Du Grand Remplacement

Le terme de « Grand Remplacement » dont la paternité est attribuée à l’écrivain français Renaud Camus désigne le phénomène remplacement des populations européennes sur leur propre sol par des populations étrangères issues pour l’essentiel des pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. Pour Renaud Camus, le Grand Remplacement doit être compris comme un véritable génocide des peuples européens car à terme, il signifie la disparition de ces derniers et de leur culture.

Le Grand Remplacement est considéré par la quasi-totalité du spectre médiatique et politique  comme une théorie complotiste d’extrême droite et à ce titre, indigne d’être discutée ou débattue.

En réalité, les choses sont simples : soit le grand remplacement décrit un phénomène bien réel et auquel cas il est tout à fait possible de le quantifier et de le mesurer de façon précise ; soit il s’agit bel et bien d’une élucubration sans fondement et il est également possible de le prouver.

Il est d’autant plus difficile de s’y retrouver que les médias ont dit sur le sujet à peu près tout et son contraire. En effet, pendant des années, ces derniers ont désigné  le grand remplacement comme un fantasme d’extrême droite pour changer tout à coup de discours et expliquer, à l’instar du démographe Hervé le Bras, longtemps pourfendeur du concept, qu’il y avait bien un grand remplacement mais qu’il ne fallait pas s’en inquiéter car la France avait toujours été une terre d’immigration, que la diversité était une chance  et que les phénomènes migratoires étaient de toute façon  une fatalité qu’il était illusoire de vouloir combattre.

Pour y voir plus clair, il est nécessaire, avant de rentrer dans le vif du sujet, de tordre le coup à plusieurs contre-vérités.

 « La France a toujours été une terre d’immigration ».

Cette affirmation est tout simplement fausse.

Les études historiques, démographiques et généalogiques ont montré que la population française est restée d’une grande homogénéité durant l’essentiel de son histoire. Pendant des millénaires, les gens vivaient et mourraient à dix kilomètres de leur lieu de naissance et encore aujourd’hui, la mobilité se fait pour l’essentiel d’un département limitrophe à un autre. En 1851, les étrangers représentaient en France à peine 1% de la population.

Au XIXème, la France connut les premières vagues migratoires issues de pays comme le Portugal, L’Espagne, l’Italie ou la Suisse mais ces dernières concernèrent en réalité quelques millions de personnes au total, dont un grand nombre retournèrent ensuite dans leur pays d’origine,  et surtout elles furent d’origine exclusivement intra-européennes, c’est-à-dire de pays appartenant à la même civilisation chrétienne que la France.

Ce n’est en réalité qu’à partir des années 70 et la mise en place du regroupement familial que l’immigration en provenance de l’Afrique et du Maghreb cessa d’être une immigration de travail pour devenir une immigration massive de peuplement. A ce sujet, profitons pour rappeler que la France de l’après-guerre n’a pas été construite ou reconstruite par les immigrés car ceux-ci ne représentaient alors que 5% de la population active, à peu près la même proportion que les troupes coloniales dans l’armée française.

La deuxième contre-vérité concerne la part des étrangers en France.

Selon les commentateurs, cette part serait stable depuis des décennies, se situant autour de 10% de la population totale. Pour l’INSEE en 2018, sur 65 millions de français, 9,7% étaient des immigrés . Ce chiffre cache en réalité un redoutable tour de passe-passe démographique et statistique. En effet, à partir du moment où des parents nés à l’étranger mais résidant en France, donc immigrés, ont des enfants qui acquièrent la nationalité française, ces derniers et leurs descendants  ne sont plus considérés comme des immigrés mais comme des français. En prenant en compte les immigrés et leurs descendants directs, le chiffre grimpe à 20,9% de la population et la courageuse démographe Michèle Tribalat estimait en 2011 que sur trois générations, la part des français d’origine étrangère dans la population chez les moins de 60 ans s’élevait en réalité à près de 30%. Rappelons que ces chiffres ne prennent pas en compte l’immigration illégale. En 2018, un rapport parlementaire estimait que pour le seul département de la Seine Saint Denis, entre 150 000 et 400 000 personnes se trouveraient en situation irrégulière. Récemment, l’Etat avouait qu’il n’était pas capable d’évaluer de façon précise le nombre de personnes présentes dans ce département.

Tout ce débat sur la réalité du Grand Remplacement pourrait être facilement réglé s’il existait des statistiques ethniques en France. Or, ces dernières sont malheureusement interdites mais comme dit le proverbe : quand on veut, on peut.

La drépanocytose est une maladie héréditaire qui touche quasi-exclusivement les populations d’Afrique et du Moyen-Orient. A ce titre, son dépistage est obligatoire pour tous les nouveau-nés issus de ces groupes ethniques.  A partir des chiffres communiquées par les agences de santé régionales, le site Fdesouche a réalisé en 2016 une carte de France du taux de dépistage de la drépanocytose permettant d’avoir une idée de la part des populations d’origine africaine ou moyen-orientale dans les naissances.

En 2016, la moyenne française était de 39% contre 31% en 2010 avec un pic à 73% en île de France.

Curieusement, en 2018, l’agence qui recensait ces chiffres a fermé.

De son côté, le politologue Jérôme Fourquet a réalisé pour son livre « L’Archipel Français » une grande étude sur les prénoms donnés aux enfants en France. Cette dernière a révélé qu’en France, en moyenne, 18% des nouveau-nés reçoivent un prénom arabo-musulman. Ces chiffres sont à mettre en relation avec l’affirmation d’Ahmet Ogras, président du conseil français du culte musulman sur Radio Maghreb 2 : «  nous avons plus de dix millions de musulmans en France dont six millions d’origine algérienne ».

Cette réalité démographique doit également être comprise à l’aune de la fécondité. Le taux de fécondité en France se situe à 1,8 enfants par femme, c’est-à-dire légèrement en-dessous du seuil de renouvellement des générations. En dépit de ces chiffres, la population française n’a cessé d’augmenter. Pourquoi ? Cela est dû d’une part aux naturalisations (entre 60 000 et 80 000 par an) mais surtout grâce à la fécondité des femmes immigrées : 2.6 enfants par femme selon l’INED dont 3.5 pour celles originaires du Maghreb.

Tous ces éléments sont nécessaires pour comprendre la dynamique  du grand remplacement : d’un côté une population jeune, féconde, d’origine étrangère, de culture musulmane en augmentation constante ; de l’autre, une population autochtone, blanche et de culture chrétienne dont le nombre stagne ou diminue et dont une large part est vieillissante.

D’ici une dizaine d’années, la population française originelle connaîtra un véritable effet ciseau : la nouvelle génération d’origine étrangère, déjà très nombreuse, commencera à  arriver en  âge de procréer tandis que la génération du baby-boom, largement autochtone, aura presque entièrement disparu. Cette dynamique  en faveur des populations étrangères se trouve encouragée par une politique sociale généreuse qui profite aux familles nombreuses et aux ménages aux bas revenus, ainsi que par l’implantation de ces populations en banlieue, à proximité des bassins d’emploi des métropoles, sans oublier une importante solidarité ethnique ou religieuse qui ne trouve plus d’équivalent chez les français de souche.

La réalité du Grand Remplacement est la suivante: dans l’indifférence quasi-générale, le peuple français est en train d’être mis en minorité sur une terre qu’il occupe depuis des millénaires et ce phénomène se trouve  aggravé voir encouragé par des responsables politiques qui ne semblent guère soucieux d’y mettre un terme. Parmi ces derniers comme parmi les français, peu semblent comprendre pourquoi le Grand Remplacement est de loin la plus grande menace qui n’ait jamais pesée sur notre pays et notre peuple.

Passons rapidement sur le fait que via les taux d’imposition et de prélèvements sociaux parmi les plus élevés au monde, le peuple français finance aujourd’hui en grande partie  son propre remplacement, situation absolument unique dans l’histoire de l’Humanité.

Dans un précédent article, j’ai expliqué, à la suite d’un nombre considérable d’études, pourquoi la diversité n’est pas une force ou une chance mais au contraire, une arme de destruction massive des communautés humaines. En effet, plus la diversité ethnique et culturelle augmente, plus le lien social s’effondre et la violence s’accroît.  Que ce soit par le biais de la démographie ou de l’immigration, plus l’homogénéité ethnique de la France se réduira, plus le pays sera en proie à des troubles de plus en plus violents et déchiré par des conflits de plus en plus importants entre ses différentes communautés.

En effet, la violence suscitée par le Grand Remplacement prend chaque jour des formes de plus en plus concrètes. Rappelons pour commencer que les populations étrangères ou d’origine étrangère sont surreprésentées dans les statistiques de la criminalité en France comme dans d’autres pays européens. En 2018, un rapport de la gendarmerie passé sous silence révélait que 90% des auteurs de crimes étaient des individus ou de groupes criminels d’origine étrangère, des maghrébins et africains jusqu’aux kosovars, géorgiens et albanais.

En  Suède, pays caractérisé depuis les années 90 par une large politique d’accueil des immigrés et qu’il est impossible d’accuser de toute forme d’oppression coloniale ou de politique de ghettoïsation , des pans entiers du territoire sont devenus des zones de non-droit et la police a perdu le contrôle de la troisième ville du pays, Malmö.  A ces chiffres  viennent s’ajouter les milliers d’agressions quotidiennes dites « gratuites » qui, comme le révèle la lecture quotidienne de la presse quotidienne régionale, sont en réalité le plus souvent des agressions par des individus d’origine étrangère sur les français ou les européens de souche.

Si les français ne réagissent pas, la dernière phase du Grand Remplacement les verra subir le sort des chrétiens du Moyen-Orient, persécutés pour leurs croyances, ou celui des fermiers blancs d’Afrique du Sud, massacrés en masse pendant que le gouvernement du pays ferme les yeux et que les médias du monde entier détournent complaisamment le regard de cette véritable tragédie.

Face à ce grave péril, le traitement du phénomène de Grand Remplacement par les pouvoirs publics et les médias interpelle. Depuis des années, toutes les mesures qui auraient pu y mettre un terme ou le restreindre ont été interdites. A plusieurs reprises, les plus hautes institutions de l’Etat comme le Conseil d’Etat ou le Conseil Constitutionnel se sont prononcées contre la fin du regroupement familial ou la simple réduction du délai de recours des étrangers menacés d’expulsion. A l’heure actuelle, la direction du renseignement militaire connaît avec précision les chemins empruntés par les migrants et l’identité des trafiquants et pourtant aucun ordre n’est donné pour stopper les flux. Chaque jour, les chiffres du Grand Remplacement et des troubles qu’il induit remontent à l’Elysée. Avant de partir, l’ancien ministre de l’intérieur Gérard Collomb prit soin de rappeler qu’aujourd’hui, nous vivions côte à côte mais que demain nous risquions de vivre face à face.

Malgré tout cela, le gouvernement poursuit sa politique d’asile, élargit les conditions du regroupement familial et octroie de plus en plus de visas aux étudiants étrangers.

Dans le même temps, des consignes sont données aux médias de ne pas parler du sujet de priver d’antenne tous ceux qui voudraient témoigner de la réalité  du Grand Remplacement ou de ses conséquences désastreuses.

Face à  ces faits, une seule conclusion s’impose : le Grand Remplacement ne peut être qu’un projet politique délibéré et voulu. Sur le site du département “population” de l’ONU, il est possible de trouver un rapport parlant de de “migration de remplacement” face au vieillissement des populations occidentales et récemment, le haut-commissaire français aux retraites, Jean-Paul Delevoye affirmait qu’il fallait faire venir 50 millions d’étrangers en Europe d’ici 2050 pour équilibrer la population active. Si le Grand Remplacement procède bien d’une volonté politique , les responsables politiques qui cherchent à le mettre en place se rendent responsables non seulement d’un crime envers leur peuple mais aussi d’un très mauvais calcul.

A bien des égards, les responsables politiques français et le patronat sont en train d’être dépassés par le monstre qu’ils ont créé. Si le premier but de l’immigration massive était de faire pression à la baisse sur les salaires ou de créer une armée de domestique, livreurs, nounous, serveurs vigiles destinées à servir les populations aisées des métropoles tandis que les français de souche se trouvaient relégués à la périphérie, le plan a merveilleusement fonctionné.

Le problème, c’est que la démographie, c’est le destin. Dès la fin des années 60, De Gaulle avait compris le risque d’une France où les musulmans seraient dix millions, puis vingt, puis trente et c’est l’anticipation de ce danger qui, en partie, le conduisit à séparer la France de l’Algérie. Se croyant plus malins, ses successeurs ouvrirent les vannes et pensèrent sans doute pouvoir gérer le phénomène.

Mais le monstre de Frankenstein est en train d’échapper à son créateur.

Les populations étrangères ont bien compris le rôle que les dirigeants de la France ont voulu leur assigner mais elles ont également compris qu’à partir d’un certain seuil, une quantité devient une qualité et qu’il leur suffisait d’attendre et de se multiplier pour gagner la partie par KO démographique.

Pendant des années,  les maires de banlieues ont acheté le vote communautaire en fermant les yeux sur l’islamisation et en déversant l’argent public sur les quartiers. Mais quand les mouvements  islamiques prendront le pouvoir, ils n’auront alors aucune gratitude envers leurs anciens maîtres et quand toute la Seine Saint Denis sera devenue un califat ou une zone de non-droit, il ne fera pas bon vivre à Paris. Enfin quand d’ici vingt ou trente ans, la majeure partie de la France sera islamisée ou africanisée, nos élites se demanderont si cela valait vraiment la peine de « régner en enfer plutôt que de servir au paradis ».

Enfin, pour certains, le Grand Remplacement trouve sa justification dans l’économie et la nécessité de maintenir l’équilibre des comptes sociaux, notamment les retraites, par l’injection de « sang frais » dans des économies vieillissantes et en stagnation. Passons sur le fait que l’immigration de masse a un coût et des externalités négatives jamais vraiment mesurées, pour rappeler qu’il est délirant d’imaginer que des populations issues de pays pauvres à faible niveau éducatif pourront contribuer et s’insérer dans des économies matures marquées par un important chômage de masse et qu’il l’est tout autant de croire que des populations jeunes de culture arabo-musulmanes finiront un jour par se sentir solidaires d’une bande de vieux kouffars.

En réalité, le véritable problème est que la croissance ne reviendra pas et qu’il est illusoire de chercher à maintenir en vie à tout prix un système économique qui se trouve depuis dix ans en soins palliatifs. J’ai longuement expliqué pourquoi la crise correspond à une réalité physique thermodynamique, celle de la contraction énergétique manifestée par la chute du TRE et comment un douloureux mais nécessaire rééquilibrage a été différé par un endettement massif qui permet à l’hyperclasse de réaliser le casse du siècle et aux taux d’intérêts négatifs de détruire le concept même d’épargne.

Dans un tel contexte, encourager le Grand Remplacement représente un véritable crime contre son peuple mais aussi un non-sens économique total, l’exemple type d’une politique contra-cyclique !

Au lieu de forcer la croissance via l’immigration et la dette, il faudrait en réalité cesser cette fuite en avant et accompagner le cycle de décroissance dans lequel nous sommes entrés sans chercher à différer un ajustement auquel il sera de toute façon impossible d’échapper. Avec le Grand Remplacement, nous créons les véritables conditions d’une guerre entre des populations qui seront demain en concurrence sur un même territoire pour des ressources de plus en plus rares. Cette guerre a d’ailleurs déjà commencé et la France périphérique est en train de la perdre.

Face au Grand Remplacement, l’aveuglement et l’incompétence des responsables politiques et économiques ne mettent pas seulement en péril le bien-être et le confort du peuple français mais tout simplement sa survie. La France a survécu à la guerre, à la peste, aux privations. Elle peut survivre à une crise économique, à la fin du pétrole et même à l’effondrement de la civilisation moderne mais elle ne peut pas survivre à la disparition pure et simple du peuple français.

Face au péril du Grand Remplacement, il n’existe en réalité qu’une seule solution : la remigration.

Il s’agit là du seul véritable enjeu politique de ce début du XXIème siècle : islamisation, insécurité, chômage,  accès au logement logement, charges sociales, imposition : tout le reste en découle.

La remigration n’est pas une utopie pas plus qu’elle ne doit nécessairement conduire à une effroyable guerre ethnique sur le territoire national. Pour peu qu’elle soit menée avec fermeté, humanité et intelligence, cette politique est la seule capable de sauver le peuple français, de garantir sa prospérité et d’éviter la guerre.  

La remigration pourrait être mise en en place de façon graduelle  en commençant par exemple par une déchéance de la nationalité française suivie d’une expulsion de tous les terroristes, les islamistes et les criminels d’origine étrangère ainsi que tous les migrants arrivés en France au cours des dix dernières années. De telles mesures concerneraient des millions d’individus et permettraient d’enrayer la dynamique du Grand Remplacement ainsi que de traiter les problèmes les plus urgents qui menacent la France.

Si cette politique peut encore être menée, la fenêtre d’action est en revanche très étroite.

La France a dix ans pour mettre en œuvre et accomplir la remigration. Au-delà, l’inversion du rapport de force  démographique et la réalité de la crise énergétique rendront cette option impossible et la partition suivie d’une reconquête pouvant durer jusqu’à plusieurs siècles, inévitable.  Ce qui se joue aujourd’hui n’est  en réalité rien de moins que le destin de la France et l’avenir de notre peuple. A nous de tout mettre en œuvre pour que notre grande nation resurgisse une fois de plus, régénérée et triomphante, de l’abîme dans lequel l’aveuglement, l’incompétence et la trahison  de ses chefs l’ont plongé. La France peut encore être sauvée mais pour ce faire, nous allons devoir radicalement changer de paradigme.

Leave a Reply