigt sur la nature exacte du problème. Cette prise de conscience est rendue d’autant plus difficile par le fait que les psychopathes ont parfaitement conscience de la nécessité absolue de cacher leur nature réelle à une population majoritairement composée de gens normaux, population dont la coopération est de surcroît nécessaire pour faire « tourner la boutique » car compte tenu de leurs pathologies, les caractéropathes sont totalement incapables de créer ou de gérer correctement quoi que ce soit.

Malheureusement, l’action de la pathocratie ne se limite pas à un rôle de « parasite » sur le corps social. Peu à peu, les idées et les comportements déviants de « l’élite » pathocrate  vont être diffusés et absorbés par le corps social qui va, à son insu, modifier sa vision du monde pour adopter celle des psychopathes qui le dirige. Ainsi, les citoyens normaux vont progressivement modifier leur perception du monde et leur sens des valeurs pour s’adapter à la vision déviante des pathocrates  tout en ressentant plus ou moins consciemment une tension entre la nouvelle hiérarchie de valeurs et un héritage moral et culturel demeuré sain, une tension psychologique conduisant le plus souvent au développement de névroses au sein de la population.

Tout en modifiant  l’état d’esprit et les valeurs de la société qu’ils parasitent, les pathocrates vont, dans le même temps, utiliser tous les moyens à leur disposition pour neutraliser les gens sains d’esprit qui seraient en mesure de déchirer le voile du mensonge  et de révéler à la majorité de la population l’influence délétère et destructrice de ses nouveaux maîtres. En pathocratie, tout ce qui est sain doit être détruit ou neutralisé et les pathocrates utilisent systématiquement des techniques de manipulation psychologique comme l’inversion ou la projection pour faire passer comme dangereuses ou immorales les idées des individus restés sains. Comme ont pu le constater les pionniers de la ponérologie eux-mêmes, la psychologie et la psychiatrie font l’objet d’un contrôle étroit  par les pathocrates, à la fois pour neutraliser les opposants au régime (hospitalisation forcée)  mais aussi pour empêcher la diffusion de travaux susceptibles de révéler le caractère pathologique de la minorité dirigeante.

D’après les études menées par les ponérologues, dans un système pathocratique, plus un individu est talentueux et équilibré sur le plan psychique, plus sa participation à la société va devenir  progressivement difficile, voire totalement impossible. Passé un certain seuil, les individus les plus sensibles à la dérive pathocratique n’ont plus d’autre choix que de s’exiler ou de rompre tous les liens qui les unissent à la société pour entrer dans la marginalité, des choix et des attitudes adoptés aussi bien par les dissidents de l’époque soviétique que par les occidentaux fuyant les États où se met en place le totalitarisme progressiste.

Une fois que la société a terminé sa transition vers un régime pathocratique complet, elle se trouve structurellement confrontée aux problèmes suivants : d’une part, l’incapacité des psychopathes à gérer efficacement le système social et politique dont ils ont pris le contrôle, compte tenu des traits psychologiques qui les caractérisent, conduit mécaniquement celui-ci à l’effondrement. D’autre part, la majorité des gens normaux prend peu à peu conscience de la nature de la pathocratie, apprend à décrypter ses mensonges et son double langage et prend conscience de la nature parasitaire de la classe dirigeante des pathocrates.

Cette dynamique peut conduire certains à penser que pour se débarrasser d’une pathocratie, il suffit de laisser les choses suivre leur cours et d’attendre l’effondrement du système pour chasser les pathocrates du pouvoir et les remplacer par une nouvelle élite de gens normaux. Cette analyse méconnait le fait que compte tenu de leur nature déviante et de leur incapacité à vivre et à prospérer dans une société normale, la conservation de leur pouvoir constitue pour les pathocrates une question de vie ou de mort et qu’en cas d’incapacité à atteindre cet objectif, ils peuvent être prêts à emporter toute la société avec eux dans la tombe. Il est donc nécessaire de comprendre que la lutte contre la pathocratie est une lutte à mort contre un ennemi déterminé à conserver coûte que coûte un pouvoir qui constitue la seule et unique garantie de son existence et de sa survie.

Développés à l’origine dans le cadre de l’ancienne URSS, les concepts de pathocratie et de ponérologie peuvent être parfaitement appliqués à nos sociétés occidentales contemporaines. Aujourd’hui, l’idéologie remplaciste ou  progressiste a remplacé le communisme mais le mode de fonctionnement et les méthodes sont restées les mêmes : négation de la réalité du grand remplacement des peuples historiques, minimisation de l’explosion de l’insécurité et des violences, destruction des héritages culturels et historiques nationaux, manipulation des masses par les médias, normalisation des comportements déviants, promotion d’une conception sociale pathologique fondée sur l’individualisme, l’égoïsme et la violence, persécution de tous les résistants et plus généralement, processus de destruction systématique des nations occidentales ne pouvant à terme que conduire à leur effondrement.

Trop souvent, notre condamnation des comportements et des dérives pathocratiques se place sur un plan uniquement moral.  Bien que justifiée, cette tendance empêche de comprendre les facteurs, notamment psychopathologiques, qui conduisent à l’éclosion du mal dans une société. L’immense mérite de la ponérologie est d’avoir développé une grille d’analyse conceptuelle permettant de comprendre scientifiquement comment une psychopathologie peut « infecter » politiquement, socialement et psychologiquement  une société et la conduire sur le chemin de la destruction. Elle permet également d’aider les individus normaux, notamment les plus jeunes, à identifier rapidement les psychopathes et à se garder des immenses capacités de séduction et de fascination que ceux-ci peuvent déployer, notamment sur les plans de la politique et des idées. Combien de psychopathes sont encore aujourd’hui admirés et vénérés aussi bien par le grand public que les intellectuels alors que leurs comportements et leurs productions les révèlent à l’œil du ponérologue averti comme tels ?

Les pays d’Europe de l’Est ont été libérés de la pathocratie par un événement géopolitique majeur : la chute de l’URSS. Plutôt que d’attendre le grand  événement qui libérera le monde occidental de la pathocratie progressiste, ne vaudrait-il mieux pas révéler le plus largement la nature du régime pathocratique au plus grand nombre et mobiliser un maximum de forces en vue de sa neutralisation ?

Pour aller plus loin :

La ponérologie politique, Andrew M. Lobaczewski

Ponerology.com

Des psychopathes

Du déni des complots

Psychopathy and the Origins of Totalitarianism

Des psychopathes

Bien des gens croient que le diable est mort, alors qu’il se contente aujourd’hui de se promener déguisé en homme. Nicolas Gomez Davila

Des films comme « Le Silence des Agneaux » ont dépeint les psychopathes comme des personnalités à la fois retorses et flamboyantes. La réalité est autrement triviale et bien plus terrifiante.

Une des dates marquantes dans l’histoire de l’étude la psychopathie est la publication de « La ponérologie politique : étude la genèse du mal à des fins politiques ». Ce livre, rédigé par un collectif de psychiatres polonais à l’époque communiste révèle comment notre monde est dirigé par une minorité de psychopathes se cachant derrière « un masque de santé mentale ».

Les véritables psychopathes ne sont pas des tueurs en série éructant derrière les barreaux d’une prison de haute sécurité ou tapis dans un bois en attendant le passage d’une innocente victime.

Non, ce sont des chefs d’état, des chefs d’entreprises, des médecins, des stars de la chanson ou du cinéma. Si vous êtes déstabilisé par cette révélation, vous le serez encore plus en apprenant que du point de vue de la biologie évolutive, le fait d’être un psychopathe constitue un véritable avantage.

En effet, l’intelligence largement supérieure à la moyenne et surtout l’incapacité à ressentir  de l’empathie pour ses victimes ou à souffrir des remords causés par le mensonge ou la manipulation font du psychopathe l’être parfait pour s’imposer dans des situations de dominance et accéder aux rangs les plus élevés de la hiérarchie sociale.

S’il y a bien  une chose en revanche qu’Hollywood a dépeint correctement, c’est l’extrême intelligence du psychopathe. Ses capacités hors-normes sont le plus souvent utilisées pour manipuler ses victimes et piéger ses proies. Loin d’être un fou furieux, le couteau entre les dents et la bave aux lèvres, le psychopathe est un grand charmeur. Il séduit, il flatte, il promet. Son sens aigu de l’observation lui permet d’analyse votre psychologie  pour y détecter la faille dans laquelle il va s’engouffrer.

Pour arriver à ses fins, il va mentir, tromper, déformer les faits, refaçonner la réalité à sa guise.

Et il n’en ressentira aucune gêne, ni remords.

Il est quasiment impossible pour un être humain « normal » d’imaginer le fonctionnement d’un psychopathe. Nous pensons naïvement que les gens ont les mêmes limites que nous et ressentent les mêmes émotions désagréables quand ils commettent une injustice ou profèrent un véritable mensonge.  C’est vrai, sauf dans le cas du psychopathe et c’est cela qui le rend si redoutable.

Il fonctionne différemment, il n’est pas « câblé » pareil.

Prenons l’exemple d’un psychopathe engagé en politique.

Avec un électeur de base, il se fera sympathique, bon vivant, proche du peuple.

Avec un syndicaliste, il se dira proche des revendications des ouvriers et pestera contre les patrons.

Avec les patrons, il dira l’inverse et se prétendra libéral.

Quand le peuple demandera des mesures fermes contre l’immigration, il lancera un débat sur le sujet et se déclarera préoccupé par la question.

En coulisse, il agira contre l’extrême-droite et financera des mouvements d’extrême-gauche.

Le pire, c’est que ça marche.

Les gens aimeront le psychopathe et continueront jusqu’à sa mort de penser qu’il était proche d’eux, qu’il était sympathique, à l’écoute, que c’était un bon chef qui avait leurs intérêts à cœur.

Ils ne comprendront jamais que tout cela n’était qu’une ruse de psychopathe, un « masque de santé mentale ». Dans son for intérieur, le psychopathe méprisera ces imbéciles qu’il a si facilement dupés.

Comment détecter les psychopathes ?

1-Les actes et leurs résultats

Le psychopathe fait beaucoup de promesses, prétend entendre, comprendre mais ses annonces sont souvent peu suivies d’effet. Surtout, il se débrouille toujours pour faire passer son intérêt personnel avant l’intérêt général et évite toujours de faire de vrais sacrifices.  L’entreprise fait faillite, il part avec un parachute doré. Le pays court à la ruine, il continue de mener grand train. Si quelqu’un doit payer, ce sont toujours ses lieutenants, jamais lui.

2-Trop sympathiques et séducteurs

Pour manipuler ses proies, le psychopathe les séduit et les charme en leur disant ce qu’elles veulent entendre. Par conséquent, quelqu’un de trop sympathique, d’absolument charmant et dont absolument tout le monde dit trop de bien et qui, de surcroît, vous dit toujours ce que vous voulez entendre, doit susciter la méfiance. Face à ce genre de profil, l’alerte rouge doit s’enclencher : attention, psychopathe potentiel !

L’ennemi juré du psychopathe, sa Némésis, qui peut aussi être sa proie favorite quand elle n’a pas été avertie, est le surdoué. Ce dernier a le souci authentique du bien commun et les capacités intellectuelles pour voir clair dans le jeu du  psychopathe. A ce sujet, il est intéressant de noter que dans la culture populaire  les grands conflits archétypaux opposent souvent un surdoué à un psychopathe.

Que faire face à un psychopathe ?

En premier lieu, il ne faut en aucun cas tenter de l’attaquer de front car les chances de succès sont quasi nulles. Ensuite, il est tout aussi inutile faire appel à sa compassion, à sa morale ou à son humanité.

Autant supplier un tigre affamé de ne pas vous manger.

Il est tout aussi déconseillé de le designer publiquement un psychopathe comme tel. A moins d’être un psychiatre, l’accusation ne sera pas prise au sérieux et le psychopathe l’a retournera à son avantage.

Pour neutraliser un psychopathe, il faut d’abord commencer par rompre le charme en passant le moins de temps avec lui et en réduisant au maximum le volume  et la fréquence des interactions. Dans le même temps, il faut cesser de lui faire confiance et ne plus croire une seule de ses promesses ou de ses engagements. En cas de collaboration forcée, il faut tout mettre par écrit enregistrer les conversations, bref se barder de preuves objectives.

Quand le moment est venu de neutraliser le psychopathe en passant à l’action, il faut être rapide, brutal, décisif et surtout ne lui laisser aucune chance de réagir.

Dans tous les cas, il est déconseillé d’attaquer frontalement un psychopathe car les chances de succès sont très faibles.

Ceci étant dit, le meilleur moyen de se prémunir contre les psychopathes reste de les identifier à temps pour éviter de se retrouver dans leur environnement proche.

Pour autant, il serait ridicule et excessif de voir un psychopathe derrière chaque personnalité forte ou dominatrice. Au mieux, les psychopathes représentent 1% de la population. Manipuler, mentir et tricher sont des comportements humains normaux. Les psychopathes, eux, se distinguent par le fait que le mensonge et la manipulation ne sont pas pour eux des outils tactiques utilisés de façon ponctuelle mais un mode de fonctionnement total et permanent.

Pour aller plus loin:

De la pathocratie

Du déni des complots

Psychopathy and the Origins of Totalitarianism

Les troubles psy expliqués par la théorie de l’évolution, Pierrich Plusquellec

La ponérologie : étude de la genèse du mal à des fins politiques

L’agression : une histoire naturelle du mal, Konrad Lorenz

Du déni des complots

Extraits d’un article original de Tim Foyle publié en mars 2021 sous le titre « On the psychology of the conspiracy denier »

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Retrouver la traduction complète de cet article dans l’Homme et la Cité- Volume II

“Pourquoi des gens par ailleurs parfaitement intelligents, sérieux et rationnels regimbent face à l’idée que des sociopathes conspirent pour les manipuler et les duper ? Et pourquoi défendent-ils cette position sans aucun fondement avec autant de véhémence ?

L’Histoire est un véritable catalogue des machinations de menteurs, de voleurs, de brutes et de narcissiques et de leurs effets dévastateurs. Nous savons sans aucun doute que les hommes politiques mentent et dissimulent leurs conflits d’intérêt et nous savons que les entreprises témoignent d’un mépris total pour les règles morales. Nous savons que nous sommes entourés de corruption.  Nous savons que les liens incestueux entre la sphère politique et le monde de l’entreprise, l’industrie du lobbying, les régulateurs corrompus, les médias et la justice signifient que les actes criminels ne sont jamais jugés et punis comme ils devraient l’être. Nous savons que la presse fait un peu de bruit sur ces différents sujets mais qu’elle n’a jamais le courage de les creuser à fond. Nous savons que les forces de l’ordre et les services de renseignement se livrent à des activités criminelles à une échelle gigantesque et qu’ils ne sont pour cela jamais inquiétés par la justice. Nous savons que les gouvernements ne cessent d’ignorer ou de piétiner les droits de leurs citoyens et qu’ils maltraitent et font subir de mauvais traitements à leurs populations. Rien de tout cela n’est sujet à controverse.

Par conséquent, pourquoi ceux qui nient la réalité des complots refusent d’admettre leur existence avec autant de ferveur, de condescendance et ce ton moralisateur ? Pourquoi, malgré toutes les preuves, continuent-ils avec mépris de défendre l’illusion de plus en plus fragile que nos « bons maîtres » s’occupent de tout, qu’ils n’ont que nos intérêts à cœur et qu’ils sont nobles, sincères et plein de scrupules ? Pourquoi continuent-ils de croire que la presse sert la vérité et le public plutôt que les escrocs ? Que les injustices qui ne cessent de se produire sont dues à des erreurs ou à l’ignorance plutôt qu’à ce mot épouvantable de « complot » ? Quelle personne raisonnable pourrait continuer à croire à ce conte de fées ? Le désaccord porte ici essentiellement sur une question d’échelle. Quelqu’un de véritablement curieux ne limitera pas sa curiosité à l’échelle d’un pays ou d’une entreprise. Pourquoi le ferait-il ? Une telle personne partirait du principe que les mêmes méthodes de corruption qui existent au niveau local se retrouvent probablement à tous les niveaux de la pyramide du pouvoir. Mais ceux qui nient les complots affirment que cette idée est ridicule. Pourquoi ?

Il est évident que les structures pyramidales, sociales ou légales, que l’humanité a laissé se développer sont précisément le type de hiérarchie de dominance qui favorisent le sociopathe. Un être humain avec un état d’esprit sain et coopératif n’a aucune raison de participer au combat nécessaire pour gravir la pyramide du monde de l’entreprise ou de la politique. À ceux qui refusent les complots : d’après vous, à quoi occupent leurs journées les 70 millions de sociopathes que compte le monde, eux qui sont nés dans un « jeu » dans lequel toute la richesse et le pouvoir sont concentrés au haut de la pyramide tandis que le fait d’être impitoyable et amoral représente les deux meilleurs moyens de gagner la partie?

Ceux qui nient les complots n’ont-ils jamais joué au Monopoly ?

Les sociopathes n’ont pas choisi leur vision du monde de façon consciente et sont incapables de comprendre pourquoi les gens normaux s’encombreraient d’un tel handicap en se limitant avec de la sensibilité et de l’empathie, des notions qui sont aussi étrangères à l’esprit d’un sociopathe que leur absence peut l’être pour celui d’un être humain normal. Pour gagner le jeu, la seule chose que doit faire le sociopathe est de mentir en public tout en conspirant en privé. Qu’y a-t-il de plus simple ? En 2021, continuer d’imaginer que ce n’est pas cette dynamique qui dirige notre monde représente une forme irresponsable de naïveté qui confine à la folie. D’où provient un instinct destructeur aussi mal placé ?

Le jeune enfant accorde une confiance innée à ceux qui se trouvent dans son environnement immédiat, une confiance qui, pour l’essentiel, est entièrement justifiée. Autrement, l’enfant ne pourrait pas survivre. Dans une société saine aussi bien mentalement que socialement, cet instinct profond évoluerait au fur et à mesure que la psyché se développerait. […] Révérence et respect pour la tradition, les forces naturelles, les ancêtres, la raison, la vérité, la beauté, la liberté, la valeur intrinsèque de la vie ou l’esprit initiateur de toutes choses, tout cela pourrait être autant d’endroits valides où placer de façon consciente notre confiance et notre foi, de même que tout ce qui découle de systèmes de croyance plus formalisés.

[…]

Que se passe-t-il lorsqu’il existe en nous un besoin enfantin qui n’a jamais évolué au-delà de sa fonction originale qui est de permettre la survie en faisant confiance à ceux qui se trouvent dans notre environnement immédiat et qui sont simplement les plus présents, les plus puissants et les plus  actifs ? Que se passe-t-il quand nous n’avons jamais véritablement exploré nos propres psychés et interrogé en profondeur ce en quoi nous croyons vraiment et pourquoi ?

[…]

Je suggère que la réponse est simple et que la preuve de ce phénomène et des ravages qu’il cause se trouve sous nos yeux : l’instinct inné de faire confiance à la mère n’évolue jamais, ne rencontre jamais et n’interagit jamais avec son contrepoids qui est la raison ou la foi éclairée et demeure pour toujours sur son mode « par défaut » qui est celui de l’enfant. Bien que la psyché immature ne dépende plus des parents pour son bien-être, le puissant principe central que j’ai décrit demeure intact : jamais remis en cause, jamais intégré et sous-développé. Et dans un monde où la stabilité et la sécurité ne sont plus que des lointains souvenirs, ces instincts de survie au lieu d’être affutés, pertinents, capables de discernement, adaptés et écoutés demeurent littéralement ceux d’un bébé. La confiance est placée dans la force qui fait le plus de bruit, la plus puissante, la plus présente, la plus indiscutable parce que l’instinct décrète que la survie en dépend. Et dans cette grande « nurserie mondiale », la force la plus omniprésente est celle du réseau des institutions qui projette en permanence une image, totalement injustifiée, de pouvoir, de calme, d’expertise, de bienveillance et de stabilité.

D’après moi, voici la manière dont ceux qui nient les complots sont capables de s’accrocher et de défendre la fiction totale selon laquelle au-delà d’un certain seuil social non défini de la hiérarchie sociale, la corruption, la tromperie, la malveillance et le narcissisme s’évaporent comme par magie. […] Que derrière la porte, Papa et Maman sont là et font de leur mieux pour que leur petit chéri soit à l’aise, heureux et en sécurité jusqu’à la fin de ses jours. […] Ceci explique pourquoi ceux qui nient les complots attaqueront toute suggestion que l’archétype du parent n’est plus présent et que derrière la porte, il y a des sociopathes qui nous considèrent avec un souverain mépris et sans aucune considération pour notre existence. Celui qui nie les complots attaquera de telles suggestions avec autant d’agressivité que si sa survie en dépendait, ce qui dans le cadre de sa psyché fragile, est d’ailleurs le cas. Son bien-être, sa sécurité, son futur, tout repose (de façon totalement inconsciente) sur cette illusion. 

[…]

À tous ceux qui ont l’habitude de traiter  les gens qui se posent des questions, qui enquêtent, qui sont sceptiques comme des fous, des paranoïaques, des électeurs de Trump antiscience, je vous pose cette question : en quoi croyez-vous ? En qui avez-vous placé votre confiance et pourquoi ? Alors que personne ne fait confiance au gouvernement, pourquoi faites-vous confiance à des organisations mondiales ou supranationales sans aucune hésitation ? En quoi cela est-il rationnel ? […]Ces organisations ont gagné votre confiance avec rien de plus que l’argent qui permet d’acheter une bonne campagne de presse et des mensonges sur papier glacé.

[…]

Dans le monde d’aujourd’hui, la confiance mal placée et sans aucun fondement est peut être la plus grande source de pouvoir qui existe.

Les complots criminels à grande échelle sont une réalité. Les preuves sont accablantes. Il est difficile de déterminer l’ampleur de ceux qui sont en cours mais il n’y aucune raison d’imaginer que dans cette époque de mondialisation, la quête des sociopathes pour le pouvoir ou la possession de ressources ait baissé en intensité. Elle ne risque pas de l’être tant que la dissension est moquée et censurée jusqu’au silence par les chiens de garde, les « idiots utiles » ou ceux qui nient les complots, tous ceux qui, dans les faits, participent directement au plan des sociopathes en attaquant sans relâche ceux qui tentent de faire la lumière sur leurs activités criminelles. Chaque être humain a l’urgente responsabilité de révéler les plans des sociopathes partout où ils existent et de ne jamais attaquer ceux qui s’acquittent de cette tâche. Maintenant, plus que jamais, le temps est venu de ranger nos jouets et nos instincts d’enfants et de nous lever en tant qu’adultes pour protéger l’avenir des véritables enfants qui n’ont pas d’autre choix que de nous faire confiance pour survivre.

Cet essai s’est concentré sur ce que je considère le facteur psychologique le plus profond de la négation de l’existence de complots. Il en existe d’autres tels que le désir d’être accepté, le refus de la connaissance et de la confrontation avec la part d’ombre intérieure ou extérieure, la préservation d’une image de soi  positive et vertueuse, une version généralisée du phénomène du « singe volant » dans lequel un groupe social égoïste et vicieux se protège lui-même en faisant bloc derrière la brute, l’adoption subtile et inconsciente de l’état d’esprit des sociopathes (« l’humanité est le virus »), l’addiction au scandale/complexe de supériorité/jeux de pouvoir, un intellect retardé ou sans ambition qui se trouve validé par le maintien du statut quo, un mécanisme de protection par dissociation qui postule que les crimes et les horreurs commis à notre époque ne se produisent pas vraiment ici et maintenant, sans oublier la bonne vieille lâcheté et la paresse. Ma suggestion est que, dans une certaine mesure, tous ces éléments reposent sur la fondation de cette cause première que j’ai détaillée ici.”  

Notes du traducteur:

1) Dans le cas de la France, cette naïveté s’explique en partie par le fait que pendant des siècles, le peuple français fut gouverné par un roi, véritable père du royaume qui considérait ses sujets comme ses propres enfants. Malgré le passage à un régime républicain, cette conception, désormais erronée, continue de persister dans l’esprit des Français, de la même manière que la sensation d’un membre « fantôme » continue de persister après une amputation. À l’inverse d’un Américain, citoyen d’une jeune nation fondée sur la révolte contre le « père » royal, il est très difficile pour un Français de s’affranchir de cet héritage psychologico-politique et donc d’imaginer que ses dirigeants, identifiés au roi et donc au père, lui veuillent du mal.

2) Une autre explication est le fait que plus une société est complexe, plus elle repose sur la confiance et sur la certitude que chacun de ses membres s’acquitte correctement de sa tâche. Se mettre à douter de cette réalité revient à remettre en cause l’équilibre et la viabilité de la société dans son ensemble, une pensée qui peut conduire à un sentiment extrême de vulnérabilité et donc d’angoisse. Nos sociétés hautement complexes, ultraspécialisées et atomisées représentent un environnement idéal pour les sociopathes, contrairement à celles qui sont marquées par le localisme, l’autosuffisance et l’existence d’authentiques liens de solidarité et d’appartenance collective.

Pour aller plus loin:

Des psychopathes

Du gaslighting

Contrôle de la CEDH par G. Soros

Manipulation du cours de l’or par JP Morgan

Origine de l’Union Européenne

Opérations sous faux drapeau

Q drops

De l’empire du mensonge

“Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés. Les grands sont protégés par l’incrédulité publique.”

Article original de Martin Geddes  publié le 16 mai 2022 sous le titre « 9/11, Apollo, Covid- Lies, lies, lies ».

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

“Le 7 septembre 2001, j’étais en voyage d’affaires à New-York en tant qu’employé de Sprint. Il faisait un beau ciel bleu et je me souviens d’avoir laissé mon regard se perdre vers Broadway, le sud de Manhattan et les tours jumelles du haut d’un gratte-ciel de Times Square. Quatre jours plus tard, j’étais en train de faire une randonnée dans le Zion National Park quand le monde bascula dans la folie.

Pendant des années, je n’eus aucune raison de contester la version officielle que j’avais acceptée sans discuter. Je connaissais l’existence des « théories du complot » et des points de vue alternatifs mais je les considérais comme minoritaires et sans importance. Mon existence était occupée par ma carrière, mes jeunes enfants et des fractures personnelles.

Les guerres illégales et illégitimes d’Irak et d’Afghanistan me donnèrent matière à réflexion. Je me souviens avoir donné le bénéfice du doute à Tony Blair concernant l’Irak et rejeté l’affirmation des manifestants pour la paix, à savoir que les preuves de l’existence des armes de destruction massive avaient été fabriquées de toutes pièces. De toute évidence, j’avais tort et je m’étais fait avoir.

Aux alentours de 2010, je me suis à nouveau penché sur l’histoire du 11 septembre et j’ai commencé à m’intéresser aux critiques de la version officielle. Plus je creusais, plus mon inquiétude grandissait. Je ne pouvais pas être certain de ce qui s’était réellement passé, ni savoir qui était vraiment derrière les attaques, ou bien déterminer quel était leur véritable motif mais il m’était impossible de concilier les données brutes avec la version officielle.

Pour accepter cette version, il aurait fallu que j’ignore des anomalies absolument incroyables. Les tours jumelles se seraient écroulées en chute libre, se transformant en poussière en chemin et en laissant un petit tas de débris (comparé à leur taille) recouvrant de la roche fondue qui mit des mois à se refroidir. Le modèle suggéré d’un effondrement progressif viole la loi de conservation de la quantité de mouvement.

De façon toute aussi incroyable, le WTC7 s’est également effondré sur lui-même à cause de « feux de bureau », l’effondrement ayant été annoncé sur le BBC avant qu’il ne se produise. Un modèle d’ingénierie secret a été utilisé pour justifier cet événement aussi unique qu’improbable. Le corps de bâtiment principal du WTC6 a purement et simplement disparu mais cela ne doit pas être considéré comme quelque chose d’important. Tous les débris de la scène du crime furent emportés en Chine pour être stockés plutôt que conservés sur place dans le cadre de l’enquête. [lien]

Il existe des preuves d’explosifs préinstallés et il est possible d’en voir certains exploser de façon prématurée en-dessous des étages en train de s’effondrer. De nombreux témoins visuels affirment avoir vu des explosions avant l’effondrement. La trajectoire des « avions » est improbable et ceux-ci n’ont laissé que très peu de débris. Les tours étaient spécialement conçues pour encaisser ce type d’impact et pourtant, elles échouèrent toutes deux de la même façon à y résister.

Pendant ce temps, au Pentagone, un autre « avion » a magiquement glissé sur l’herbe pour disparaitre dans un trou plus petit que sa carlingue, sans aucune trace de l’impact des moteurs ou du fuselage. La section du Pentagone touchée était celle où se trouvait l’équipe qui travaillait sur le vol de trilliards de dollars annoncé la veille [lien]. Le « crash » en Pennsylvanie n’a laissé également laissé aucun débris visible, ce qui doit être une autre coïncidence. [lien]

En parlant d’argent, la preuve d’une fraude massive à l’assurance n’a bien sûr aucun rapport avec l’affaire. De même que tous les mouvements sur les marchés financiers qui constituaient autant de signes avant-coureurs de ce qui allait se produire. Et pourquoi se poser toutes ces questions de bon sens sur les aspects financiers ou militaires de l’événement, notamment tout ce qui pourrait concerner de près ou de loin à l’Arabie Saoudite? [lien] Et tout cela se produisit sous l’œil impuissant de l’armée qui n’envoya aucun avion de chasse pour intercepter quelque avion que ce soit. Et, une fois de plus, par le plus grand des hasards, toutes les caméras de surveillance du Pentagone étaient éteintes, ce qui permet d’éviter tout élément susceptible de remettre en cause la version officielle. Pourquoi donc ?

La commission d’enquête, marquée par les partis-pris et le manque de ressources, ignora de multiples objections soulevées par des militaires, des pilotes, des ingénieurs et des membres des premiers secours (qui, de façon surprenante, furent nombreux à mourir de maladies associées à l’empoisonnement par des radiations). Le bouc-émissaire désigné comme responsable du crime fut accepté comme tel dès le premier jour et sans aucune discussion. Aucune théorie alternative ne fut considérée.

Malheur à qui oserait penser qu’il s’agissait là d’un événement prévu de longue date, d’autant plus qu’il fut suggéré pendant des décennies par les médias de masse. Toute la symbolique occulte qui entoure l’événement, notamment la lecture par George Bush du livre, « My Pet Goat », [NdT :Ma petite chèvre, un livre pour enfants] est bien entendu sans importance. Nous devons naturellement accepter que les deux guerres et les millions de morts qui ont découlé de la version officielle représentent un prix à payer pour notre liberté.

Avec le recul, il est difficile de comprendre comment quiconque peut prendre la version officielle au sérieux tant elle est ridicule et pleine d’incohérences. Mais une décennie plus tard, j’avais encore moi-même du mal à l’accepter car rejeter cette version posait deux problèmes majeurs. Le premier était que cela aurait signifié que notre perception collective de la réalité était fausse et que, bien que notre système de gouvernement fusse criminel et corrompu jusqu’à la moelle, la plupart des gens lui faisaient encore confiance. Le second était que cet état de fait ne suscitait aucune objection de la part des membres non corrompus de l’armée et qu’il n’existait aucune opposition capable de chasser ces criminels du pouvoir.

Taraudé par ces questions, je gardais mes idées pour moi sans jamais les évoquer en privé ou au travail. Dans les années qui suivirent l’acceptation de ma première « théorie du complot », je participais à un travail de pointe sur les réseaux de télécoms [NdT : Martin Geddes est un professionnel mondialement reconnu des télécoms. Il occupa notamment le poste de directeur du département « Innovation et design » chez British Telecom.] Mes collègues étaient formés pour détecter les erreurs véhiculées par les conceptions généralement admises. Et pourtant, quand il me prit un jour l’idée de suggérer qu’il y avait tout de même des choses qui ne collaient pas dans l’histoire de la mission Apollo, ils me regardèrent comme si j’étais devenu complètement fou.

Si vous voulez creuser le sujet des missions sur la Lune, je vous suggère la remarquable série d’articles “Wagging the Moondoggie” par le regretté Dave McGowan. Une fois que l’on rentre dans le vif du sujet, c’est très bien écrit et franchement drôle. Si l’histoire du 11 septembre est tragiquement absurde, celle du programme Apollo est au-delà de comique. Je n’arrive pas à imaginer comment il est possible de présenter la version officielle à une personne rationnelle et raisonnable et que celle-ci la prenne au sérieux.

Pour accepter cette version, il faut, une fois de plus, ignorer un grand nombre d’anomalies. Après avoir été battus dans les grandes largeurs par les Soviets dans la course aux étoiles et gênés par le poids de la guerre du Vietnam, les Américains auraient réussi à sortir ce coup d’éclat du chapeau, juste au bon moment. Un équipement jamais testé en situation et semblant tout droit sorti de chez Bricomarché serait parvenu à effectuer, du premier coup, une succession parfaite de décollages et d’atterrissages sur un autre corps céleste, y compris réussir un rendez-vous avec un module en orbite volant à des milliers de kilomètres par heure. 

Tout cet équipement datant des années soixante – l’électronique, les caméras, le matériel de communication, les batteries, les respirateurs, le système de refroidissement, les sas d’accostage, les lits, les toilettes, les lieux de vie – serait parvenu à tenir dans l’équivalent d’un monospace. Plus incroyable encore, ils trouvèrent par la suite de la place pour ajouter un véhicule entièrement pliable ! Malheureusement, toutes les données de la mission ainsi que les designs pour cet origami de génie ont été « mal rangées ou perdues ». [lien]

À ce sujet, vous êtes priés de croire qu’aller sur la Lune n’était qu’une aventure sans lendemain et que les progrès technologiques accomplis n’ont servi à rien. Au lieu de devenir une réalité triviale et quotidienne, aller sur la Lune nécessiterait des compétences « oubliées » qu’il serait impossible d’acquérir à nouveau dans un délai ou un budget raisonnables. Pendant ce temps, Stanley Kubrick était très occupé, juste au bon moment, par un projet secret.

À quel point faut-il être crédule pour accepter de telles foutaises sans se poser de questions ?

Et bien il semblerait que cette qualité soit fort répandue. Nous avons vu exactement le même mécanisme à l’œuvre avec le Covid. Un virus (dont il n’a pas encore été prouvé de façon satisfaisante qu’il existe) apparaît soudainement et la réponse appropriée est… la suppression totale de toutes les libertés publiques et une campagne mondiale de terreur. Les moyens normaux de renforcer le système immunitaire (comme la Vitamine D) sont ignorés, des solutions efficaces et peu coûteuses de combattre la maladie (comme l’Ivermectine) sont dénigrées et difficiles à obtenir.

Pendant ce temps, des masques qui génèrent de la peur sont rendus obligatoires, en dépit du fait qu’il n’existe aucune preuve de leur efficacité et que leur usage comporte un risque pour la santé (comme l’hypoxie et la pneumonie). Les personnages âgées sont assassinées avec du Rivotril dans les EHPAD, les patients dans les hôpitaux avec du Remdesivir, les emplois et la santé mentale sont détruits avec des confinements. Tout le monde est encouragé à rester chez soi et à éviter toute socialisation. Tout cela est fait au nom de la santé publique.

Ensuite, une thérapie génique en phase expérimentale conçue par des escrocs notoires [lien] est présentée comme la seule solution, en dépit des preuves manifestes de fraude à chaque étape des tests. Aucune donnée sur les effets à long terme n’est disponible, l’éthique médicale de base est ignorée et la vaccination est présentée comme un geste civique alors même que ses concepteurs affirment qu’elle ne réduit ni la transmission, ni l’infection. Le produit est ensuite offert aux enfants, qui ne constituent pas une population à risque, malgré un doute raisonnable de son impact sur la fertilité ou celui de l’ARN sur l’ADN.

Le 11 septembre, Apollo, Covid, trois hallucinations collectives parmi bien d’autres. La dernière décennie a été pour moi une période très étrange. Une fois que vous prenez conscience que la « normalité » est un asile de fous, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Quand un pan du système psychologique conçu pour vous piéger s’effondre, cela vous conduit à remettre en question de plus en plus de choses et à découvrir que des aspects importants de ce « consensus sur le réel » sont fondés sur des mensonges et en conséquence, de vous retrouver de plus en plus coupé de ceux qui veulent croire en ces contes de fées. Peu à peu, j’ai fini par comprendre comment ces hallucinations collectives fonctionnent.

Premièrement, l’absurdité et le culot du mensonge sont des fonctionnalités et non des bugs. Une fois que les gens ont accepté ce qui est manifestement impossible, ils ressentent de façon inconsciente la honte d’avoir été piégés. Ce qui compte pour eux c’est ce que « tout le monde sait », c’est-à-dire ce qu’ils croient que les autres croient. En tant qu’êtres sociaux, il est considéré comme plus important de faire partie du groupe que de prendre le risque d’être isolé et ostracisé.

Deuxièmement, mettre en évidence le problème provoque une blessure à l’égo de la personne trompée. Un système de contrôle social auto-entretenu maintient le mensonge en vie, afin que l’orgueil ne soit pas blessé. Ceux qui remettent en cause la version officielle et soulignent ces anomalies sont ignorés, rejetés ou tournés en ridicule. Plus le mensonge perdure, plus sa longévité constitue une preuve de sa légitimité.

Troisièmement, notre société n’est pas favorable aux dissidents. La censure est implicitement célébrée quand elle frappe ceux qui remettent en cause la version officielle. Les termes du débat entre gens « raisonnables » place le mensonge hors du champ de la discussion. La curiosité, l’ouverture d’esprit et la possibilité de se tromper sont célébrées en paroles mais une culture du narcissisme généralisé les rend impuissantes à agir en profondeur sur la société.  

J’espère qu’avoir partagé mon cheminement intellectuel de « complotiste » sera utile à d’autres. J’ai appris à ne pas me soucier des opinions bien arrêtées de personnes qui n’ont jamais examiné les données, ne se sont pas débarrassées de leur besoin d’avoir toujours raison ou n’ont jamais osé admettre la possibilité que les forces du mal soient à l’œuvre dans le monde. Je m’attends à ce que ces trois énormes mensonges, et bien d’autres, soient révélés en temps voulu et que la vérité n’ait plus besoin de personne pour la défendre, moi compris.”

Note du traducteur :

1) Si les complots révélés ici n’ont, au final, que peu d’impact sur notre vie quotidienne, leur révélation sert principalement à mettre en évidence la capacité de manipulation à grande échelle de l’opinion publique par les médias, les politiques et les « experts », jusqu’à la création d’une véritable réalité parallèle dans laquelle se trouvent emprisonnés les peuples.

2) La capacité à admettre ou à rejeter les complots n’est en aucun cas liée au niveau d’études, à l’intelligence ou au statut social. Les principaux facteurs sont en réalité la tolérance au risque d’exclusion par le groupe (non-conformisme) et la capacité à se détacher émotionnellement d’une idée pour l’analyser de façon objective. Dans les deux cas, le facteur déterminant est la présence d’un véritable esprit critique et l’existence d’une réelle confiance en soi.

3) Au sein d’un groupe humain, il existe toujours une petite proportion d’individus chez qui la quête de la vérité ou de toute autre valeur absolue prend le pas sur le risque d’ostracisation sociale. C’est au sein de cette population que l’on trouve les découvreurs, les pionniers et tous les esprits capables de concevoir des changements de paradigme. Un système social efficace met les compétences uniques de ces profils au service du groupe. Un système inefficace et dysfonctionnel les censure, les étouffe et les condamne à la marginalité.

Totalement inconnu en France, Martin Geddes, auteur de plusieurs livres, de dizaines d’essais et d’un travail colossal de réinformation sur les réseaux sociaux, est un des acteurs majeurs du Grand Réveil. Tous les écrits de Martin Geddes, libres de droits et en accès libre, peuvent être consultés ici.

Pour aller plus loin:

Center for an Informed America (9/11 et Apollo)  

De la désinformation

Du déni des complots

Des bonnes questions (Geddes)

De l’Intellectuel-Mais-Idiot (Taleb)

Tweet du porte-parole du Ministère chinois des Affaires Étrangères

Interview de Thomas Pesquet (France 2)

Interview Buzz Aldrin (“Nous n’y sommes pas allés”)

Buzz Aldrin

Des bonnes questions

Article publié le 6 juillet 2022 par Martin Geddes sous le titre « Are you sure you have this 100% right ? ».

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Si vous êtes déjà abonné à ma liste de diffusion, je vous prie de bien vouloir m’excuser. Cet article ne vous concerne probablement pas car vous avez déjà pris conscience de certaines réalités douloureuses et dérangeantes concernant notre monde. Peut-être aurez-vous envie d’envoyer cet article à ceux qui sont sur le point de se poser de telles questions mais qui n’ont pas encore franchi le pas ? Il vaut mieux commencer à avoir des doutes et à remettre en cause ses certitudes de sa propre initiative plutôt que notre nature d’imbécile orgueilleux aux opinions sans fondement soit brutalement révélée au grand jour. 

Êtes-vous sûr que tous les gens que vous voyez à la télévision sont bien ceux qu’ils prétendent être (et que vous seriez capables de détecter un imposteur) ? 

Êtes-vous sûr que l’explosion des individus transgenres est un phénomène spontané et ne constitue pas un motif d’inquiétude ?

Êtes-vous sûr que les médecins possèdent une compréhension suffisante de la santé et du bien-être pour vous donner de bons conseils lorsque de nouvelles maladies apparaissent ?

Êtes-vous sûr que les médias de masse font avant tout du journalisme et non de la propagande ?

Êtes-vous sûr que tous les impôts que vous payez servent à financer des activités qui vous ont été présentées comme essentielles ?

*

Êtes-vous sûr que Donald Trump est bien le plouc raciste décrit par les médias ?

Êtes-vous sûr que Barack Obama est bien le noble chef d’état promu par les médias ?

Êtes-vous sûr qu’Hillary Clinton est une véritable combattante philanthropique pour la cause des femmes et des opprimés ?

Êtes-vous sûr que la monarchie britannique est ce qu’elle prétend être ?

Êtes-vous sûr que chaque personne célèbre censée être morte est vraiment décédée ?

*

Êtes-vous sûr que vous seriez capable de détecter un homme politique, une célébrité, un industriel ou un sportif victime de chantage ?

Êtes-vous sûr de savoir à quel point il est courant que les personnes puissantes et célèbres soient victimes de chantage ?

Êtes-vous sûr que Jeffrey Epstein n’était qu’un proxénète, ou était-il quelque chose de bien pire ?

Êtes-vous sûr de savoir pourquoi les médias ne semblent guère intéressés par la liste des clients de Ghislaine Maxwell ?

Êtes-vous sûr de savoir si votre gouvernement travaille pour les gens qui l’ont élu et non pour une puissance étrangère ?

*

Êtes-vous sûr que Joe Biden est le véritable et légitime président des États-Unis avec l’autorité correspondante ?

Êtes-vous sûr de comprendre comment la constitution américaine pourrait être subvertie ?

Êtes-vous sûr d’être capable de reconnaître une guerre d’infiltration (par des puissances étrangères) si une telle chose devait avoir lieu ?

Êtes-vous sûr que le système de monnaie fiduciaire est légal et légitime ?

Êtes-vous sûr de savoir à quel point vos institutions sont frauduleuses ou corrompues ?

*

Êtes-vous sûr que tous les « complotistes » sont des barjots ?

Êtes-vous sûr que les agences gouvernementales payées pour nous protéger agissent dans l’intérêt du public ?

Êtes-vous sûr qu’il existe une limite intrinsèque à la taille et à l’ampleur d’une entreprise criminelle ?

Êtes-vous sûr qu’il n’existe pas un sous-texte ou une idéologie dissimulés dans la plupart des films hollywoodiens ?

Êtes-vous sûr que les grands médias ne sont pas complices de crime organisé ou de dissimulation d’entreprises criminelles ?

*

Êtes-vous sûr que les GAFA comme Google et Facebook sont des entreprises commerciales légitimes ?

Êtes-vous sûr que vos données sont traitées dans le respect de la loi et ne sont pas transmises à des criminels ou à des puissances étrangères ?

Êtes-vous sûr que vous comprenez le rôle des sociétés secrètes et leur véritable capacité d’influence ?

Êtes-vous sûr que vous avez la capacité de détecter toute forme de technique de contrôle mental non-éthique utilisée par les médias ?

Êtes-vous sûr que vous seriez capables de vous en rendre compte si des technologies avancées utilisées par des entités comme le DARPA [NdT : agence des projets avancés de la défense, branche du ministère de la défense américain] étaient utilisées contre vous ?

*

Êtes-vous sûr que notre histoire est présentée ou enseignée de façon fiable dans les musées ou à l’école ?

Êtes-vous sûr que la Bible n’est qu’un ensemble de mythes sans aucun lien avec la société moderne ?

Êtes-vous sûr qu’il n’y a pas eu de civilisations avancées sur Terre avant la nôtre ?

Êtes-vous sûr que nous ne sommes jamais allés sur d’autres planètes ou systèmes solaires ?

Êtes-vous sûr que tout ce qui se passe d’important sur Terre se déroule uniquement à la surface ?

*

Êtes-vous sûr que nous avons eu le fin mot de l’histoire en ce qui concerne la fusillade de Las Vegas ? [NdT : le 1er octobre 2017, Stephen Paddock,  un homme de 64 ans, ouvre le feu sur un festival de musique organisé sur le Strip de Las Vegas faisant au total 60 morts et plus de 867 blessés. Le motif de cette fusillade reste officiellement indéterminé.]

Êtes-vous sûr que toutes les tueries dans les écoles sont dues à des loups solitaires agissant de leur propre initiative ?

Êtes-vous sûr que vous seriez capable de vous en rendre compte si une secte avait pris le contrôle de la société et qu’en être membre était devenu la « norme » ?

Êtes-vous sûr que les puissants vous donneraient les outils conceptuels vous permettant de détecter leur pouvoir ?

Êtes-vous sûr que c’est une bonne chose de se faire une opinion à partir de ce que disent les médias, sans aller vérifier les sources par vous-même ?

*

Êtes-vous sûr que le gouvernement a dit toute la vérité à propos du 11 septembre ?

Êtes-vous sûr que des institutions comme le Forum Économique Mondial, l’ONU et les ONG agissent en conformité avec leurs objectifs officiels ?

Êtes-vous sûr que vous avez conscience de l’ampleur et de la signification du trafic d’êtres humains au sein de la société ?

Êtes-vous sûr que des activités comme les sacrifices humains et le cannibalisme appartiennent au passé ?

Êtes-vous sûr qu’un nouveau génocide apparaîtrait sous une forme immédiatement reconnaissable ?

*

Êtes-vous sûr que vous comprenez le pouvoir du Vatican, de la City de Londres et de Washington DC en tant que micro-états agissant à l’échelle mondiale ?

Êtes-vous sûr que vous avez une vision claire de ce dont le mal est capable et de votre propre capacité de discernement ?

Êtes-vous sûr que toute science ou technologie qui conférerait à son détenteur un grand pouvoir serait automatiquement mise au service de l’humanité plutôt que dissimulée pour le bénéfice de quelques-uns ?

Êtes-vous sûr de savoir quel dieu adorent les autres et dans quelle mesure vous partagez leurs croyances en cette divinité ?

Êtes-vous sûr que ce que les médias appellent « QAnon » existe sous cette forme, sans être allé voir par vous-même de quoi il en retourne ?

Êtes-vous sûr ?

Vraiment sûr ?

🙂

Note du traducteur:

Totalement inconnu en France, Martin Geddes, auteur de plusieurs livres, de dizaines d’essais et d’un travail colossal de réinformation sur les réseaux sociaux, est un des acteurs majeurs du Grand Réveil. Tous les écrits de Martin Geddes, libres de droits et en accès libre, peuvent être consultés ici.

Pour aller plus loin:

De la guerre de l’information (mon analyse de l’opération Q, faussement appelée « QAnon » par les médias de masse)

Du déni des complots

Traductions des textes de Martin Geddes :

Dépasser Babylone

De la méta-arnaque

Des blessures des guerres de l’information

Du coup d’état numérique

Des blessures des guerres de l’information

Article publié le 26 avril 2022 par Martin Geddes sous le titre « The injuries of information warfare ».

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

Ces derniers temps, j’ai beaucoup réfléchi à la nature de la guerre de l’information, une guerre qui recouvre la psychologie, l’intelligence artificielle, le contrôle mental, l’ingénierie sociale, le transhumanisme et les armes bactériologiques. Ma propre réalité intérieure est une « vérité absolue » à laquelle j’ai accès et dont je peux parler. Tandis que les années de cette guerre défilent, je constate que l’exposition au domaine virtuel a produit en moi des changements. J’espère que parler de ces blessures permettra de rendre légitimes les souffrances invisibles et muettes que ressentent d’autres personnes que moi.

Nous comprenons l’héroïsme de la guerre conventionnelle et la détermination dont il a fallu faire preuve pour endurer des bombardements comme le Blitz sur Londres durant la Seconde Guerre Mondiale. Tout le monde savait qu’il s’agissait d’une véritable guerre, même si un petit nombre de gens pouvaient manifester un désaccord sur sa nécessité ou ses vertus. La guerre actuelle est d’une toute autre nature : c’est une guerre contre et sur « l’opinion publique ». La guerre fait rage tant que suffisamment de gens ne croient pas qu’il y a une guerre et pensent que les autres gens ne croient pas non plus qu’il y a une guerre. La suppression de l’information qui révèle la véritable guerre est figurative.

J’ai été victime d’attitudes odieuses de la part de gens que je respectais et en qui j’avais auparavant confiance et qui semblent justifier leurs actions par le fait que toute personne qui a conscience de  la guerre de subversion en cours doit être considéré comme fou. Dans la sphère professionnelle, j’ai été désavoué par les « experts » de l’industrie de la tech [NdT : Martin Geddes est un professionnel mondialement reconnu des télécoms. Il occupa notamment le poste de directeur du département « Innovation et design » chez British Telecom]. Ce sont de parfaits hypocrites qui prétendent défendre la liberté d’expression et la diversité des points de vue tout en manifestant activement leur enthousiasme quand des gens comme moi se voient privés de leurs libertés. De la même manière, j’ai connu de douloureuses trahisons au sein de ma propre famille.

Le monde physique est rempli de zombies masqués et aux regards vides, de muselières abandonnées sur les trottoirs et de publicités empoisonnant l’atmosphère avec de la peur. Certains de mes amis ont injecté des potions toxiques à leurs enfants tout en considérant ceux qui refusaient le sacrement de l’Église du Covid comme d’irresponsables dégénérés. Quand je me retrouve en leur compagnie, je dois m’efforcer de limiter ma conversation à des banalités ; quand je me tiens à distance, je nourris le soupçon d’avoir rejoint un mouvement sectaire. Les temps sont durs.

Peu de choses peuvent rivaliser avec l’horreur de la mutilation génétique des enfants via le viol par aiguilles. Et parce qu’il est clinique dans son exécution, ce viol vous prive de ses manifestations habituelles et visibles que sont les cris et la violence. Mon livre censuré décrit le Coronagate comme le scandale des scandales et le temps a prouvé l’exactitude de mes affirmations. Pendant ce temps, d’après l’analyse réalisée par The Expose des données officielles du gouvernement britannique, les enfants « double vaccinés » meurent cinquante fois plus vite que les non-vaccinés (on ne parle pas des non-lobotomisés ou de non-amputés, il y a donc un subtil effet d’ancrage à l’œuvre ici).

La censure ne se limite pas à la suppression d’informations importantes et vitales. Ce n’est pas non plus une simple « Nuit de Cristal » où  les vitrines virtuelles des patriotes seraient cassées. Cela revient plutôt à assister à l’assassinat d’enfants, à l’abri des regards, sans pouvoir agir pour les sauver. À ce sujet, mes propres filles ont été mises en danger parce que des membres de ma famille ont préféré la propagande des médias à la réalité censurée. C’est dans ce contexte que doivent être comprises les blessures de la troisième guerre mondiale. Les soldats de la première guerre avaient connu l’horreur de la guerre des tranchées et des attaques au gaz mais ils n’avaient pas été forcés d’assister au massacre de leurs enfants avec la complicité de leurs familles, tout en étant accusés d’être des « complotistes » pour avoir identifié les criminels s’en prenant aux innocents. Les cercueils taille-enfant et les parents endeuillés sont une réalité, même si mon clavier ne baigne pas dans le sang.

Une telle barbarie demande un peu de travail pour être détectée mais une fois que vous en avez pris conscience, vous ne pouvez plus revenir en arrière. Voici les différents types de blessures de guerre que j’ai remarquées dans le cadre de cette guerre bio-informatique qui est, à ma connaissance, sans équivalent dans l’Histoire.

La première d’entre elles est la « blessure de concentration » qui est l’équivalent mental du « pied de tranchée ». Les réseaux sociaux nous exposent à une succession infinie d’informations en format court que nous devons utiliser pour prendre des décisions. J’ai constaté une fatigue et une difficulté grandissantes à me concentrer sur des formats plus longs. Comme si mon esprit avait été entraîné à consommer l’information par petites tranches et rien de plus. Regarder des vidéos ou lire des livres représente un défi car cela impose de rester concentré sur une plus longue période. Je suis très fort pour utiliser les réseaux sociaux mais cela a un coût !

La deuxième est la « blessure de l’injustice ». Nous sommes dans une guerre de la persuasion et si vous voulez produire quelque chose de valeur, cela vous impose d’être à la fois ouvert et vulnérable. La plupart des poètes de la première guerre mondiale ont écrit après être revenus du champ de bataille ; à l’inverse, nous devons créer alors que nos propres familles sont bombardées par des mensonges mortels jour après jour. Je mets toute mon âme dans mon travail et le fait d’être censuré, sans que cela ne donne lieu à aucune réaction ou manifestation de soutien, me fait du mal. Rester sur le champ de bataille exige de surmonter le réflexe naturel de chercher à le quitter afin d’éviter d’être davantage blessé.

Nous autres soldats de l’information sommes confrontés à des informations profondément malsaines: viols d’enfants, armes psychotoniques, nanotechnologies cauchemardesques, cannibalisme, trahison, esclavage, empoisonnements de masse, massacre des innocents, lâchage par ceux en qui nous avions le plus confiance, techniques de manipulation mentale au sein du foyer, etc…Au fil du temps se développe une « aversion pour la blessure » : je cherche à passer de moins en moins de temps en ligne et de plus en plus de temps « hors ligne » et au contact de la nature. Rester dans la lutte me demande de plus en plus d’efforts. C’est pour cela que hier, j’ai eu autant de mal à écrire cet article, mon inspiration était bloquée par mes propres traumatismes.

La nature insidieuse de cette guerre signifie qu’il n’existe pas de distinction entre le champ de bataille et la vie de tous les jours. De plus, les mêmes compétences, sur-sollicitées, doivent être utilisées dans d’autres contextes. Par exemple, j’ai beaucoup de mal à trier et à mettre en ligne les photos dont j’ai besoin pour faire tourner mon studio d’impression photo et gagner honnêtement ma vie. Pour la bonne raison que l’autiste surmené que je suis doit s’appuyer dans les deux cas sur les mêmes compétences organisationnelles et que je n’ai plus accès à mes canaux marketing habituels. Voilà un exemple de « blessure d’enveloppement » de cette guerre de l’information hors limites.

Beaucoup d’entre nous souffrent d’une « blessure d’aliénation » après avoir réalisé que beaucoup de nos vieux amis n’étaient pas de vrais amis. Ceux qui souhaitent vivre dans le mensonge veulent définir par eux-mêmes ce qui est juste et vrai, cherchant ainsi à occuper la place réservée à Dieu. Nous avons beaucoup de mal à établir une intimité spirituelle ou affective dans notre environnement proche. Tandis que nos amants, nos enfants et nos collègues règlent leurs vies selon des principes spirituels dangereux ou diaboliques, ils deviennent peu à peu pour nous des étrangers. Notre environnement social devient de plus en plus virtuel mais cela n’est pas toujours bon pour nous de nous trouver dans un environnement immatériel et impalpable.

Le dernier type de blessure que je voudrais mentionner est la “blessure d’isolation”. Les guerriers de l’information peuvent avoir le sentiment que leur travail est de seconde-classe ou sans importance car il lui manque le « bang, bang » des armes. Cependant, la guerre psychologie est barbare et aussi exigeante que le programme d’entrainement des forces spéciales. Continuer malgré l’épuisement physique, ce dont j’ai pu faire l’expérience en faisant de l’aviron ou du trek, est à bien des égards plus facile que de subir pendant des années la moquerie de vos pairs ou l’ostracisation sociale.

Ce qui me ramène au début de cet article : je voudrais conclure par quelques réflexions sur Twitter et l’avenir des réseaux sociaux. Mettre en évidence et corriger la malfaisance du tyran et propriétaire en place n’est pas suffisant. Nous devons reconnaître que la « cancel culture » conduit à la mort et que les «blessures des guerres de l’information » ne peuvent pas être dissociées des blessures physiques. La tâche qui nous attend est de repenser les réseaux sociaux pour que la violence en soit exclue et que la paix en soit le mode par défaut. Cela signifie rendre le pouvoir aux utilisateurs sur la participation au réseau et la présentation du contenu.

Note du traducteur:

Totalement inconnu en France, Martin Geddes, auteur de plusieurs livres, de dizaines d’essais et d’un travail colossal de réinformation sur les réseaux sociaux, est un des acteurs majeurs du Grand Réveil. Tous les écrits de Martin Geddes, libres de droits et en accès libre, peuvent être consultés ici.

Pour aller plus loin:

Des bonnes questions

Dépasser Babylone

De la méta-arnaque

Du coup d’état numérique