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De l’effet Lindy

L’effet Lindy est une théorie selon laquelle l’espérance de vie future d’éléments non-périssables tels qu’une technologie, une idée ou une œuvre est proportionnelle à leur âge actuel ou, pour dire les choses plus simplement : si quelque chose a réussi à survivre pendant de nombreuses années, vous pouvez vous attendre à ce que cette même chose parvienne encore à survivre pendant une durée encore plus importante.

La première mention de l’effet Lindy  se trouve dans un article que Robert Goldman rédigea en 1964 pour le journal The New Republic. Dans ce dernier, intitulé « la loi du Lindy », Goldman racontait comment les humoristes de New-York se retrouvaient au restaurant “Le Lindy” où ils se livraient à des analyses leur permettant de prévoir leurs chances de se maintenir à l’antenne ou à l’affiche.

En 1982, le mathématicien Benoit Mandelbrot affina le concept en montrant que, mathématiquement, plus un humoriste apparaissait à l’écran, plus il augmentait ses chances d’y apparaître à nouveau à l’avenir ou, pour dire les choses autrement, comment l’espérance de vie future de certaines choses est proportionnelle à leur passé.

Au cours des années 2000, le philosophe et mathématicien Nassim Nicholas Taleb développa encore davantage cette idée dans deux livres : « Le Cygne Noir » et « Antifragile ». L’apport de Taleb fut, entre autre, de montrer que l’effet Lindy fonctionne à la fois comme un processus de vieillissement inversé, chaque année qui passe sans qu’il y ait extinction du phénomène double son espérance de vie additionnelle, mais aussi d’expliquer que l’effet Lindy permet de mesurer la robustesse d’un phénomène voire son antifragilité (les chocs et les crises le renforcent).

Comme l’explique Taleb : « Si un livre continue d’être imprimé quarante ans après sa sortie, on peut s’attendre à ce qu’il soit encore imprimé quarante ans plus tard. Mais s’il est encore imprimé dix ans après cela, on peut s’attendre à ce qu’il soit encore imprimé dans cinquante ans. Cette simple règle vous permet de comprendre pourquoi les choses qui existent depuis longtemps ne vieillissent pas comme des personnes mais qu’elles bénéficient au contraire du passage du temps. »

Sur les plans philosophiques et politiques, l’effet Lindy nous invite donc à considérer tout ce qui se présente comme un progrès ou une nouveauté avec scepticisme, non pas par pure hostilité mais tout simplement parce que ce qui a survécu au passage du temps et bénéficié de l’effet Lindy est par essence plus robuste, voire antifragile, que tout ce qui est nouveau.

Aujourd’hui, l’un des problèmes majeurs de nos sociétés est que celles-ci méconnaissent et rejettent l’effet Lindy pour embrasser avec ferveur un grand nombre d’idées ou de comportements qui n’ont pas été testées par le temps et dont les externalités, les effets secondaires, ne sont pas connues.

Pour certains phénomènes de fond, la présence ou non de l’effet Lindy doit se compter non pas en années mais en siècles. Par exemple, une religion comme le christianisme ou un système politique comme la monarchie existent depuis plus de 2000 ans, ils peuvent donc être considérés comme Lindy et il existe donc une très forte probabilité que ces derniers existent encore d’ici 2000 ans. A l’inverse, il est encore trop tôt pour se prononcer sur la viabilité à long terme de la République Française, vieille de seulement  250 ans et à plus forte raison encore de l’athéisme dont la généralisation date d’il y a à peine 50 ans.

Dans un monde de « progrès », il  est donc très intéressant d’appliquer la grille de l’effet Lindy aux idées, aux technologies et aux systèmes qui nous entourent

Ce qui est Lindy : la sagesse classique  (stoïcisme, Homère, Montaigne), la religion (monothéiste/polythéiste), la monarchie, les systèmes familiaux traditionnels, les petites villes et villages, tout ce qui a été construit avant 1945, l’agriculture et l’artisanat, les identités régionales, les livres, l’or.  

Ce qui n’est pas Lindy : le relativisme, l’athéisme, l’individualisme,  la démocratie parlementaire, les grandes métropoles, tout ce qui a été construit après 1945, l’économie numérique, l’universalisme, l’Union Européenne, les smartphones, la monnaie fiduciaire.

En règle générale, pour construire et préparer l’avenir, mieux vaut s’appuyer sur ce qui est Lindy que sur ce qui ne l’est pas. 

Du “Joker”

Véritable phénomène culturel et succès inattendu au box-office, le film de Todd Phillips,  Joker  a su de toute évidence parler à son époque.  Sous couvert de dévoiler la genèse du célèbre antagoniste du justicier Batman, il décrit le basculement dans la folie et le passage à l’acte criminel d’un jeune homme perturbé, Arthur Fleck, comique et clown raté, évoluant dans une métropole ravagée par la violence gratuite et la pauvreté.

Loin d’être un film de super-héros,   Joker  se veut avant tout un film social qui utilise le célèbre personnage pour parler de son époque. Métaphore d’une Amérique ou plus largement d’un monde occidental marqué par les inégalités sociales, l’incivilité, l’isolement et l’abandon des classes populaires par des élites brutales et donneuses de leçons, la ville de Gotham City dépeint une société en phase terminale de décomposition.

Le film montre comment un tel terreau, via l’humiliation quotidienne, l’absence de perspectives et la destruction des derniers garde-fous sociaux sous prétexte d’économies budgétaires, peut conduire au basculement d’un individu dans la vengeance et la violence. Le Joker, c’est à la fois les Gilets Jaunes ou les « déplorables » de l’Amérique de Trump conspués par Hillary Clinton et l’establishment.

Malheureusement, tout comme l’époque qu’il décrit, Joker  refuse de faire de la politique ce que l’antihéros ne manque d’ailleurs pas de le rappeler au début de la scène clé du film.  Pour le Joker comme pour les révoltés du monde d’aujourd’hui,  la révolte est avant tout une affaire personnelle. Sauf qu’une addition de souffrances et de révoltes, aussi légitimes soient-elles, ne suffit pas à fonder un projet politique.

En ce sens, Joker est un pur produit de son époque et un excellent révélateur de ses limites : un film qui se veut politique  mais qui réduit cette dimension à son l’aspect individuel et émotionnel. A aucun moment, il n’est  en effet question ni des causes, ni des idéologies, ni de l’éventuelle construction d’un projet collectif  susceptible d’apporter une solution aux problèmes.

Il y a pratiquement 50 ans, Taxi Driver de Martin Scorcese dont  The Joker est un quasi-remake avec De Niro en guise de fil rouge, abordait exactement le même sujet mais prenait soin de s’attarder longuement sur la responsabilité du politique dans la déliquescence de la société. Il y a vingt ans, Fight Club de David Fincher, autre influence évidente, allait encore plus loin en montrant comment le héros parvenait à échapper à son aliénation en créant une véritable armée révolutionnaire et un nouveau système de valeurs.

Joker, lui, ne se contente que de constater la souffrance et de montrer comment un homme que l’époque a poussé jusqu’au bout de sa folie peut devenir un instrument jouissif de la vengeance sociale ainsi que le héraut  de tous les opprimés.  Mais sans projet collectif, ni buts politiques, cette révolte individuelle reste stérile et n’aboutit qu’à un chaos qui soulage brièvement mais ne résout absolument rien.

La grande faiblesse  de Joker, qui explique son immense succès, est d’être totalement de son époque : nihiliste, narcissique et farouchement individualiste. Ce que montre en réalité Joker, c’est que notre société  a perdu jusqu’à la capacité de faire  de la politique, c’est-à-dire d’imaginer des projets collectifs visant le bien commun.

Après Moi le chaos.

Leçon de Joker et épitaphe de notre époque.

Du Marathon de Cent Ans (livre)

Le peuple chinois est désormais organisé et doit être pris au sérieux

Mao Zedong

Il existe en ce monde une chose encore plus rare que les éclipses complètes de soleil ou le passage de certaines comètes : qu’un expert et universitaire reconnu admette publiquement qu’il s’est trompé et publie un livre dans lequel il ne craint pas de revenir longuement sur les conséquences dramatiques pour son pays de son erreur.

C’est pourtant ce qu’a fait Michael Pillsbury, un des plus grands spécialistes américains de la Chine et conseiller de toutes les administrations américaines à partir de Nixon, dans ce livre « Le Marathon de 100 ans » paru en 2016 et toujours non traduit en français.

Dans cet ouvrage, à la fois réflexion d’ensemble sur la stratégie chinoise et chronique des rapports aussi bien économiques que sécuritaires entre les hautes administrations chinoises et américaines, Michael Pillsbury révèle qu’il fut pendant des décennies l’un de ses « panda-huggers », ces « cajoleurs de Panda » qui conseillèrent aux administrations américaines successives de soutenir le développement de la Chine et défendirent auprès de celles-ci comme du grand public l’idée d’une Chine qui, une fois pleinement intégrée dans l’ordre économique et institutionnel mondial, finirait par embrasser les valeurs libérales et démocratiques de l’Occident.

Or, dans ce livre, Michael Pillsbury a le courage et l’honnêteté intellectuelle de reconnaître qu’il s’est trompé et que pendant des décennies, dupé par les Chinois, il contribua en réalité à aider la Chine à accomplir son plan à long terme de domination mondiale, ce fameux « Marathon de 100 ans ».

Le grand mérite de ce livre est de montrer que la stratégie de rattrapage et de conquête adoptée par la Chine communiste s’inscrit dans la droite lignée de la tradition philosophique, culturelle et littéraire chinoise, notamment les grands classiques de l’antiquité que sont “Les 36 Stratagèmes” ou ” l’Art de la Guerre”. A travers les citations qui ouvrent chacun des chapitres du livre ainsi qu’une multitude d’exemples concrets Michael Pillsbury montre comment cet art de la guerre indirecte et asymétrique infuse en profondeur la pensée chinoise et comment ses principes font partie intégrante du bagage éducatif et culturel des élites et des classes dirigeantes du pays.

M. Pillsbury ne manque pas de rappeler également le contexte historique, celui du « siècle de l’humiliation » qui, aux XIXe et XXe siècles,  vit la Chine occupée, dépecée et pillée par les puissances occidentales ainsi que par le Japon, une réalité totalement oubliée par l’Occident (combien de Français ont connaissance du pillage du Palais d’Été par nos troupes en 1860?) mais encore bien vivante dans l’esprit des Chinois.  A partir de l’avènement de la République Populaire de Chine en 1949, les nouvelles élites n’auront désormais qu’un seul but : laver cette humiliation et faire retrouver à la Chine son rang de première puissance mondiale.

Confrontées à la réalité d’un pays certes très peuplé mais pauvre et arriéré aussi bien sur le plan économique qu’éducatif, les élites chinoises comprirent rapidement que ce rapport de force défavorable leur imposait, pour arriver à leurs fins, d’employer toutes les ressources de la tradition stratégique chinoise fondée sur la ruse, la guerre asymétrique et le travail de sape sur le temps long.

C’est ainsi que, dans un premier temps, la Chine s’appuya sur son « frère » communiste, l’URSS. Transferts de technologie, assistance militaire, formation de cadres, tout ce qui était bon à prendre le fut jusqu’au moment où les rivalités de plus en plus fortes entre les deux puissances communistes qui culminèrent en 1963 par des affrontements frontaliers encore aujourd’hui largement méconnus, conduisirent les stratèges chinois, après avoir pressé tout le jus du citron soviétique, à effectuer un radical changement de cap.

A partir de ce moment, la stratégie de la Chine fut en effet d’opérer un rapprochement avec les États-Unis, appâtant l’Oncle Sam par la perspective de jouer Pékin contre Moscou, une rupture en réalité déjà bien entamée dans les faits ! Sans jamais donner l’impression d’être demandeurs, les Chinois parvinrent ainsi à obtenir une coopération économique, technologique et militaire très avantageuse pour la Chine qui fut concrétisée aux yeux de l’opinion publique américaine et mondiale par la visite du Président Nixon en 1972.

Quelques décennies plus tard, pour entrer à l’OMC, la Chine promit tout ce qu’on lui demanda de promettre : libéralisation économique et politique, progressive, respect de la propriété intellectuelle, privatisation future des entreprises d’état etc…  Bien entendu, ces promesses n’engagèrent que ceux qui, comme Michael Pillsbury, avaient choisi d’y croire et l’Empire du Milieu parvint une fois de plus à obtenir, sans réelles contreparties, des avantages considérables et à poursuivre avec succès sa course dans le Marathon.

Devenue une grande puissance économique la Chine continua, en ce début de XXIe siècle, à mener une politique d’infiltration et de conquête : espionnage industriel, création de relais d’influence via les Instituts Confucius, prise de participation dans les médias ou entreprises technologiques occidentales, financement de programmes de recherche pour les universités ou emploi au titre « d’activités de conseil » de responsables politique de premier plan…

Ainsi, comme le révèle avec une grande franchise le livre de Michael Pillsbury, pendant plus d’un demi-siècle, la Chine parvint à tromper la vigilance des États-Unis et l’Occident en général parvenant avec une suprême habileté à les pousser à encourager, voire à financer le développement d’une puissance rivale cherchant à les dominer ainsi qu’à prendre leur place.

A travers ses expériences de conseiller et de diplomate,  Michael Pillsbury révèle comment le gouvernement Chinois sut parfaitement exploiter les faiblesses des démocraties occidentales  (l’absence d’une administration unique capable de centraliser l’information et de travailler dans la durée), d’utiliser le matérialisme et l’avidité des capitalistes pour mieux leur vendre la corde avec laquelle les pendre («l’accès à l’immense marché chinois ») et surtout de toujours dire aux Occidentaux ce qu’ils voulaient entendre, à savoir que grâce à leur soutien, la démocratie et les principes libéraux finiraient inévitablement par s’imposer en Chine !  

Dans les meilleures pages du livre, Michael Pillsbury révèle notamment comment les services de renseignement refusèrent de prêter foi aux avertissements d’un déserteur dénonçant dès les années 80 le double jeu de la Chine ou encore comment un analyste de la CIA l’informa, après bien des difficultés, qu’il avait reçu pour ordre ne pas traduire les communications interceptées jugées « trop nationalistes » pour ne pas contribuer à remettre en cause la grande et lucrative stratégie de coopération avec la Chine !

Du récit de première main de Pillsbury, il ressort que le stratagème le plus redoutable employé par les Chinois fut d’une part de systématiquement présenter la Chine comme un pays fragile nécessitant le soutien des États-Unis et l’accès au marché mondial pour garantir sa stabilité et de l’autre, d’agiter sans cesse la menace d’un renversement de la faction des « modérés » par les « extrémistes » (ying pai) afin de pousser les États-Unis et les Occidentaux en général à faire des concessions toujours très avantageuses pour la Chine.

Quelle ne fut pas la surprise de Michael Pillsbury de découvrir que cette stratégie de communication était, depuis le début, dictée par la frange radicale elle-même pour mieux duper les États-Unis et que les librairies chinoises possédaient un rayon spécial, interdit aux étrangers, où une littérature nationaliste, contraire à tout le discours officiel, rencontrait un large succès tout en étant recommandée par le parti !  

Cette dissimulation et ce double-discours permanent s’expliquent par le fait que le plus grand risque pour la Chine durant ce « Marathon de 100 ans » était de de se révéler trop tôt aux yeux des États-Unis comme un rival stratégique ou, pour reprendre l’expression traditionnelle, « de demander trop tôt le poids des chaudrons de l’empereur ».

Aujourd’hui, après avoir su pendant près plus d’un demi-siècle “tromper le ciel pour traverser la mer”, “tuer avec une épée empruntée” ou encore “piller la maison en feu“, c’est une Chine désormais sûre de sa puissance, de son influence et de son statut qui n’hésite plus à abattre ses cartes et à révéler beaucoup plus crûment sa volonté de puissance. Pour la Chine, s’assurer le rôle de première puissance mondiale représente aujourd’hui une nécessité, non seulement pour s’assurer que les objectifs du marathon soient atteints en 2049 pour le centenaire de la fondation de la République Populaire mais mais également afin de faire face aux crises qui menacent le pays, notamment l’épuisement des ressources et la dégradation catastrophique de l’environnement. Selon Michael Pillsbury,  55% de l’eau en Chine ne serait en effet plus potable…

Publié en 2016, « le Marathon de 100 ans » a vu passer depuis quatre années d’une présidence Trump déterminée à rompre avec la coopération et l’aveuglement des administrations précédentes pour entrer dans un véritable rapport de force économique mais aussi politique avec la Chine. En 2020, la victoire apparente de Joe Biden, candidat plus que largement soutenu par la Chine et liée à cette dernière par un grand nombre d’intérêts économiques, peut en revanche s’interpréter comme une victoire des intérêts chinois aux États-Unis.

Pour mieux saisir la réalité de cet affrontement entre deux puissances rivales mais également comprendre les méthodes de cette stratégie de conquête, d’infiltration et de subversion chinoise qui est aujourd’hui également appliquée à la France avec la complicité d’une large partie de la classe politique française, la lecture du « Marathon de 100 ans » est plus que recommandée à tous les décideurs publics, chefs d’entreprise, diplomates, officiers de l’armée ou du renseignement et plus généralement, tous ceux qui continuent d’ignorer ou de nier la volonté de conquête de la Chine et la guerre asymétrique qu’elle mène de longue date aux nations occidentales.

Pour les patriotes français, cette lecture peut constituer une leçon ainsi qu’une source d’inspiration car pour sauver la France et lui faire retrouver son rang, il faudra, pour elle aussi,  « un Marathon de 100 ans. »

Des mondialistes

Derrière le gouvernement visible se tient fermement assis sur son trône un gouvernement invisible qui n’admet ni responsabilité ni allégeance envers le peuple. La destruction de ce gouvernement invisible, le démantèlement de cette alliance impie entre un monde de l’entreprise corrompu et le monde politique qui l’est tout autant doit constituer la première tâche inscrite à l’agenda de tout homme d’État. Théodore Roosevelt (1913)

Depuis plusieurs décennies, les peuples occidentaux subissent les assauts d’une guerre invisible qui leur est menée par une oligarchie mondialiste bien décidée à les éliminer ou à les asservir. Dans cette lutte à mort qui s’est engagée à l’insu de la majorité de la population, il est nécessaire de désigner clairement l’ennemi et d’en révéler la nature.

Pour commencer, déchirons le voile du mensonge : oubliez la démocratie, le pouvoir des présidents ou des institutions officielles. Toute cette hiérarchie officielle sert à dissimuler le fait que le véritable pouvoir se trouve concentré entre les mains d’un petit nombre de familles multimilliardaires dont les plus connues sont les Rockefeller, les Rothschild, les Wallenberg ou encore jusqu’à peu, les Saoud. 

Ayant principalement connu  leur ascension au cours des trois derniers siècles, ces familles dominent le monde via leur contrôle des institutions financières comme la Banque des Règlements Internationaux (BIS) ainsi que les banques centrales, qui, pour la majorité d’entre elles comme la Federal Reserve américaine (FED) ou la Banque Centrale d’Angleterre, appartiennent en réalité non pas à l’État mais à des intérêts privés. Comme l’écrivait le Baron Nathan de Rothschild : « Je ne me soucie guère de la marionnette qui est assise sur le trône d’Angleterre. Qui contrôle la masse monétaire anglaise contrôle l’empire et je contrôle la masse monétaire.»

Loin d’être limité à la création monétaire et aux prêts aux États, ce contrôle économique s’étend à l’économie mondiale via des fonds d’investissement ou des holdings comme Vanguard et Blackrock détenant des participations dans 90% des entreprises cotées ainsi que dans les grands conglomérats médiatiques comme Disney ou Comcast. Sur le plan politique, des institutions internationales telles que la Commission Trilatérale, le groupe Bildeberg, le Council on Foreign Relations (CFR) ou encore le World Economic Forum  (WEF) décident d’une feuille de route qui sera ensuite mise en application, sous couvert de démocratie, par des représentants soigneusement identifiés, formés et sélectionnés en amont et  le plus souvent élus grâce à un système sophistiqué de fraude électorale.

Alors qu’elles se trouvent en réalité au cœur de l’exercice du pouvoir mondial, ces différentes instances demeurent méconnues d’un grand public maintenu à dessein dans l’illusion d’un choix démocratique exercé à l’échelle nationale. Notons qu’en plus de leur contrôle effectif de la politique et de l’économie, les mondialistes utilisent les normes, les institutions et le droit international pour orienter le système dans la direction voulue tandis que leur emprise sur les médias, l’industrie du divertissement (Hollywood), le monde universitaire, les ONG est utilisée pour mettre en œuvre un programme de changement anthropologique d’une ampleur inouïe soutenu par des techniques sophistiquées de programmation mentale et d’ingénierie sociale. Prenez n’importe quelle évolution ayant marqué les sociétés occidentales au cours du dernier siècle , de l’immigration de masse à la normalisation de l’homosexualité en passant par le travail des femmes, la déchristianisation ou la promotion de la contre-culture des années 60 et vous êtes certain d’y trouver la main des agents d’influence de l’oligarchie mondialiste.

Ne tolérant aucune véritable opposition à son projet, l’oligarchie mondialiste utilise la technique de « l’opposition contrôlée » pour maintenir l’illusion démocratique et neutraliser tout danger en amont mais n’hésite pas non plus à éliminer tous ceux susceptibles de lui faire obstacle comme le président Kennedy assassiné en 1963 ou le Général de Gaulle, victime de la « révolution de couleur » de mai 68.

Ces dernières, années, les attaques des mondialistes se sont concentrées en majeure partie sur la Russie de Vladimir Poutine ou l’Amérique de Donald Trump, deux pays et deux dirigeants coupables de défendre l’idée nationale et de refuser le projet et la tutelle du Nouvel Ordre Mondial. Pour exécuter leurs basses œuvres, les mondialistes peuvent s’appuyer sur leur contrôle des médias et de la justice mais aussi sur des services de renseignement noyautés et corrompus de longue date (FBI, CIA mais aussi le réseau Five Eyes), des groupes de mercenaires ainsi que sur l’organisation militaire à leur solde qu’est l’OTAN.

Malgré des variations selon les pays ou les époques, le mode opératoire des mondialistes pour déstabiliser un pays et en prendre le contrôle reste toujours le même : diaboliser la cible ou le régime que l’on cherche à abattre via des campagnes médiatiques calomnieuses, utiliser des « experts » à leur solde pour promouvoir le changement qu’ils cherchent mettre en œuvre ou décrédibiliser ceux qui s’y opposent, financer une fausse opposition recrutée dans les milieux associatifs ou le nouveau lumpenprolétariat et l’utiliser comme cinquième colonne sous couvert de défense des minorités, de la démocratie ou des droits de l’homme, créer un incident ou une crise pour déstabiliser la société, utiliser cette crise pour justifier une intervention extérieure, renverser le pouvoir en place et le remplacer par un autre totalement inféodé à l’oligarchie mondialiste.

Démoralisation, déstabilisation, crise, normalisation : 4 étapes pour une stratégie de subversion parfaitement analysée et décrite par le transfuge du KGB et spécialiste de la subversion Yuri Bezmenov

Dans le cadre de la lutte contre l’oligarchie mondialiste, il est nécessaire de comprendre que ses membres ne se contentent pas d’exercer le pouvoir ou de subvertir celui qu’ils cherchent à remplacer mais qu’ils entreprennent de façonner la réalité, voire même de réécrire l’Histoire dans un sens conforme à leurs intérêts de façon à donner l’impression d’un « progrès » continu et inéluctable tout en désignant systématiquement ceux qui s’y opposent comme des extrémistes, des réfractaires ou des complotistes.

Si les mondialistes aiment à se présenter des bienfaiteurs et des philanthropes ne souhaitant rien d’autre que d’utiliser la science et la technologie pour conduire l’Humanité vers la Raison et le Progrès, ils ne sont réalité qu’un groupe de psychopathes particulièrement brillants ayant réussi à transformer leurs troubles mentaux en un système politique et social, la pathocratie, et pour lesquels le reste de l’humanité n’est que du bétail, un simple cheptel devant être géré selon son bon plaisir par une élite « éclairée ».

Dans ses grandes lignes, le projet des mondialistes pour l’humanité pourrait être résumé aux objectifs suivants :

-la destruction des États-nations et leur remplacement par une gouvernance mondiale

-la mise en place d’un projet transhumaniste visant à « améliorer » l’Homme  par la science et aboutir à la fusion du physique, du biologique et du digital

-l’élimination de la population inutile excédentaire, rendu possible et nécessaire par les développements de l’intelligence artificielle et de la robotique ainsi que l’épuisement des ressources

– la mise en place d’un néo-féodalisme combinant la suppression de la propriété privée et la mise en place d’un système sophistiqué de contrôle social via l’identité numérique et le crédit social

Bien qu’ils cherchent à détruire les sociétés traditionnelles et les religions qui les structurent au nom de la « Raison » et du « Progrès », les mondialistes sont en réalité profondément religieux et vouent un culte à une religion archaïque qui est celle de Lucifer. Derrière les portes closes de leurs temples impies, les mondialistes vénèrent Satan, « le prince de ce monde », créature transgenre chez laquelle tout n’est qu’inversion, corruption et rébellion contre l’ordre naturel crée par Dieu. En parfaits psychopathes, les mondialistes s’identifient à l’ange déchu en révolte contre Dieu et considèrent que la morale traditionnelle fondée sur une distinction claire entre le bien et la mal ou le vrai et le faux ne concerne que la masse du troupeau et non la minorité « d’élus » capables de penser, vivre et agir  « au-delà du bien et du mal ».

Ces considérations philosophiques ne servent en réalité qu’à justifier et à couvrir d’ignobles perversions et d’infâmes abus. Le culte luciférien exigeant de ses adeptes des sacrifices rituels, ceux-ci participent régulièrement à des masses noires ou à des cérémonies occultes durant lesquelles des victimes, souvent de jeunes enfants, sont tuées, violées et dans certains cas, dévorées. A l’échelle de la planète, c’est une industrie entière, le plus souvent sous couvert d’humanitaire, de soutien à l’adoption ou d’aide à l’enfance qui est chargée de fournir l’oligarchie mondialiste en « chair fraiche » pour leurs rituels sataniques et leurs orgies décadentes.

Malgré le secret dont ils s’entourent et leur propension à éliminer tous ceux qui pourraient être tentés de révéler aussi bien leur nature que celle de leurs plans, l’existence des mondialistes a fini par être portée à la connaissance de certains décideurs qui, confrontés à leur pouvoir, ont décidé non seulement d’y faire obstacle mais également de le neutraliser. Pendant des décennies, ces forces de la résistance, aux États-Unis et en Europe, ont mené une guerre invisible mais implacable contre l’oligarchie mondialiste, remportant des victoires et subissant des revers tout en cherchant à mettre au point un plan permettant de à la fois de révéler l’existence de cette Cabale et de détruire une fois pour toute son emprise sur le monde.

Au cours de ces dernières années, cette véritable guerre de l’ombre entre mondialistes et patriotes a gagné en intensité, allant jusqu’à frôler la confrontation ouverte. Loin d’être limitée aux États-Unis, cette guerre a mobilisé une coalition internationale incluant à la fois des chefs d’états patriotes tels que Donald Trump, Vladimir Poutine ou Jair Bolsonaro mais aussi  des membres de la société civile : chefs d’entreprise, journalistes, chercheurs, écrivains… Un des aspects de cette guerre invisible, totalement ignorée par les médias, mais aussi par une large partie des conservateurs et des« dissidents » fut cette guerre de l’information dans laquelle s’illustra l’opération Q présentée en détails dans un précédent article.

Le fait que cette guerre contre l’oligarchie mondialiste soit menée à la fois par des forces conventionnelles chargées d’arrêter et de neutraliser les mondialistes ainsi que par un groupe important de civils et de digital soldiers ne doit pas pour autant encourager le reste de la population à la passivité. Au-delà du démantèlement du système corrompu des mondialistes, cette guerre vise surtout à aider les peuples et les individus à retrouver leur liberté ainsi que leur souveraineté sur eux-mêmes.

Pour contribuer à l’effort de guerre, tous les citoyens concernés peuvent :

-participer à cette guerre de l’information par le réinformation et le combat spirituel ou culturel

-sortir du système crée par les mondialistes en cessant de consommer leurs produits, leurs médias et reprenant le contrôle sur leur alimentation, leur sécurité, leur travail et l’éducation de leurs enfants

-retrouver ou promouvoir la foi chrétienne car la meilleure arme contre le système mondialiste s’appelle la famille chrétienne enracinée

Nous vivons aujourd’hui un moment historique : le démantèlement d’un système satanique d’exploitation de l’Homme et de la Nature par une clique de psychopathes déterminés à mettre l’ensemble de l’humanité en esclavage et à prendre la place de Dieu. Il appartient à chacun d’entre nous de comprendre la réalité mais aussi l’horreur de ce projet et de tout mettre en œuvre à la fois pour neutraliser et juger ses organisateurs mais également rendre à tout jamais impossible leur retour au pouvoir.

Pour aller plus loin :

De la guerre de l’information

De la religion de l’Homme

De la guerre hors limites

Réseau Maxwell en France

Cartographie mondialiste:

De la guerre hors limites

« Vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d’ennemi, nous n’en aurons pas, raisonnez-vous. Or c’est l’ennemi qui vous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »  Julien Freund

En 1999, deux colonels de l’armée de l’air chinoise, Qiao Liang et Wang Xiangsui, publièrent un travail de recherche publié en français sous le titre « La guerre hors limites » (unrestricted warfare). Ce travail partait du constat de la supériorité technologique et militaire absolue manifestée par les États-Unis durant la première Guerre du Golfe pour conclure à l’impossibilité de contester la domination américaine de façon frontale et par des moyens conventionnels. Dans le cadre de la stratégie de domination et de conquête chinoise, le fameux Marathon de 100 ans, la Chine allait donc devoir développer une nouvelle doctrine pour vaincre les États-Unis et leur imposer sa volonté.  C’est donc dans ce contexte et avec de tels objectifs que fut développé ce concept de guerre hors limites qui trouve par ailleurs sa source dans les écrits classiques de la pensée militaire chinoise, de Sun Tzu aux célèbres 36 stratagèmes.

Quelles sont les caractéristiques de la guerre hors limites ?

En résumé :

-une guerre totale sur l’ensemble des terrains (terre, mer, air mais aussi espace et cyberespace)

-une guerre menée par des moyens essentiellement non-militaires

-une guerre ouverte sur de nombreux fronts (économie, culture, démographie, technologie, psychologie)

-une guerre qui ne fait pas de distinction entre les civils et les militaires

De façon générale, l’objectif de la guerre hors limites peut être résumé par le principe suivant : réussir à vaincre l’ennemi sans même lui avoir livré bataille et sans que celui-ci ait pu prendre conscience qu’une guerre lui a été menée.  Pour finir sur ce point, notons que le principe de guerre hors limites ne s’applique pas uniquement au conflit en cours entre les États-Unis et la Chine mais se trouve également appliqué aux nations européennes ainsi qu’à la guerre que les mondialistes, par ailleurs alliés au parti communiste chinois, mènent aux nations, aux identités et aux peuples.

Depuis quarante ans, avec une accélération marquée au cours des vingt dernières années, une guerre hors limites sans pitié a été ainsi menée aux peuples et aux nations occidentales dont la France. Cette guerre s’est déployée sur les principaux théâtres d’opérations suivants :

guerre économique et financière : délocalisations, transfert de propriété intellectuelle, appauvrissement généralisé, mise sous tutelle des individus et des nations par l’endettement lui-même aggravé par les délocalisations et l’augmentation des dépenses sociales  

-guerre culturelle : destruction de l’identité, de la religion et des modèles familiaux traditionnels, dévalorisation et effacement de la culture historique, falsification historique systématique, encouragement de la culpabilisation et de la repentance, négation des réalités anthropologiques, culturelles et biologiques

-guerre démographique : utilisation de l’immigration de masse pour détruire l’identité collective des peuples, destruction du lien social par la diversité et le multiculturalisme, création d’un climat permanent d’insécurité, utilisation des immigrés pour faire pression sur les salaires et creuser les déficits via les dépenses sociales

guerre psychologique et cognitive : destruction des capacités cognitives (écrans, divertissement de masse), effondrement du niveau éducatif, multiplication des crises et des messages catastrophistes (stratégie du choc), anomie, perte de repères conduisant jusqu’à douter du bien-fondé de sa propre existence (guerre culturelle)

guerre de l’information : création d’une réalité parallèle par les médias de masse, négation de la guerre en cours, censure de l’information critique, endoctrinement scolaire et universitaire, propagande médiatique, réécriture de l’histoire, opposition contrôlée, chasse aux dissidents

-guerre biologique : alimentation nocive (agroalimentaire), dépendance aux psychotropes et aux opioïdes (Oxycontin/Fentanyl), corruption de la médecine et de l’industrie pharmaceutique, manipulation et brevetage du vivant (OGM, virus, vaccins)

Dans le cadre de cette guerre hors limites, l’infiltration a remplacé l’invasion et c’est de l’intérieur que sont aujourd’hui détruits les peuples et les nations. Pour mener à bien cette entreprise, les ennemis des peuples ont pris soin de nommer leurs hommes à des postes clés : médias, finance, université, justice, politique et de veiller à ce qu’aucun véritable dissident ne se trouve en mesure de remettre véritablement en cause leur contrôle du système. Parmi les collaborateurs, il est nécessaire de faire la distinction entre les véritables agents subversifs, les « idiots utiles » et tous ceux qui par confort ou par intérêt préfèrent la collaboration à la résistance.

Tous en ont commun d’agir en tant que véritables chiens de garde du système et surtout de nier l’existence de la guerre en cours. A leurs yeux, le remplacement démographique est un fantasme, la diversité une chance et l’effondrement cognitif généralisé, une simple vue de l’esprit.  Tous se reconnaissent également à leur hypocrisie : ils recommandent pour leurs autres ce qu’ils n’appliquent pas à eux-mêmes : alors que la Chine finance des films occidentaux qui sapent les valeurs traditionnelles, elle exalte ces mêmes valeurs dans ses propres productions nationales tout comme les dirigeants des GAFA interdisent à leurs enfants d’utiliser les produits développés par leurs propres entreprises, sans parler des chantres de la diversité qui pratiquent en réalité la forme la plus exclusive et sélective de l’entre-soi.

Face à cette attaque en règle et sans précédent contre les peuples occidentaux, une seule question se pose : que faire ?

1) Reconnaître que nous sommes en état de guerre et que l’état de guerre impose une mentalité et une organisation différente de celle de l’état de paix. Dans le cadre de cette guerre hors limites, tous les adultes patriotes, hommes et femmes, doivent se considérer comme des soldats et chercher à contribuer, selon leurs moyens et leurs capacités, à l’effort de guerre.

2) Désigner l’ennemi  en l’occurrence, les mondialistes et les puissances étrangères avec lesquelles ceux-ci sont alliés. A ce sujet, la première tâche de tout soldat et d’identifier l’ennemi et de prendre garde à ceux qui se présentent comme des patriotes mais travaillent en réalité pour l’ennemi. Comme nous l’enseigne l’Évangile : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Mathieu 7)

3) Objectifs de la guerre : la guerre sera gagnée quand les mondialistes et leurs alliés auront été chassés du pouvoir et leur capacité d’action neutralisée. Le peuple aura retrouvé son identité, la nation, sa pleine et entière souveraineté et la société, sa sécurité, sa prospérité et sa stabilité.

En attendant ce jour, toutes les forces vives de la Nation, citoyens, militants, chefs d’entreprise, fonctionnaires, intellectuels, militaires, responsables politiques, doivent être mobilisés en vue de la victoire totale sur l’ennemi. Sur le plan tactique, la supériorité de l’ennemi et son contrôle des leviers critiques du pouvoir invitent à la prudence ainsi qu’à la pratique par la résistance de sa propre version de la guerre hors limites.  

Afin d’avoir une chance de l’emporter, cette guerre hors limites suppose l’adaptation de nos forces armées à l’ensemble des terrains que celle-ci recouvre. L’armée française doit donc quitter le seul terrain de la guerre conventionnelle pour se concentrer sur la défense globale des intérêts de la Nation, incluant, en plus du cyberespace et du domaine spatial, les champs économiques, culturels, démographiques et cognitifs : le Grand Remplacement et l’effondrement des capacités cognitives des enfants français doivent être considérés d’un point de vue doctrinal comme une atteinte aux intérêts fondamentaux de la France. Aux États-Unis, une véritable guerre de l’information a déjà été théorisée et conduite par des penseurs et stratèges comme le Général Flynn et son armée de digital soldiers.

Quelles que soient les formes et les tactiques employées lors de cette guerre menée à notre peuple, plusieurs écueils doivent impérativement être évités :

-considérer le combat comme perdu d’avance

C’est justement le sentiment que les mondialistes et leurs alliés cherchent à obtenir par le biais de leur guerre culturelle et psychologique.

-penser que les problèmes seront résolus par d’autres

A son niveau, familial, local, national, chacun doit agir, s’engager et prendre des responsabilités. Il s’agit là d’une guerre qui doit être menée à la fois par le haut mais aussi par le bas (maîtrise du terrain) 

-jouer selon les règles fixées par l’adversaire.

Cette guerre est un conflit asymétrique dont les règles sont truquées. A ce titre, compte tenu de la force conventionnelle dont dispose l’ennemi, il est contre-productif de l’attaquer frontalement et de lui révéler aussi bien le nombre de nos effectifs que la nature de nos plans.

Comme nous l’enseigne Sun Tzu : «L’art de la guerre est fondé sur la dissimulation. Loin, semblez proche ; proche, semblez loin. Capable, passez pour incapable ; prêt au combat, ne le laissez pas voir. »

Et comme nous l’enseigne le Christ : «Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. » (Mathieu 10:16)

Note:

1-Avec une majorité de la population et des forces armées vaccinées, n’est-il pas possible de considérer le Covid-19 et le vaccin comme des armes biologiques destinés à neutraliser, à terme, la majeure partie des forces vives de la Nation ? Une telle manœuvre, parfaitement inscrite dans la cadre de la guerre hors limites ne permettrait-elle pas à des puissances étrangères ou à des milices/organisations non vaccinées de prendre facilement le contrôle du pays en profitant de la neutralisation de nos forces de sécurité et de la population en âge de combattre? A travers la vaccination de masse des forces armées, ne sommes-nous pas en train d’assister à la plus grave défaite militaire de l’histoire de l’armée française sans que ne soit tiré un seul coup de feu?

2- Dans le cadre de cette guerre biologique, le docteur Zelenko a partagé son protocole utilisé avec succès pour traiter le Covid-19 chez le groupe des personnes à risque (+45 ans). Veuillez noter que les détails de ce protocole vous sont communiqués à titre purement informatif. Il ne s’agit en aucun cas d’un conseil ou d’une recommandation à caractère médical. Avant de prendre tout traitement contre le Covid, veuillez consulter votre médecin traitant ou un professionnel de santé qualifié.

Pour aller plus loin :

De la guerre de l’information

De la religion de l’Homme (guerre spirituelle)

Des municipales de 2020

Les municipales de mars 2020 seront un scrutin d’une importance capitale.

En effet, les sociétés occidentales vont se trouver confrontées à court-terme à une convergence de crises graves. Crise économique avec la contraction énergétique qui va détruire de plus en plus d’activité économique et d’emplois. Crise financière avec les taux d’intérêts négatifs qui sont en train de détruire le système bancaire et financier mondial. Crise sociale avec une insécurité grandissante, un communautarisme en pleine progression et le risque d’un affrontement ethnique qui ne cesse de s’accroître. Enfin, une crise politique avec une défiance de plus en plus grande vis-à-vis des institutions, des corps constitués, des élites et une archipelisation générale de la société.

Par conséquent, les futures maires doivent avoir conscience qu’ils risquent fort de se trouver au cours des années 2020-2025 en première ligne  pour gérer une succession de crises d’une ampleur et d’une gravité inédites et que, face au chaos et à la violence, ils constitueront à la fois la première ligne de défense et le dernier rempart pour un grand nombre de leurs administrés. De façon très probable, les défis auxquels ils devront faire face exigeront d’eux de savoir garder la tête froide face au péril mais aussi de prendre des mesures radicales mais nécessaires pour éviter un plus grand mal si la situation l’exige. Les maires de demain doivent y songer et s’y préparer.

Pour tous ceux qui se trouvent engagés dans la défense de la France et de son identité, ses élections municipales sont stratégiques à double titre.

Premièrement, elles offrent pour la première fois la possibilité de voir émerger un grand nombre de municipalités contrôlées par d’authentiques patriotes dont certains sont même d’anciens militaires.

De telles mairies peuvent constituer autant de refuges pour des forces patriotes souvent persécutées et harcelées par le pouvoir mais aussi de jouer à l’avenir le rôle de « places fortes » desquelles pourraient être organisées et lancées d’éventuelles reconquêtes.

Deuxièmement, face à un pouvoir central de plus en plus déconnecté, totalitaire et illégitime, des mairies patriotes offrent la possibilité de restaurer la légitimité du politique et de reconstruire à l’échelle locale cette France en voie de disparition .  Même si ces derniers ont été restreints ces dernières années, le maire jouit encore d’importants pouvoirs qu’il peut mobiliser si la volonté politique est là.

Il est donc essentiel de soutenir autant que possible toutes les candidatures de maires compétents, honnêtes et authentiquement patriotes, quelle que soit leur étiquette politique.

Un candidat peut être reconnu comme authentiquement patriote s’il s’engage, dans les limites permises par la loi, sur les points suivants :

1-Combattre l’islamisation et garantir la sécurité qui constitue la première des libertés

2-Défendre l’identité française et lutter contre le Grand Remplacement culturel et démographique

3- Développer prioritairement l’activité économique et la production locales

4- Assumer l’autorité et restaurer la verticalité

Tous les patriotes doivent donc se mobiliser pour faire de ses municipales un très large succès, soit en se présentant eux-mêmes, soit en rejoignant une liste, soit en apportant leur soutien à un candidat patriote.

En 2020, La France se reprend arrondissement par arrondissement et commune par commune.

De l’intégration

Modèle de ségrégation de Schelling

C’est le nouveau mantra que répète à l’envi la classe politique et médiatique : il faut intégrer.

Il faut les intégrer. Qui ? Ces populations d’origine étrangère dont depuis quarante ans le nombre s’accroît  chaque année un peu plus un peu plus en France. Dans l’esprit de nos dirigeants, l’étranger intégré, c’est celui qui occupe une activité professionnelle stable, qui respecte les lois de la République et qui évite de voiler trop ostensiblement sa femme ou d’agresser trop régulièrement les pompiers.  Le problème, c’est que tout « intégré» qu’il soit, cet étranger contribue à détruire chaque jour un peu plus la Nation.

En quelques décennies, la France a  en effet connu une modification spectaculaire  de ses exigences envers les nouveaux venus  via un glissement sémantique subtil mais significatif. Autrefois, il était attendu des populations étrangères non pas qu’elles s’intègrent mais qu’elles s’assimilent. S’assimiler, cela signifie laisser derrière soi son origine pour devenir pleinement français en adoptant les mœurs, les coutumes et l’histoire de France. S’assimiler, c’est faire comme Napoléon qui disait : “De Clovis au Comité de Salut Public, j’assume tout”.

Aujourd’hui laxiste et impuissante, la République sut  pourtant être ferme  et impitoyable sur la question de l’assimilation. En 1870 avec les décrets Crémieux, elle offrit aux populations indigènes d’Algérie la possibilité de devenir pleinement français. Les juifs acceptèrent de s’assimiler ; les musulmans le refusèrent, préférant conserver le “statut personnel”, autrement dit la charia. Au début du XXème siècle, la République expulsa des millions d’italiens et de polonais non assimilés et dans des provinces comme l’Alsace, elle mena à l’école et dans l’espace public une guerre impitoyable aux identités et aux langues régionales. Qu’on l’approuve ou non, la République avait à l’époque un projet : faire de la France une nation républicaine et elle savait se donner  les moyens d’atteindre cet objectif.

A partir des années 70, sous la pression de l’immigration de masse et de l’idéologie antinationale, il ne fut soudain plus question d’assimiler mais d’intégrer. Cela signifiait que désormais chaque « communauté » allait pouvoir continuer à vivre en France en conservant ses mœurs, ses coutumes et son appartenance affective, culturelle  et parfois même juridique à son pays d’origine.  En théorie, la République et ses lois devaient être le ciment chargé de rendre cette cohabitation possible et faire de ses communautés disparates une nation. En pratique, il y eut une explosion du communautarisme et une perte du sentiment d’appartenance collective dans un pays qui, contrairement aux Etats-Unis, ne s’était jamais construit sur un tel modèle.

L’intégration, c’est en réalité la destruction de la nation et l’affaiblissement de la France.

Quant à l’assimilation, il est désormais trop tard et ceux qui la prônent sont des « cervelles de colibri » qui n’ont toujours rien compris au film. Quarante ans d’intégration ratée ont conduit des pans entiers du territoire et des populations qui se comptent en millions à faire sécession. Aujourd’hui, le véritable enjeu consiste à reprendre ses territoires perdus par la République et à expulser hors de la communauté nationale tous ceux qui s’en sont volontairement détachés.

Malheureusement, ceux qui dirigent la France n’ont pas encore compris l’absurdité complète de « chercher à intégrer » ou de mettre en œuvre des « politiques d’intégration ».  En effet, l’adhésion à un projet politique et l’assimilation  à un peuple ne peuvent être que des démarches volontaires.

Vouloir intégrer, c’est comme chercher à marier de force deux êtres qu’aucun élan du cœur n’attire l’un à l’autre et c’est surtout entretenir la logique communautariste qui contribue à la destruction de la France ainsi qu’à son archipélisation.

Certains français d’origine étrangère, peu nombreux, ont fait volontairement le choix de s’assimiler à la France. Ils ont compris sa grandeur, apprécié son génie et vu l’intérêt qu’ils avaient à associer leur destin à celui d’un si grand peuple. Ceux-là sont en chemin pour devenir de vrais français et la France doit leur réserver le meilleur accueil possible.

En revanche, tous ceux qu’il faut  sans cesse chercher à intégrer avec une débauche de dépenses aussi coûteuses qu’inutiles et qui de toute évidence n’aiment ni la France, ni son peuple  doivent être, expulsés de la communauté nationale, quand bien même la citoyenneté française leur eut elle été indument octroyée. La France leur a offert une chance extraordinaire, ils n’ont pas su la saisir.

Tant pis pour eux.

De l’Intellectuel-mais-Idiot (IMI)

Traduction de l’article publié en anglais par Nassim Nicholas Taleb sur Medium en 2016. Quelques libertés ont été prises par rapport à l’article original pour adapter son contenu et ses exemple à un public français. L’esprit du texte a été rigoureusement respecté.

Extrait du livre « Jouer sa peau » (Les Belles Lettres) – « Skin in the Game » (Random House)

“De l’Inde à l’Angleterre en passant par les Etats-Unis, nous sommes les témoins à l’échelle mondiale d’une révolte contre la cabale des « experts » et des journalistes du système sans « skin in the game », cette classe de semi-intellectuels paternalistes diplômés de l’ENA, d’HEC, de Sciences-Po ou d’établissements similaires aux diplômes prestigieux qui s’arrogent le droit de nous dire  1) ce que nous devons faire 2) ce que nous devons manger 3) comment parler 4) comment penser et… 5) pour qui voter.

Le problème, c’est que les borgnes suivent les aveugles : ces membres auto-proclamés de l’intelligentsia seraient incapable de trouver leur derrière avec leurs deux mains, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas assez intelligents pour définir ce qu’être intelligent veut dire et que par conséquent, ils restent prisonnier de raisonnements circulaires, leur principale compétence étant au final de passer des examens conçus par des gens comme eux.

Quand les résultats d’articles de recherche en psychologie peuvent être répliqués dans seulement 40% des cas, quand les conseils diététiques changent du tout au tout après 30 ans de diabolisation de la matière grasse, quand l’analyse macro-économique est moins fiable que l’astrologie, quand vous avez Bernanke nommé à la FED (réserve fédérale américaine) alors qu’il est complètement à la ramasse sur les risques pesant sur le système financier et que vous avez des tests pharmaceutiques dont les résultats ne peuvent être répliqués qu’une fois sur trois, vous avez tout à fait le droit de vous en remettre à votre instinct ancestral ou d’écouter vos grand-mères (ou Montaigne et tout autre savoir classique éprouvé par le temps) car ces bonnes vieilles recettes offrent de meilleurs résultats que tous ces pseudo-experts en costume.

Il n’est pas difficile de constater que ces bureaucrates universitaires qui s’arrogent le droit de gérer nos vies ne sont même pas rigoureux en matière de statistiques médicales ou de politiques publiques. Ils ne savent pas faire la différence entre la science et le scientisme. Pour leurs esprits obsédés par l’image, le scientisme a l’air plus scientifique que la véritable science (par exemple, il est trivial de montrer que tous ceux qui à l’instar de Cass Sunstein ou de Richard Thaler cherchent à nous « nudger » vers certains comportements, qu’ils classifieraient comme « rationnels » ou « irrationnels » (ou tout autre catégorie indiquant une déviation d’un protocole désiré ou prescrit)  ne comprennent la théorie des probabilités et utilisent les modèles de premier ordre de façon cosmétique). Ils sont également enclins à confondre l’ensemble avec l’agrégation linéaire de ses composants, comme nous l’avons vu dans le chapitre consacré à l’extension de la règle minoritaire.

***

L’Intellectuel-mais-Idiot est une production de la modernité qui a connu une accélération à partir de la moitié du vingtième siècle pour atteindre aujourd’hui son apogée, accompagné par une cohorte de gens sans skin in the game qui ont envahi de nombreux pans de la société.  Pourquoi ? Tout simplement parce que dans la plupart des pays, le poids du gouvernement est entre cinq et dix fois plus important que ce qu’il était il y a encore un siècle (exprimé en pourcentage du PIB). L’IMI semble être désormais à tous les coins de rue mais représente encore une toute petit minorité. On le retrouve rarement hors de certaines institutions spécialisées : think-tanks, medias et universités car la plupart des gens ont des vrais métiers et il n’y a pas beaucoup de postes vacants pour les IMI.

Méfiez-vous du semi-érudit qui pense qu’il est un érudit.

Il est incapable de détecter naturellement le sophisme.

L’IMI psychiatrise les autres lorsqu’ils font des choses qu’il ne comprend pas sans se rendre compte qu’en l’occurrence,  c’est sa compréhension qui est limitée. Il pense que les gens devraient agir dans leur intérêt et lui seul sait comment agir en ce sens, surtout s’il s’agit de ploucs ou d’habitants de la France profonde qui votent pour le FN ou pour le « Non » au référendum de 2005.

Quand les plébéiens font quelque chose qui a du sens pour eux mais non pour lui, l’IMI emploie le terme « non-éduqué ». Ce que nous appelons généralement la participation au processus démocratique, l’IMI le désigne par « démocratie » quand cela lui convient et par « populisme » quand la plèbe ose voter d’une façon qui va à l’encontre de ses préférences.

Alors que les riches prônent le « un euro, une voix », les plus humanistes le « un homme, une voix, » Monsanto le  « un lobbyiste, une voix, », l’IMI prône le « un diplômé de l’ENA, une voix » ou équivalent pour toute autre établissement d’ « élite » faisant partie du club.

Socialement, l’IMI est abonné au Monde ou au Nouvel Obs. Il n’est jamais grossier sur Twitter. Il parle de l’ « égalité des races » et d’ « égalité économique » mais n’a jamais été boire un verre avec un conducteur de taxi issu d’une minorité ethnique (une fois de plus, pas de skin in the game car le concept est étranger à l’IMI). Les IMI du Royaume-Uni ont été embobinés par Tony Blair. L’IMI moderne a assisté à plus d’un Ted talks en personne et en a regardé plus de deux sur Youtube.

Non seulement il a voté pour Hillary-Monsanto-Malmaison parce qu’elle était la mieux placée, et autre raisonnement circulaire du même acabit mais en plus il considère tous ceux qui n’ont pas fait de même comme mentalement perturbés.

L’IMI possède un exemplaire du « Cygne Noir » (livre de Taleb) dans sa bibliothèque mais confond l’absence de preuve avec la preuve d’absence. Il croit que les OGM sont de la « science » et que cette « technologie » ne diffère en rien des méthodes de reproduction traditionnelles du fait de sa capacité à confondre la science avec le scientisme.

Typiquement, l’IMI ne se trompe pas sur la logique de premier ordre mais les effets de second ordre ou les externalités lui échappent complètement le rendant totalement incompétent dans les domaines complexes. Du confort de son appartement de Saint-Germain-des-Prés, il était partisan de la « neutralisation » de Kadhafi parce qu’il était un « dictateur », sans réaliser que les neutralisations ont des conséquences (n’oubliez pas que parce qu’il n’a pas de skin in the game, il ne paie pas le prix de ses erreurs).

Sur le stalinisme, le maoïsme, les OGM, l’Irak, la Syrie, les lobotomies, l’aménagement urbain, les régimes, le fitness, la psychologie comportementale, les acides gras insaturés,  le freudisme, les stratégies de diversification, la régression linéaire, la gaussienne, le salafisme, l’équilibre dynamique stochastique, les ghettos urbains, le gène égoïste, les prédictions électorales, Bernie Madoff (avant sa chute) et les valeurs p-, l’IMI a toujours été du mauvais côté de l’Histoire mais cela ne l’empêche pas de penser que sa position actuelle est la bonne.

L’IMI fait partie d’un club pour bénéficier de réductions sur ses voyages. S’il travaille dans les sciences sociales, il utilise des statistiques sans savoir comment elles sont dérivées (comme Steven Pinker et autres psychocharlatans). Quand il va en France, il assiste à des conférences organisées par le Monde ou Courrier International ; il boit du vin rouge avec ses steaks (jamais du blanc) ; il pensait que le gras était mauvais maintenant il pense le contraire ; il prend des statines parce que son docteur lui a dit d’en prendre ; il ne comprend pas le concept d’ergodicité  et quand on lui explique, il l’oublie aussitôt ; il n’utilise pas des mots de yiddish pour parler business ; il étudie la grammaire avant de parler une langue ; il a cousin qui travaille dans un cabinet ministériel, il n’a jamais lu Frédéric Dard, Libanius Antiochus, Michael Oakeshot, John Gray, Amianus Marcellinus, Ibn Battuta, Saadiah Gaon, ou Joseph De Maistre ; il ne s’est jamais bourré la gueule avec des Russes ; il n’a jamais bu jusqu’au point où l’on commence à casser des verres ou mieux encore, des chaises ; il ne sait pas faire la différence entre Hécate et Hécube (ou comme on dit par chez moi, il ne sait pas faire la différence entre la merde et l’andouillette) ; il ne sait pas qu’il n’y a aucune différence entre le pseudo-intellectuel et l’intellectuel quand il n’y a pas de skin in the game ; il a mentionné la mécanique quantique au moins deux fois au cours des cinq dernières années dans des conversations qui n’avaient  rien à voir avec la physique.

Il sait exactement à tout instant l’impact de ses actes et de ses paroles sur sa réputation.

Mais il y a un critère encore plus facile pour le détecter : il ne soulève pas de la fonte.

***

Les aveugles et les très aveugles

Arrêtons un instant d’être satirique.

Les IMI ne savent pas faire la différence entre la lettre et l’esprit.

Ils sont tellement aveuglés par des notions verbales telles que la science, l’éducation, la démocratie, le racisme, l’égalité, la preuve, la rationalité et autres termes à la mode qu’il est très facile de les embobiner. Par conséquent, ils peuvent créer des iatrogéniques (des dégâts causés par le médecin) monstrueux sans aucun sentiment de culpabilité parce qu’ils sont convaincus qu’ils voulaient bien faire, ce qui leur permet d’ignorer l’effet de leurs actions sur le monde réel.

Tout le monde se rirait du docteur qui manquerait de tuer son patient mais qui se défendrait en affirmant qu’il a réussi à diminuer son taux de cholestérol, sans comprendre qu’une mesure corrélée à la santé n’est pas la santé – la médecine a eu besoin de plusieurs siècles pour comprendre qu’il fallait qu’elle s’intéresse à la santé et non à l’exercice de ce qu’elle considérait comme une « science » et que par conséquent, ne rien faire était souvent préférable (via negativa). Et pourtant, dans un autre domaine, disons la politique étrangère, un néo-conservateur qui n’a pas conscience de cette déficience mentale ne ressentira aucune culpabilité après avoir détruit un pays comme la Lybie, l’Irak ou la Syrie au nom de la « démocratie ». J’ai essayé d’expliquer la via negativa à un néo-conservateur, ce fut comme essayer d’expliquer ce qu’est la couleur à un aveugle de naissance.

Les IMI seront satisfaits parce qu’ils ont donné de l’argent à un groupe ayant pour objectif de « sauver les enfants » et qui passera son temps à faire des powerpoints et à organiser des conférences sur comment sauver les enfants, sans jamais voir le problème.

De la même manière, les IMI sont régulièrement incapables de faire la différence entre une institution (par exemple le milieu universitaire et les diplômes) et le but véritable (la connaissance, la rigueur dans le raisonnement), j’ai même vu un universitaire français dénigrer un grand mathématicien ayant contribué utilement à son domaine parce que celui-ci n’était pas allé à la “bonne école”  quand il avait dix-huit ans.

La propension à cette déficience mentale est sans doute partagée par tous les humains, c’est peut-être une tare consubstantielle,  mais elle a tendance à disparaître avec du skin in the game.

Post-Scriptum :

L’élection de Donald Trump fut tellement absurde pour les IMI et tellement incompatible avec leur vision du monde qu’ils se révélèrent incapables de trouver les instructions sur la façon de réagir dans leurs manuels. C’était exactement comme un épisode de « Caméra Cachée » : le visage de quelqu’un à qui on vient de jouer un sacré tour et qui ne sait absolument pas comment réagir. Ou pour dire les choses autrement, l’expression de quelqu’un qui, se croyant heureux en ménage, rentre chez lui à l’improviste et trouve sa femme au lit avec un déménageur.

Tout ce que les experts, les sondeurs, les superprévisionnistes, les politologues, les psychologues, les intellectuels, les consultants, les spécialistes du Big Data, pensaient savoir se révéla totalement bidon. Ainsi, mon rêve de mettre un rat sous la chemise de quelqu’un (comme je l’ai exprimé dans le Cygne Noir) devint soudain réalité.”

Note du traducteur :

Bien avant Nassim Nicholas Taleb, le Général De Gaulle avait déjà identifié les IMI qu’il appelait les « cervelles de colibri ».

Extrait de « C’était de Gaulle » d’Alain Peyrefitte :

« Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées… »

De la religion de l’Homme

« Car nous ne luttons pas contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais dans les lieux célestes.» Éphésiens 6:12

Dès sa naissance, l’Homme moderne se trouve plongé dans un bain idéologique qui imprègne ses pensées, façonne sa vision du monde et constitue la cause première de l’ensemble de ses maux.  L’habileté suprême de cette idéologie est d’avoir su camoufler sa nature, d’avoir nié ce qu’elle était pour se présenter sous l’apparence séduisante de l’évidence, de l’esprit du temps, de la norme raisonnable  confortablement installée dans le « cercle étroit de la raison ».

Ainsi, la plupart des hommes modernes souffrent et voient le monde qu’ils ont connu s’effondrer peu à peu autour d’eux sans comprendre pourquoi.  Comme Monsieur Bovary, ils pensent que tous leurs malheurs sont « la faute de la fatalité » sans réaliser qu’une idéologie sournoise a infecté chacune de leurs pensées,  de leurs actions et celles de l’ensemble de la civilisation occidentale.

Pour offrir au malade une chance de guérison, il est donc nécessaire de nommer précisément le mal et de lever le voile sur sa nature, ses caractéristiques mais aussi sur les artifices qu’il emploie pour parasiter une pensée saine afin de la rendre pathologique.

Le premier pilier de l’idéologie moderne est l’idée qui veut que l’Homme soit au centre de toute chose. Apparue à la Renaissance, développée durant les « Lumières »  et connaissant aujourd’hui son aboutissement dans notre période dite « post-moderne », cette conception a contaminé l’ensemble des champs politiques, sociaux et spirituels.

Loin d’être simplement pétrie de bons sentiments « humanistes », cette « religion de l’Homme » conduit à rejeter toute notion de hiérarchie ou d’ordre naturel. Cherchant à faire table rase du passé, elle considère le fait d’arracher l’être humain à son héritage, à ses traditions, à ses croyances ancestrales, à ses coutumes comme une « libération ». Opposée  à toute idée de transmission, d’héritage, de transcendance et d’inégalité naturelle, elle affirme que l’Homme est au centre de tout, qu’il s’auto-engendre et que sa volonté et ses désirs constituent la mesure de toute chose. C’est donc sans surprise que cette idéologie, qui, ayant commencé par détruire un ordre social et politique millénaire pour créer et célébrer le citoyen, cet être abstrait, né orphelin, resté célibataire et mort sans enfant, (Renan) trouve aujourd’hui son aboutissement dans le transhumanisme, le relativisme moral et la négation même des réalités physiques et biologiques au nom de la subjectivité et des convenances personnelles. Comme l’avait parfaitement compris et analysé Alexandre Soljenitsyne, cette conception anthropocentrée devenue la base de toute conception politique et sociale explique en grande partie le déclin des qualités morales et spirituelles de l’Occident.

Mais compte tenu de la gravité de la situation, cette analyse n’est plus suffisante.

Pour bien comprendre la nature du mal qui ronge l’Occident, il est nécessaire de bien faire comprendre aux hommes du XXIe siècle que cette « « religion de l’Homme » qui constitue les bases de notre système politique et social est en réalité d’essence satanique et que, depuis plusieurs siècles,  ces fameuses « Lumières » qui éclairent le monde sont en réalité celles de Lucifer, l’ange déchu dont le nom signifie littéralement le « porteur de lumière ».

En effet, comme l’avait parfaitement compris Saul Alinski, sociologue américain et maître à penser de la gauche radicale, Lucifer est le premier rebelle, le premier révolté, celui dont la devise est « Non serviam » (je ne servirai pas) et qui, pour avoir refusé l’ordre naturel en cherchant à prendre la place de Dieu, a été chassé du paradis pour régner sur Terre obtenant ainsi le tire de «Prince de ce monde ». Depuis sa chute, Lucifer n’a cessé de tenter et de tromper les hommes : « Rejette la volonté de Dieu, affranchis-toi de l’ordre divin, crée toi-même ta propre norme, deviens l’instrument de ta propre libération. Signe un contrat avec moi, Satan, et je t’apprendrai à te libérer pour ensuite devenir l’égal de Dieu ».

«Devenir l’égal de Dieu » : tel est le but ultime de cette « religion de l’Homme », de ce projet « humaniste » qui a trouvé dans le progrès technologique de notre siècle les moyens de pleinement s’accomplir. Si ce projet a pu aussi facilement s’imposer et tromper les hommes, y compris un grand nombre de chrétiens, c’est parce que Satan sait à merveille exploiter nos faiblesses et excelle à utiliser les dons de Dieu pour les pervertir et les corrompre. Puisque nous pouvons librement choisir entre le bien et le mal, Satan peut nous tenter et nous séduire ; puisque notre discernement nous permet de comprendre les lois de la Nature, Satan nous murmure que nous pourrions utiliser notre intelligence pour prendre la place de Dieu.

En vérité, l’idéologie moderne et ses « Lumières » ne sont en réalité que les ruses qu’emploie le Diable  pour tromper les hommes qu’il utilise comme autant de pions dans sa guerre contre Dieu. Contrairement à ce qu’affirment nombre de philosophes et de laïcs, le recul de la foi chrétienne n’a absolument pas conduit à bannir le religieux et son « obscurantisme »  de la société mais tout simplement à remplacer une religion par une autre : la religion de Dieu par la religion de l’Homme, le culte voué au Christ par celui voué à Satan. Et pour éviter au plus grand nombre de se rendre compte de la supercherie, quelle meilleure stratégie que de dissimuler ce projet derrière des grands et nobles principes tels que « les Droits de l’Homme », « l’Egalité » et «le « Progrès » ?

Monument des Droits de l’Homme, Paris, Champ de Mars

Le deuxième pilier de l’idéologie moderne est justement cette notion de « Progrès » selon laquelle plus nous respecterions les dogmes de la religion de l’Homme, plus nous augmenterions nos chances d’atteindre le salut. En réalité, loin de nous conduire vers un état social, politique ou même spirituel plus avancé, l’idéologie du Progrès constitue en réalité une régression vers un stade archaïque, primitif et violent.

D’un côté, la destruction de la Nation par le multiculturalisme, aggravé par l’antiracisme dévoyé, aboutit au retour des logiques tribales et communautaires ; de l’autre, la destruction de l’autorité légitime, le rejet des hiérarchies et le refus de la contrainte conduisent à un retour à l’état sauvage, à l’homme isolé et guidé par ses pulsions et ses instincts, ce que l’écrivain Renaud Camus a appelé la Décivilisation, un état social essentiellement caractérisé par le retour de la nocence,  c’est-à-dire la nuisance généralisée.

Sur le plan social et spirituel, comme l’a brillamment démontré Sylvain Durain, la destruction de l’ordre patriarcal conduit non pas à un monde plus pacifique et apaisé mais à un retour au régime primitif et violent du matriarcat sacrificiel qui constituait la norme dans la plupart des sociétés pré-chrétiennes. Cette analyse vient s’inscrire dans la continuité du travail du philosophe et anthropologue René Girard qui nous avertissait que la disparition du christianisme ne pouvait que mécaniquement s’accompagner d’un retour à la logique du bouc émissaire et, en conséquence, du sacrifice humain. Avortements, attaques terroristes, pédophilie, trafics d’êtres humains, guerres sans fin : toutes les horreurs du monde moderne peuvent être considérées comme des sacrifices humains à grande échelle qui, sous couvert de progrès, appartiennent en réalité à un monde marqué par une logique archaïque et primitive où le sang des innocents doit couler pour apaiser les dieux. Et comme l’a montré René Girard, ce processus sacrificiel, alimenté par la violence et la rivalité mimétiques, est entièrement contrôlé par Satan qui en constitue le premier bénéficiaire.

Les défenseurs de l’idéologie du Progrès ont-ils conscience que le retour de cette logique sacrificielle, nécessite des victimes expiatoires et que celles-ci sont toutes désignées : il s’agit de l’Homme occidental,  rendu responsable par son égoïsme, sa cruauté, son racisme et son mode de vie de tous les maux qui frappent la planète et l’humanité ? Et parmi ce peuple occidental, le bouc émissaire idéal ne serait-il pas ce mâle blanc attaché à son identité, à son peuple, à ses traditions, ce « gaulois réfractaire »,  forcément fasciste,  raciste, réactionnaire, touché par une forme aiguë de « lèpre populiste » ?  

Faisons les comptes : depuis l’avènement des « Lumières », combien de bébés occidentaux ont été arrachés au ventre de leur mère, combien d’enfants ont subi des abus et des sévices aux mains de violeurs et de leurs réseaux, combien de soldats sont morts lors de guerres bien souvent inutiles, combien de citoyens ont été tués par la pauvreté, les stupéfiants et la violence économique ? En réalité, ce sont des millions de victimes qui ont été sacrifiées sur les autels des temples de la modernité et si la violence, la cruauté et la guerre ont toujours fait partie de l’Histoire, jamais le sang n’aura autant coulé, jamais autant de victimes n’auront été sacrifiées que durant cette époque « éclairée » par les lumières des faux dieux !

Pour finir, le troisième pilier de l’idéologie moderne est celui de la croyance en cette rationalité, qui se trouve aujourd’hui renforcée par un développement sans précédent des moyens techniques et qui se manifeste de façon concrète dans la soi-disant « rationalisation » des processus d’organisation et de production des hommes et des choses.  En réalité, comme l’a montré le neurologue et psychiatre Iain McGilChrist, la pensée moderne se trouve marquée par la domination absolue de l’hémisphère gauche du cerveau, chargé de l’analytique et du verbal, sur le cerveau droit, chargé de la contextualisation et de la vision d’ensemble.

Sur le plan cognitif et cérébral, ce que la modernité considère comme un progrès constitue en réalité un  véritable appauvrissement et, une fois de plus, s’apparente à un renversement d’une hiérarchie naturelle qui voudrait que le cerveau droit, le Maître, prenne la décision suite aux informations fournies par l’hémisphère gauche, le Serviteur. Concrètement, cette domination sans partage de la logique analytique et rationnelle dans tous les aspects de l’existence a conduit à priver de sens les activités productives,  désormais découpées en tâches partielles, écrasées sous les normes ou réduites à des fonctions inutiles, les fameux « bullshit jobs » décrits par David Graeber. Sur le plan scientifique, la pseudo-rationalisation du processus d’acquisition des connaissances a conduit à conduit à la fonctionnarisation de la recherche et à une confusion totale entre la science (l’observation, la  rigueur dans le raisonnement) et le scientisme (l’apparence de la science via des statistiques, des modèles, des études randomisées en double aveugle).

Sur le plan artistique et culturel, cet appauvrissement cognitif généralisé se manifeste, dans la communication ou le divertissement, par une esthétique de plus en plus simplifiée, infantile et criarde mais c’est avant tout sur le plan architectural, les cubes lisses de verre et de béton ayant remplacé les façades ouvragées aux motifs complexes, que les ravages de la rationalité sur les processus cognitifs se révèlent de façon visible et manifeste.

Ancien et nouveau tribunal de Paris

En réalité, loin de faire grandir et progresser les hommes, l’idéologie moderne les conduit à une ruine sociale, politique et spirituelle totale avec en toile de fond la menace d’un anéantissement complet de notre civilisation et des peuples qui la composent. Pendant que l’homme moderne désespère, Satan ricane de lui avoir joué un si bon tour, tout heureux d’avoir su exploiter son orgueil pour le conduire sur le chemin de sa propre destruction.

Dès lors que faire ?

Quel est l’antidote, où trouver le remède ?

N’en déplaise aux athées et aux laïcs, la seule solution au mal qui ronge l’Occident s’appelle le christianisme. Loin d’être la relique barbare d’une époque révolue, la révélation chrétienne se révèle comme l’antidote parfait et absolu à tous les maux de la modernité.

Quoi de mieux en effet  que la parole de Dieu pour combattre Satan, ses œuvres et ses pompes ?

Face au Diable qui cherche à nous perdre en attisant notre orgueil, accepter Dieu, c’est accepter notre place au sein d’un ordre naturel qui nous dépasse et nous transcende. Accepter Dieu, ce n’est pas chercher à devenir son égal mais plutôt à nous rendre dignes des dons que nous avons reçu de Lui.  Accepter Dieu, ce n’est pas vivre dans la rivalité perpétuelle et dans l’envie mais dans l’amour, la grâce et la paix.

Retrouver Dieu, c’est retrouver la verticalité et le sens de la juste hiérarchie pour refonder notre société selon l’heureuse formule : « Un père dans la famille ; un père de la Nation ; un père dans le Ciel ». Retrouver Dieu, c’est retrouver cette vision holiste où le tout est plus important que la partie et où le critère souverain n’est pas l’efficacité mais le sens.  Mais surtout accepter et retrouver Dieu, c’est rejeter l’arrogance de l’homme moderne pour reconnaître que nous ne sommes que de simples créatures, de pauvres pécheurs en demande de grâce et en quête de rédemption.

Accepter le mystère de l’Incarnation, c’est accepter la nature du Christ, vrai homme et vrai Dieu et se garder de toutes les hérésies qui ne sont que des succédanées et des perversions de la religion chrétienne. Wokisme, écologisme, satanisme, New Age : autant de chemins qui ne peuvent pas conduire au salut mais bien à la ruine. Charles Maurras affirmait que tout est politique mais en réalité tout est religieux et comme nous l’enseigne l’Évangile de Saint Matthieu, tout arbre doit être jugé à ses fruits et les arbres qui donnent de mauvais fruits doivent être coupés et jetés au feu. Si un arbre doit être jugé à ses fruits, comparons ceux, innombrables et précieux, que nous a légué la civilisation chrétienne à ceux pourris et véreux que nous recueillons en moins de trois siècles d’exposition à l’idéologie moderne.

Pour finir, tous ceux qui pensent que le christianisme est mort devraient se demander pourquoi des moyens aussi considérables ont été déployés depuis plusieurs siècles pour tenter de le tuer. Pour empoisonner durablement une civilisation, ne faut-il pas commencer par discréditer puis détruire l’antidote ?

Prenons donc garde de ne pas nous tromper de combat. Si la souveraineté, le remplacement démographique, l’effondrement économique sont des sujets de première importance, ils ne sont que des conséquences directes de cette idéologie moderne destructrice dont avons présenté ici les principaux piliers. En réalité, la véritable guerre est une guerre spirituelle et pour la gagner, suivons le conseil de Saint Paul, qui dans la lettre aux Éphésiens, nous appelle à revêtir l’armure de Dieu, à brandir l’épée de l’Esprit et à nous protéger derrière le bouclier de la Foi. Alors que Satan pense avoir triomphé, c’est en réalité une nouvelle aube chrétienne qui est en train de se lever sur le monde et c’est de la France, fille aînée de l’Église, que surgira le renouveau.

Pour aller plus loin:

Des boucs émissaires

Du triomphe de la Croix

Metropolis, Fritz Lang, 1927

De la défaite des conservateurs

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

Bossuet

L’observation des rapports de forces politiques au sein des sociétés occidentales semble, en apparence, révéler un paradoxe. Alors que les idées dites « conservatrices » semblent être largement  partagées par l’ensemble de la population ainsi que par les forces de sécurité et les membres véritablement productifs de ces sociétés, ce sont pourtant les idées « progressistes» qui se sont imposées en Occident et qui  ne cessent par ailleurs de gagner du terrain bien qu’il apparaisse de façon de plus en plus évidente qu’elles sont en train de conduire notre civilisation ainsi que les différents peuples qui la composent à la ruine.

Certains expliqueront prosaïquement le succès des forces progressistes par une meilleure organisation, une plus grande habileté et leur domination sans partage de secteurs essentiels au contrôle des esprits tels que l’éducation, les médias, la justice, le monde universitaire ou encore la culture.  D’autres diront encore que le progressisme est une pathologie mentale affligeant des sociopathes dont le rapport relatif à la vérité leur permet plus facilement mentir, tricher et d’imposer à leurs adversaires des règles que ceux-ci ont la suprême naïveté de s’obstiner à respecter.

Tout cela est vrai mais ces analyses ignorent une dimension essentielle pour comprendre à la fois la nature profonde de l’idéologie des progressistes mais également la raison de leurs victoires répétées sur les conservateurs.

Pendant longtemps, le clivage « droite/gauche » a structuré la vie politique. Aujourd’hui, il s’est substitué, avec un ensemble de nuances, à un clivage « progressiste/conservateur» ou encore « oligarchie/populisme ». En France, la ligne de fracture se trouve le plus souvent entre ceux qui se réjouissent ou nient le Grand Remplacement et ses corollaires et ceux qui s’y opposent et le combattent. Malheureusement, aucun de ces clivages ne permet d’aller au fond des problèmes et leur emploi contribue à  entretenir une confusion qui rend impossible de véritablement les résoudre.

Pour le comprendre, il est nécessaire de prendre conscience que la nature du conflit n’est pas d’essence politique mais bien religieuse. Comme je l’ai expliqué dans « De la religion de l’Homme », nous nous trouvons au cœur d’un combat entre deux visions radicalement opposées de l’Homme et de son rapport au divin : d’un côté, ceux qui placent l’Homme au centre de toute chose, adhèrent à l’idéologie relativiste du Progrès et cherchent donc à créer un ordre artificiel fondé sur l’individualisme, le matérialisme et toutes les fausses valeurs du « porteur de lumière» ; de l’autre, ceux qui admettent leur condition de créatures, acceptent de servir, croient en certaines vérités éternelles et immuables et cherchent à trouver leur place au sein d’un ordre naturel créé par Dieu. 

En réalité, cette distinction oppose ce qui doit être appelé l’esprit moderne à l’esprit traditionnel. Apparu à la Renaissance et s’étant développé et étendu avec les Lumières, la modernité est un phénomène propre à l’Occident ayant conduit à la disparition progressive des pensées, des comportements et des hiérarchies propres aux sociétés traditionnelles. Dans la crise du monde moderne, René Guénon a proposé une remarquable définition de la modernité que nous reproduisons ici :

Rien ni personne n’est plus à la place où il devrait être normalement ; les hommes ne reconnaissent plus aucune autorité effective dans l’ordre spirituel, aucun pouvoir légitime dans l’ordre temporel ; les « profanes » se permettent de discuter des choses sacrées, d’en contester le caractère et jusqu’à l’existence même ; c’est l’inférieur qui juge le supérieur, l’ignorance qui impose des bornes à la sagesse, l’erreur qui prend le pas sur la vérité, l’humain qui se substitue au divin, la terre qui l’emporte sur le ciel, l’individu qui se fait la mesure de toutes choses et prétend dicter à l’univers des lois tirées toutes entières de sa propre raison relative et faillible.

Adopter et comprendre cette grille de lecture permet de mieux comprendre les échecs répétés des « conservateurs ». En effet, faute de comprendre la véritable nature du clivage, nombre d’entre eux ont en réalité adopté l’idéologie moderne et sont devenus mentalement d’authentiques « progressistes ». Dès lors, comment vaincre un ennemi avec lequel la différence n’est pas de nature mais de simple degré ? Comment s’opposer à un système de valeurs dont on partage en réalité les postulats fondamentaux? Comment triompher d’un ennemi dont on a en réalité pleinement assimilé les valeurs ?

L’ironie de ce constat est d’autant plus cruelle qu’à bien des égards, les systèmes auxquels les « conservateurs modernes » prétendent s’opposer, en l’occurrence l’islam et le progressisme, se trouvent en réalité bien plus proches des organisations et des modes de pensées traditionnels que de ceux des prétendus conservateurs et c’est justement cette proximité qui explique en grande partie leur succès. En effet, si l’homme moderne possède une supériorité, celle-ci est simplement d’ordre technique et ne lui permet ni de combattre l’effondrement de sa propre civilisation, pas plus que de remporter des victoires contre des adversaires restés fidèles à l’esprit traditionnel comme en témoignent les échecs répétés de la super puissance américaine aussi bien contre les Viêt-Cong que contre les Talibans.

De la même manière, il n’y a rien de surprenant à voir un système traditionnel comme l’islam conquérir et remplacer les sociétés occidentales modernes alors que ces mêmes sociétés, du temps où celles-ci étaient encore traditionnelles, étaient parvenues durant plusieurs siècles à faire échec à ce projet. Plus difficile à comprendre en revanche est le fait qu’en dépit des apparences, la pensée « progressiste » est en réalité bien plus « traditionnelle » que celle des conservateurs et que c’est justement cette proximité plus étroite avec la tradition qui contribue à expliquer aussi bien son influence que sa diffusion.

Commençons tout d’abord par rappeler que la pensée progressiste est en réalité de nature profondément religieuse, une véritable « religion de l’Homme » qui n’est en réalité rien de moins qu’une authentique hérésie chrétienne. En effet, une analyse en profondeur de l’idéologie progressiste révèle que celle-ci possède toutes les caractéristiques d’une religion totale composée de croyances, de rituels et de comportements qui englobent chaque aspect de la vie de l’individu et qui vont des interdits alimentaires (bio/végan) aux rituels expiatoires (bilan carbone) jusqu’à la parousie (métissage généralisé) et au jugement dernier (catastrophe climatique). Pour finir, la religion progressiste possède même ses démons (l’extrême droite), ses prophètes (Greta Thunberg) et ses martyrs (George Floyd).

En conséquence, les progressistes sont, à leur manière, en réalité bien plus proches de la pratique religieuse traditionnelle, qui place la religion au centre de tout, que leurs homologues conservateurs pour qui la religion constitue bien souvent une dimension «à part» relevant du simple domaine privé.

Face à la ferveur de cette piété religieuse progressiste, autant dire que celle qui anime le camp conservateur fait à côté pâle figure. Durant le confinement de 2020, combien de chrétiens sont descendus dans la rue pour protester contre la fermeture des églises ? Combien de conservateurs sont véritablement prêts à mourir pour lutter contre le Grand Remplacement ? Parmi les amoureux de la France et de ses traditions, combien, suivant l’exemple du chef des Talibans, seraient prêts à passer huit ans à Guantanamo pour faire advenir le Frexit ?

Au-delà de l’intensité et de la centralité de sa croyance religieuse, l’idéologie progressiste se trouve caractérisée, en dépit de son attachement proclamé à la défense de l’individu et de ses droits, par un fonctionnement traditionnel opérant selon une véritable logique communautaire et tribale. Non seulement les progressistes possèdent la capacité d’agir et de penser en groupe mais ceux-ci sont passés maîtres, des trotskistes aux Antifas en passant par l’Open Society  de George Soros, dans l’art de se coaliser et de se mobiliser aussi bien pour la réalisation d’un projet commun, la défense du groupe ou la neutralisation de ses adversaires. Là où les conservateurs peinent à développer des stratégies communautaires efficaces, les progressistes opèrent en réseau, organisent des manifestations, créent des associations, investissent des zones à défendre et se comportent davantage comme une communauté traditionnelle que comme des individus modernes, isolés, atomisés et in fine totalement inoffensifs.

Pour finir, les progressistes ont en commun avec les sociétés traditionnelles de respecter les hiérarchies, n’hésitant pas, à se placer sous la tutelle de maîtres et de gourous. Qu’il s’agisse de Marx, de Lénine, de Mao, de Saul Alinsky ou encore de Greta Thunberg, les progressistes, en dépit de leur passion affichée pour l’égalité, ont l’intelligence de se placer sous l’autorité de grandes figures et d’appliquer avec une redoutable efficacité leurs préceptes ou leurs stratégies là où le conservateur, en parfait moderne, se croit capable de penser tout seul et d’inventer dans son coin sa propre doctrine d’individu  « libre et éclairé » se condamnant ainsi de fait à la stérilité ainsi qu’à l’impuissance.

Nous pourrions multiplier ainsi les exemples mais pour résumer, la supériorité des progressistes/mondialistes sur les conservateurs vient du fait que ceux-ci, qu’ils soient marxistes, écologistes ou lucifériens, sont en réalité profondément religieux et possèdent un mode de fonctionnement social ou mental en réalité bien plus proche des sociétés traditionnelles qu’ils rejettent en paroles mais imitent en actes que celui des conservateurs qui, bien que défendant la tradition en parole, souscrivent à la vision moderne de la société et de l’Homme dans les faits.

Pour sortir de cette impasse, les conservateurs doivent comprendre que la seule solution pour sortir du piège de la modernité consiste à se réapproprier les attributs de la société traditionnelle et qu’en Occident, le seul chemin passe par un retour au christianisme, une réalité parfaitement comprise par René Guénon dès 1927 :

Nous pensons d’ailleurs qu’une tradition occidentale, si elle parvenait à se reconstituer, prendrait forcément une forme religieuse, au sens le plus strict de ce mot, et que cette forme ne pourrait être que chrétienne car, d’une part, les autres formes possibles sont depuis trop longtemps étrangères à la mentalité occidentale, et , d’autre part, c’est dans le Christianisme seul, disons plus précisément encore dans le Catholicisme, que se trouvent, en Occident, les restes d’esprit traditionnel qui survivent encore.

Si les Occidentaux veulent survivre et les conservateurs triompher, il faut donc qu’ils redeviennent chrétiens. Chrétiens non pas à la façon de Vatican II mais à la façon du Moyen Âge, chrétiens de façon à comprendre que le catholicisme n’est pas un élément de l’identité française, il est l’identité française et chrétiens de façon à comprendre que le véritable combat n’est pas politique mais bien spirituel. Une fois ces vérités comprises par la majorité des forces conservatrices, tout le reste suivra.

Disons les choses clairement : tant que le peuple français, et les peuples occidentaux en général, n’auront pas retrouvé leur foi chrétienne ainsi qu’un mode de pensée traditionnel, l’effondrement de leur civilisation se poursuivra et ceux qui cherchent à l’empêcher ou à limiter son impact ne pourront aller que d’échecs en échecs.

Pour agir efficacement, il est donc nécessaire de rejeter les postulats fondamentaux de la modernité et d’œuvrer à la diffusion d’une pensée traditionnelle dont les points fondamentaux sont :

  • le primat du spirituel sur le matériel
  • le rejet de l’individualisme au profit de la défense du bien commun
  • l’affirmation de l’existence de certaines vérités éternelles et immuables

Comme l’avait compris René Guénon, l’essentiel de cet effort doit être d’une part porté par une véritable élite à condition que celle-ci ne se laisse pas détourner de son but aussi bien par les difficultés que par les séductions exercées par de fausses doctrines promues par de faux prophètes et d’autre part que cet effort soit accompagné par l’Église Catholique, seule institution occidentale encore détentrice, en dépit de tous les efforts pour la détruire de l’intérieur, d’une tradition encore vivante et authentique.

Mais surtout, cette diffusion de l’esprit traditionnel doit passer par un retour à un véritable esprit de conquête. Confronté à de formidables adversaires et à toute l’inertie de l’esprit du temps, les forces de la tradition ne doivent pas se contenter du rôle de dernier carré d’irréductibles chargés de préserver un tas de braise encore rougeoyantes qui, sans changement de complet de paradigme, finiront par s’éteindre avant de se transformer en cendres. Non, il appartient à tous ceux qui veulent sauver leur pays et leur civilisation de souffler vigoureusement sur ces braises pour qu’en jaillisse à nouveau un grand feu qui, parti de France, ira éclairer d’abord l’Europe et ensuite le monde. Ce n’est qu’en adoptant cet état d’esprit plein d’espérance, de fougue et de courage que les jeunes conservateurs d’aujourd’hui trouveront la force de réaliser le grand projet entrevu par Simone Weil : le retour à un ordre éternel momentanément perturbé.

Pour aller plus loin :

La crise du monde moderne, René Guénon

Diagnostics, Gustave Thibon

La France Retrouvée