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De l’art moderne

Extraits de l’article de Lucie Levine publié le 01/04/2020 sous le titre original « Was Modern Art really a CIA psy-op ? ». Traduit de l’anglais par Stanislas Berton.

Durant la deuxième moitié du vingtième siècle, l’art et le design modernes devinrent les symboles du libéralisme, de l’individualisme, du dynamisme et de la prise de risque créative rendue possible par une société libre, le style de Jackson Pollock offrant un contrepoint à l’oppression nazie ou soviétique. Ainsi, l’art moderne devint une arme utilisée pendant la Guerre froide. Aussi bien le Département d’État [NdT : le ministère des affaires étrangères américain] que la CIA apportèrent leur soutien à des expositions d’art américain dans le monde entier.

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Les liens entre l’art moderne et la diplomatie américaine furent établis durant la Seconde Guerre mondiale quand le musée d’art moderne (MoMA) fut mis au service de l’effort de guerre. Le MoMA fut fondé en 1929 par Aldrich Rockefeller. Dix ans plus tard, son fils Nelson Rockefeller devint le président du musée. En 1940, alors qu’il était encore président du MoMA, Rockefeller fut nommé par l’administration Roosevelt coordinateur des affaires inter-américaines. Il occupa également le poste d’assistant aux ministères des affaires étrangères pour l’Amérique Latine.

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Dans le combat pour gagner « les coeurs et les esprits », l’art moderne se révéla particulièrement efficace. John Hay Whitney, président du MoMA et membre de la famille Whitney qui fonda le Whitney Museum of American Art,expliqua que l’art jouait un rôle important dans la défense nationale car il avait « la capacité d’éduquer, d’inspirer et d’affermir les cœurs et les volontés des hommes libres. »

Whitney succéda à Rockefeller en tant que président du MoMA en 1941 afin de permettre à Nelson de consacrer toute son attention à ses activités de coordinateur. Sous Whitney, le MoMA devint un « élément de défense nationale ». Selon un communiqué de presse du musée daté du 28 février 1941, le MoMA allait « inaugurer un nouveau programme pour accélérer les échanges artistiques et culturels dans cet hémisphère au sein des vingt et une républiques qui le composent. » L’objectif était le « Pan-Américanisme ». Une « caravane artistique » traversant l’Amérique Latine « contribuerait davantage au développement de notre amitié que dix ans de relations commerciales ou politiques. »

Une fois la guerre terminée, Nelson Rockefeller retourna au musée et les membres de son équipe des affaires inter-américaines prirent la direction du programme international des expositions du MoMA : René d’Harnoncourt, qui dirigeait le département artistique des affaires inter-américaines devint le vice-président du musée chargé des activités extérieures. L’ancien membre de l’équipe, Porter Mc Cray, devint le directeur du programme international du musée.

Les liens entre l’art moderne et la politique américaine de Guerre froide étaient si étroits qu’en 1951 Mc Cray prit un congé sans solde pour travailler sur le plan Marshall. En 1957, Whitney démissionna de son poste de de président du conseil d’administration du MoMA pour devenir l’ambassadeur des États-Unis en Grande-Bretagne. Bien qu’ambassadeur, Whitney demeura un administrateur du musée et son successeur en tant que président fut Nelson Rockefeller qui avait occupé jusqu’en 1955 le poste d’assistant spécial aux affaires étrangères pour le président Eisenhower.

Malgré ces liens entre l’art moderne et la diplomatie américaine, la propagande soviétique affirmait que les États-Unis étaient « un désert capitaliste vierge de toute culture ». Afin de mettre en avant le dynamisme culturel des États-Unis, en 1946, le Département d’État dépensa 49 000 dollars [NdT :environ 800 000 euros] pour acheter soixante-dix neuf tableaux peints par des artistes modernes américains et les intégra dans une exposition itinérante baptisée «  “Advancing American Art.

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Les craintes du grand public américain concernant le « péril rouge » conduisirent à un retour anticipé de l’exposition mais c’est justement parce que l’art moderne ne jouissait pas d’une popularité universelle et qu’il était créé par des artistes rejetant ouvertement l’orthodoxie qu’il s’agissait d’une vitrine parfaite pour montrer au monde extérieur les fruits de la liberté culturelle américaine. À titre personnel, le président Truman considérait l’art moderne comme « les élucubrations foireuses de feignants fumeux ». Pour autant, il ne qualifia pas cet art de dégénéré et n’envoya pas les artistes dans un goulag en Sibérie. Par ailleurs, l’impressionnisme abstrait constituait une réfutation directe du réalisme socialiste soviétique. Nelson Rockefeller aimait l’appeler « la peinture de la libre entreprise ».

En opposition avec le « Front Populaire » soviétique, le magazine « New Yorker » présenta avec beaucoup d’à propos le rôle politique joué par le modernisme américain comme « le front impopulaire ». L’existence même de l’art moderne prouvait au monde que ses créateurs étaient libres de créer, peu importe que vous appréciez ou non leur art.

Si l’exposition « Advancing American Art » apporta la preuve que les artistes américains étaient libres parce qu’ils pouvaient étaler autant de peinture qu’ils le voulaient, preuve fut également faite que le Congrès n’était pas toujours prêt à dépenser les dollars des contribuables pour financer cette initiative. […] De toute évidence, le Département d’État n’était pas le bon mécène pour l’art moderne, ce qui nous conduit à la CIA.

En 1947, au moment même où l’ exposition« Advancing American Art » était rappelée au pays […], la CIA était créée. Le berceau de la CIA fut le bureau de « Wild » Bill Donovan du Bureau des Services Stratégiques (OSS), c’est à dire le renseignement militaire américain durant la guerre. John Hay Whitney et Thomas W. Braden du MoMA avaient tous les deux fait partie de l’OSS.

Parmi les anciens agents de l’OSS, on comptait le poète Archibald MacLeish, l’historien et intellectuel Arthur M. Schlesinger Jr et le réalisateur John Ford. Au moment de la création officielle de la CIA, les opérations clandestines étaient depuis longtemps le terrain de jeu de l’élite culturelle. Dès lors que des employés de musée comme Braden furent recrutés, l’intelligentsia culturelle et la CIA se retrouvèrent à combattre côte à côte durant la Guerre froide, avec la fondation Whitney agissant comme un circuit de financement.

En parlant de couverture, en 1957 le MoMA récupéra (du Département d’État), le pavillon américain de la biennale de Venise afin que les États-Unis puissent continuer à exposer de l’art moderne à l’étranger sans utiliser des fonds publics. (Le MoMA géra le pavillon américain à Venise de 1954 à 1962. Ce fut le seul pavillon national détenu par une organisation privée.)

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La CIA ne se contenta pas de financier les expositions internationales du MoMA, elle fit également des incursions culturelles en Europe. En 1950, l’Agence créa le Congrès pour la Liberté Culturelle (CCF) dont le siège fut installé à Paris. Présentée officiellement comme une « association autonome de musiciens et d’écrivains », il s’agissait en réalité d’un projet financé par la CIA pour « propager les vertus de la culture démocratique occidentale ». Le CCF opéra pendant dix-sept ans et, à son apogée, « avait des bureaux dans trente-cinq pays, employait des dizaines de personnes, publiait dans plus de vingt magazines prestigieux, montait des expositions, possédait un service d’information, organisait des conférences internationales et récompensait les artistes avec des prix et des spectacles publics. »

La CIA avait choisi d’installer le siège du CCF à Paris car la ville avait été pendant longtemps la capitale de la vie culturelle européenne et le but principal du CCF était de convaincre les intellectuels européens- susceptibles de succomber à la propagande soviétique qui suggérait que les États-Unis étaient peuplés de capitalistes philistins-que c’était en réalité le contraire : avec une Europe affaiblie par la guerre, il revenait désormais aux États-Unis de protéger et de soutenir la tradition culturelle occidentale face à aux dogmes soviétiques.

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En conséquence, la CIA finança la Partisan Review, qui était la revue phare de la gauche américaine non-communiste et dont le prestige, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, était immense grâce à son association avec des écrivains comme T.S Eliot et George Orwell. Sans surprise, le rédacteur en chef de la Partisan Review était le critique d’art Clément Greenberg, un arbitre des élégances très influent et le plus grand défenseur de l’expressionnisme abstrait dans le New-York d’après-guerre.

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Notes du traducteur :

Cet article nous permet de mieux comprendre :

1)l’influence des grandes dynasties mondialistes (Rockefeller) sur la culture, les services de renseignement, la diplomatie et la politique et la circulation de leurs membres ou associés entre ces différents domaines. Nous voyons également comment cette influence permet de façonner les tendances culturelles, les goûts du public mais aussi d’agir indirectement dans le cadre d’affrontements géopolitiques. À noter que la même stratégie, portée par les mêmes acteurs, fut utilisée pour imposer la « libération sexuelle » et la « médecine allopathique » aux populations occidentales.

2) l’utilisation de l’art par la CIA et le gouvernement américain comme vecteurs d’influence et instruments de soft-power, outils d’autant plus efficaces lorsqu’ils sont utilisés dans une logique d’opposition entre « blocs » apparemment rivaux. Comme l’ont compris les Russes et les Chinois, la souveraineté politique est indissociable de la souveraineté culturelle et sa protection doit être considérée comme faisant partie intégrante de la défense nationale.

3) l’objectif de Satan est de détruire tout ce qui est Beau, Vrai et Bon. Cela inclut la peinture figurative qui s’efforce de représenter le plus fidèlement possible la beauté de la Création ainsi que celle de l’Homme que Dieu a conçu à Son image.

Pour aller plus loin :

De la symbolique occulte

Essais de Miles Mathis sur l’art

Aude de Kerros, L’Imposture de l’Art contemporain.

Christine Sourgins, Les mirages de l’art contemporain

Des mondialistes

Promotion de la “libération sexuelle” par les réseaux mondialistes

De la contre-église

Préface de Vox Day du livre de Jon Del Arroz Churchianity: How Modern American Churches Corrupted Generations of Christians” (La contre-église : comment les églises modernes américaines ont corrompu des générations de Chrétiens).

Traduit de l’anglais par Stanislas Berton

La contre-église: la grande apostasie

L’Église moderne en Occident se trouve à la croisée des chemins, bien que beaucoup de ses fidèles semblent totalement inconscients d’avoir déjà choisi la voie large et facile menant à l’Enfer. Ce qui passe pour le christianisme au vingt-et-unième siècle serait méconnaissable pour les Pères de l’Église, incompréhensible pour les scolastiques médiévaux, et abhorré par les Réformateurs. Nous assistons à rien de moins qu’une tentative de remplacement du christianisme par son double hérétique : la contre-église.

La contre-église est la subordination systématique de la doctrine chrétienne à l’idéologie dominante de la justice sociale. C’est l’élévation des préoccupations mondaines au-dessus des préoccupations spirituelles, le remplacement de l’autorité biblique intemporelle par le récit mainstream dynamique et la transformation de l’Église d’un phare de vérité éternelle à une chambre d’écho pour la politique terrestre. Plus accablant encore, elle représente l’inversion complète de la prémisse fondamentale du christianisme : au lieu d’être dans le monde mais pas de ce monde, la contre-église insiste pour être entièrement de ce monde tout en maintenant un vernis de légitimité théologique de moins en moins convaincant.

La contre-église n’est pas juste un conflit doctrinal de plus dans la longue histoire de l’Église. C’est une apostasie portant un col clérical, une hérésie drapée de vêtements liturgiques, et un blasphème proclamé depuis dix mille chaires chaque dimanche matin. La tragédie n’est pas que des loups soient entrés dans la bergerie — Jésus-Christ lui-même nous avait avertis qu’ils viendraient. La tragédie est que les brebis bêlent maintenant fièrement en chœur alors qu’elles sont égarées par ceux qui cherchent à les détruire.

Au fond, la contre-église représente une incompréhension fondamentale de la nature de Dieu et de l’homme. Alors que le christianisme proclame la nature déchue de l’humanité et la nécessité absolue de la rédemption divine, la contre-église prêche la perfectibilité de l’homme à travers le politiquement correct. Alors que le christianisme promet le Royaume des Cieux, la contre-église privilégie la justice terrestre. Et alors que le christianisme exige la repentance des péchés, la contre-église exige la repentance pour une multitude de péchés inventés par l’homme, y compris le fait de ne pas se prosterner suffisamment devant la classe de victimes actuellement au sommet de la hiérarchie intersectionnelle.

Le mécanisme de cette perversion théologique est d’une simplicité époustouflante : prenez n’importe quel commandement biblique, dépouillez-le de son contexte sotériologique [l’étude de la doctrine du salut], et réinterprétez-le à travers le prisme de la politique de justice sociale contemporaine. « Aime ton prochain » cesse d’être une question de charité individuelle pour devenir un mandat pour des frontières ouvertes et une immigration massive. « Prends soin des pauvres » transforme la nécessité d’une aumône personnelle en un plaidoyer pour des impôts plus élevés, des guerres étrangères et des États-providence. « Accueille l’étranger » passe de l’hospitalité de base à un commandement divin de faciliter le remplacement démographique de la nation.

Ce vandalisme herméneutique ne fait pas seulement violence à des versets individuels, mais à l’ensemble du récit biblique. Le Dieu qui a détruit Sodome et Gomorrhe, qui a ordonné aux Israélites de maintenir leur singularité parmi les peuples, qui a créé la multitude des langues à Babel pour créer les nations — ce Dieu est réinventé comme un travailleur social cosmique dont la principale préoccupation est d’assurer des résultats égaux à travers toutes les catégories démographiques. Le sauveur qui a dit « Mon royaume n’est pas de ce monde » se trouve reconverti en un organisateur communautaire proto-hippie dont la mort n’était pas destinée à expier les péchés personnels, mais la colonisation du XVIIe siècle.

Aucune Église chrétienne ne s’est montrée complètement immunisée contre cette contagion subversive. L’Église catholique romaine, qui pendant des siècles fut un rempart contre l’hérésie, se trouve maintenant dirigée par des clercs plus préoccupés par le changement climatique que par le salut des âmes. L’actuel occupant du trône de Pierre parle avec plus de passion des émissions de carbone que de l’avortement, avec plus de force de l’inégalité des revenus que de la morale sexuelle, et bien plus fréquemment des migrants que des martyrs. L’Église qui avait autrefois lancé les Croisades pour défendre la chrétienté déclare maintenant que c’est un impératif moral d’accueillir en Occident ceux qui voudraient voir chaque croix détruite et chaque cathédrale réduite en cendres.

La Communion anglicane, déjà affaiblie par des siècles de compromission avec l’autorité séculière, a achevé sa transformation en Parti conservateur en prière — si le Parti conservateur était encore conservateur et si l’on pouvait trouver un Tory qui ne soit pas hindou, musulman ou juif. Les déclarations de Canterbury sont presque indiscernables des éditoriaux du Guardian, avec les habituelles lamentations sur le colonialisme, l’esclavage et le besoin urgent de réparations monétaires pour des crimes commis par des gens morts depuis longtemps envers des gens qui n’ont jamais été lésés.

Les dénominations protestantes principales s’en sortent encore plus mal. Les luthériens qui tonnaient autrefois « Me voici debout » murmurent maintenant « Me voici à genoux » — devant chaque cause à la mode et croisade politiquement correcte. Les méthodistes, presbytériens et épiscopaliens rivalisent pour voir qui peut renier le plus vigoureusement son héritage théologique au profit de la perversion sexuelle, des drapeaux arc-en-ciel et du relativisme moral. Ces églises ont perdu des membres en masse ces dernières décennies, non pas parce que le christianisme est en train de mourir, mais parce que la contre-église n’offre rien qui ne puisse être trouvé dans un parti politique ou une discothèque gay.

Même les églises évangéliques, qui avaient initialement résisté à cette corruption insidieuse, commencent à succomber. Les pasteurs de mégachurches découvrent que les séries de sermons sur la « justice sociale » remplissent plus de sièges que les explications de l’Épître aux Romains. Les pasteurs dédiés à la jeunesse trouvent que soutenir des mouvements comme Black Lives Matter leur procure plus de prestige social que de diriger des études bibliques. Des dénominations entières qui privilégiaient autrefois l’évangélisation privilégient maintenant la « réconciliation raciale », ce qui, en pratique, signifie l’autoflagellation blanche et excuses sans fin pour des péchés inexistants, ni commis ni hérités.

La contre-église: les fruits amers

Jésus-Christ nous a dit que nous les reconnaîtrions à leurs fruits, et les fruits de la contre-église sont en effet bien amers. Les églises qui adoptent cette hérésie suivent invariablement la même progression : d’abord vient le compromis théologique, ensuite le déclin démographique, et enfin la mort institutionnelle. Le schéma est aussi prévisible que pathétique.

Les dirigeants commencent par déclarer que le christianisme doit évoluer pour rester pertinent. Les doctrines traditionnelles sont soit abandonnées discrètement, soit réinterprétées radicalement. La morale sexuelle est généralement la première victime — après tout, rien ne dit mieux « amour » que conforter les déviants sexuels dans leur péché. L’autorité des Écritures est sapée par des appels à la sympathie, aux contextes culturels et au progrès sociétal. L’exclusivité du salut offert par Jésus-Christ est minimisée au profit d’un universalisme tiède destiné à éviter tout risque d’offenser les pécheurs et les non-croyants.

Ensuite vient l’exode des croyants qui reconnaissent l’apostasie lorsqu’ils la voient, même s’ils hésitent à la dénoncer ouvertement. Les familles qui ont fréquenté la même église pendant des générations s’éloignent discrètement. Les jeunes, à qui l’on n’offre rien d’autre que la même justice sociale qu’ils reçoivent à l’école, ne voient aucune raison de se lever tôt le dimanche matin pour une sixième dose de propagande hebdomadaire. Les bancs se vident, les plateaux d’offrande restent vides, et les dirigeants de la contre-église répondent inévitablement en redoublant d’efforts dans leur stratégie vouée à l’échec.

Enfin vient le râle de l’agonie. Le magnifique bâtiment historique est vendu à des promoteurs qui le transforment en restaurants, en mosquées, voire en boîtes de nuit. La congrégation, désormais réduite à quelques dizaines de fidèles âgés, fusionne avec une autre église mourante pour retarder l’inévitable de quelques années. Et la bureaucratie de la dénomination continue, publiant des déclarations de plus en plus insignifiantes sur le racisme et les réfugiés à un public composé principalement d’autres bureaucrates.

Ce n’est ni de la spéculation ni de l’hyperbole. C’est l’histoire documentée de presque tous les corps ecclésiaux qui ont adopté la contre-église. L’Église épiscopale en Amérique a perdu plus de la moitié de ses membres depuis qu’elle a embrassé la théologie de la justice sociale. L’Église unie du Christ a décliné des deux tiers. L’Église presbytérienne continue sa spirale mortelle, fermant des églises à un rythme qui constituerait une crise si quelqu’un s’en souciait encore assez pour le remarquer. Même la Convention baptiste du Sud, autrefois inébranlable, est en déclin, ayant perdu 21 % de ses membres depuis 2001.

La contre-église n’est pas seulement une forme affaiblie ou subvertie du christianisme. Elle est activement anti-chrétienne. Elle ne se contente pas d’échouer à proclamer l’Évangile ; elle proclame l’anti-Évangile d’un christianisme inversé. Là où le christianisme offre le salut du péché, la contre-église offre l’affirmation du péché. Là où le christianisme exige la transformation, la contre-église exige la tolérance. Là où le christianisme proclame une vérité objective, la contre-église prêche une expérience subjective.

Cette essence anti-chrétienne se révèle le plus clairement dans la relation de la contre-église avec les chrétiens réellement attachés à la Bible. Les croyants orthodoxes qui maintiennent des positions traditionnelles sur le mariage, la sexualité et l’exclusivité du Christ ne sont pas confrontés au désaccord et au débat, ils sont diabolisés. On les traite de bigots, de haineux et de racistes. Ils sont exclus de la communion, chassés des dénominations et soumis à des procès ecclésiastiques qui feraient rougir l’Inquisition espagnole. Le seul péché impardonnable dans la contre-église est de croire ce que les chrétiens ont toujours cru.

En même temps, ceux qui s’opposent activement au christianisme sont accueillis à bras ouverts. Des prières islamiques sont offertes dans des églises prétendument chrétiennes. Des activistes athées sont invités à donner des conférences aux congrégations sur leurs manquements moraux. Des pratiques païennes sont intégrées aux services religieux au nom de l’« inclusivité ». L’Église qui avait autrefois conquis l’Empire romain par le martyre se conquiert maintenant elle-même par le suicide.

La contre-église représente la plus grande menace pour le christianisme depuis l’émergence de l’islam. Elle est bien plus dangereuse pour l’Église que la persécution externe, car elle corrompt de l’intérieur. Elle est plus mortelle qu’une attaque intellectuelle directe, car elle opère par une rhétorique insidieuse et une manipulation émotionnelle. Et elle est plus efficace que la plupart des hérésies précédentes, car elle parle le langage de l’Église tout en inversant et subvertissant les véritables enseignements du Christ.

Mais la vérité reste la vérité, peu importe combien la nient. L’Évangile reste l’Évangile, peu importe combien le pervertissent. Jésus-Christ reste le Seigneur et Sauveur de l’humanité, peu importe combien le trahissent. Et les portes de l’Enfer, qu’elles prennent la forme de la persécution romaine, de l’invasion islamique ou de la subversion de la contre-église, ne prévaudront jamais.

La question pour chaque lecteur de ce livre est simple : Où vous situez-vous ? Êtes-vous du côté des apôtres et des martyrs, des réformateurs et des revitalisants, et du reste des fidèle qui, à travers l’histoire, ont toujours refusé de plier le genou devant de faux dieux ? Ou adorerez-vous un faux Jésus de la justice sociale dans une fausse église avec ceux qui ont vendu leur âme pour la gloire, la fortune et l’approbation mondaine ?

“Frères, concernant la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et notre rassemblement auprès de Lui, nous vous prions de ne pas vous laisser facilement ébranler dans votre esprit ou troubler, ni par un esprit, ni par une parole, ni par une lettre soi-disant de nous, comme si le jour du Christ était arrivé. Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car ce jour ne viendra pas sans qu’il y ait d’abord une apostasie…” — 2 Thessaloniciens 2:1-3

Pour aller plus loin:

Des conflits religieux (Taleb)

Du catholicisme “blanc”

Extraits de l’article original d’E. M. Jones publié le 10 mars 2025 sous le titre « Guns and rosaries : The rise of white catholicism ». Traduit de l’anglais par Stanislas Berton.

En 2007, j’ai publié L’esprit juif révolutionnaire pour détacher la question juive de la question raciale de « l’antisémitisme » et replacer la discussion là où elle avait commencé, au pied de la Croix, et en tant que sujet d’ordre religieux. Ce livre a permis de lancer un débat sur la question juive qui se poursuit encore aujourd’hui et dont j’assume la paternité. A mon grand regret, cette discussion s’est transformée de façon inattendue en une glorification de la vision raciale que j’avais contestée. La question juive abordée sous l’angle théologique est devenue la question juive abordée sous l’angle racial des nazis. La discussion théologique dont j’avais posé les bases s’est faite pirater par un groupe de gens déterminés à faire replonger la question juive dans le marais d’où je l’avais extraite. Je veux parler des racistes en général et des défenseurs des nazis en particulier. Ils se manifestèrent après la publication de mon livre The Holocaust Narrative en affirmant que 1) Hitler était le seul homme dans l’histoire qui avait traité la question juive de manière efficace 2) il n’avait pu le faire qu’en plaçant l’Église catholique sous le contrôle de l’État, ce qu’il n’avait pu réaliser qu’en arrêtant des prêtres catholiques et en les enfermant à Dachau. Dans un discours désormais disponible sur Odyssée, Hitler déclare :

« Ce n’est pas la compassion ou la pitié pour les serviteurs persécutés de Dieu qui a attiré l’attention de citoyens démocratiques envers des prêtres allemands qui sont entrés en conflit avec la loi. Ils ne s’intéressent à eux qu’en tant qu’ennemis de l’État. Sur ce sujet, qu’ils prennent note de la chose suivante : nous protégerons le prêtre allemand en tant que serviteur de Dieu, mais nous détruirons le prêtre allemand qui est un ennemi politique du Reich allemand. »

Dans la version allemande originale du texte, Hitler utilise le terme « vernichten » qui signifie « exterminer ». Hitler a clairement déclaré qu’il allait « exterminer » tout prêtre qui s’engagerait dans ce qu’il appelait une activité « politique ». Comme le souligna le pape Pie XI dans l’encyclique Mit Brennender Sorge, la première encyclique de l’histoire de l’Église catholique à aborder le phénomène relativement nouveau du racisme, Hitler ignorait les termes du Concordat qu’il avait signé avec l’Église catholique. Ce Concordat garantissait aux prêtres catholiques le droit de prêcher l’Évangile comme ils l’entendaient. En vérité et pour tout ce qui concernait la loyauté des prêtres catholiques envers le IIIe Reich, Hitler et ses hommes de main étaient à la fois les juges, les jurés et les bourreaux. C’est pour cette raison que beaucoup de prêtres furent envoyés à Dachau et y moururent.

« L’arbre de la paix, que nous avons planté en terre allemande avec les intentions les plus pures, n’a pas porté les fruits favorables à votre peuple », parce que le IIIe Reich a négocié de mauvaise foi et s’est livré à des « intrigues qui, dès le départ, ne visaient qu’une guerre d’extermination. Dans les sillons où Nous avions essayé de semer la graine d’une paix sincère, d’autres hommes – cet « ennemi » dont parle l’Écriture sainte – ont resemé l’ivraie de la méfiance, de l’agitation, de la haine, de la calomnie, d’une hostilité résolue, tantôt ouverte et tantôt voilée, alimentée par de multiples sources et utilisant de multiples instruments contre le Christ et son Église. » Le IIIe Reich, « lui seul et ses complices, silencieux ou bruyants, porte la responsabilité si, au lieu de l’arc-en-ciel de la paix, c’est l’orage d’une guerre religieuse qui obscurcit aujourd’hui le ciel allemand. »

Malgré la bonne foi du Saint-Siège, « animée par la force contraignante des traités », les nazis « ont vidé les termes du Concordat de leur contenu, en ont dénaturé le sens et sont finalement arrivés à tenir pour une politique normale la violation plus ou moins officielle du concordat lui-même ». Malgré la campagne menée contre les écoles confessionnelles – garanties par le concordat – et la suppression du libre choix par lequel les catholiques ont le droit d’assurer à leurs enfants une éducation catholique, campagne qui constitue « un témoignage, dans un domaine aussi essentiel à la vie de l’Église, de la gravité extrême de la situation et de l’angoisse de toute conscience chrétienne », le Saint-Siège était prêt à « un retour à la fidélité aux traités et à tout arrangement qui pourrait être accepté par l’épiscopat », mais il continuerait à s’opposer « à la politique qui, par des moyens ouverts ou occultes, tend à étouffer des droits garantis par un traité ».

Les néo-nazis et les théoriciens racialistes qui ont attaqué The Holocaust Narrative ont ignoré à la fois les efforts du Vatican pour arriver à un modus vivendi et la détermination des nazis à ne jamais y parvenir. Ils ont ignoré la persécution hitlérienne de l’Église catholique et ont embrassé son idéologie raciale dans une réaction perverse à la culture médiatique juive américaine qui, pendant si longtemps, l’avait diabolisé comme l’incarnation même du mal. La réaction au succès de la propagande de la Seconde Guerre mondiale, combinée à la liberté nouvellement acquise d’examiner la « question juive » que mon livre avait rendue possible, a déclenché un débat sur la race et le rôle qu’elle jouait dans l’identité américaine. Après avoir tweeté le lien d’une vidéo expliquant comment les Italiens étaient devenus « blancs », j’ai obtenu près d’un demi-million de vues en moins de 24 heures, et la plupart des commentaires me vilipendaient en me traitant de boomer, de traître à la race, etc. L’une des réponses les plus sensées posait une série de questions :

« 1) Les Américains blancs et les Américains noirs appartiennent-ils à la même race ou à des races différentes ? 2) Existe-t-il des écarts raciaux en matière de capacités cognitives (QI, scores SAT, moyennes scolaires) entre les Noirs et les Blancs aux États-Unis ? 3) Les Noirs commettent-ils, par habitant, plus d’actes de violence et/ou plus de viols et de meurtres ? Cette violence est-elle ancrée dans la nature (génétique) ou dans l’éducation/l’environnement (culture) ? »

Ces questions touchaient au cœur de la manipulation qui se cache derrière toute discussion sur la race dans l’Amérique contemporaine. Le terme rhétorique pour « manipulation» est l’équivoque. Toute cette discussion tourne autour d’un usage équivoque du mot « race ». Si vous ne comprenez pas l’équivoque, vous ne comprendrez pas le tour de bonneteau connu sous le nom de « blanchité » . « Être équivoque » signifie employer un langage ambigu ou peu clair pour induire les gens en erreur. Par exemple : « Quand on lui a demandé directement sa position sur le désarmement, le candidat a été équivoque. » Utiliser le même mot avec deux sens différents pour manipuler est une caractéristique fondamentale du récit racial.

Nous devons comprendre cela avant de pouvoir répondre à la question n° 1. « Race » peut signifier ethnie, sens dans lequel il était très souvent employé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Quand Mgr O’Connell disait à l’évêque John Ireland qu’il ne fallait pas présenter le conflit sur les titularisations à l’Université catholique comme une « question raciale », il faisait référence à un affrontement entre catholiques irlandais et catholiques allemands. Il ne parlait pas de Blancs ou de Noirs. L’emploi de ce terme a évolué au cours du XXe siècle et en est venu à désigner le phénotype. Ce sens-là ne pouvait pas s’appliquer au conflit de titularisation à l’Université catholique, puisque les deux groupes étaient phénotypiquement identiques.

Dans la question n° 1, le mot « race » est employé de manière descriptive pour distinguer l’apparence des personnes nées en Afrique de celle des personnes nées en Europe. Les différences sont évidentes. Elles constituent ce que j’appellerais une catégorie de la réalité. Une fois que j’ai accepté ces différences d’apparence, on me demande ensuite d’accepter la race comme une catégorie normative de l’esprit ou comme un impératif moral qui affirme désormais qu’une « race », c’est-à-dire un phénotype, est bonne et que l’autre est mauvaise. Les théoriciens de la race critique comme Noel Ignatiev disent que le blanc est mauvais, rejoignant ainsi sur le principe le Ku Klux Klan qui affirme que le blanc est bon et que le noir est mauvais. Les racistes bien élevés ne le disent plus ouvertement, bien que ce soit exactement ce qu’ils pensent. Ils utilisent plutôt des termes comme l’intelligence et passent aux discussions sur les tests de QI standardisés afin d’introduire subrepticement des jugements de valeur dans ce qui avait commencé par mon acceptation de caractéristiques physiques ou de phénotypes.

C’est précisément ce qui s’est produit lors du passage de la question n° 1 à la question n° 2. Une fois que j’ai accepté la réalité du phénotype, on attend de moi que j’accepte non seulement la validité des tests d’intelligence standardisés, mais aussi l’affirmation que les résultats de ces tests sont déterminés par un substrat biologique que tous les membres de ce phénotype partageraient. Si je m’y refuse, ou si je prétends que des facteurs environnementaux comme la structure familiale peuvent avoir un lien avec les résultats des tests, on m’accuse de nier la science – de la même manière que l’on accusait ceux qui refusaient d’être « vaccinés » pendant la crise du COVID.

Cette équivoque conduit ensuite à des affirmations absurdes comme « Le QI moyen des Haïtiens est de 75 », ce qui me conduit à demander quand un test de QI a été administré pour la dernière fois en Haïti et dans quelle langue. Existe-t-il un test de QI en créole haïtien ? Pour ceux qui veulent comprendre l’histoire des tests standardisés et les biais qui les sous-tendent, je recommande le livre de Nicholas Lemann The Big Test, qui, entre autres choses, explique comment les Juifs ont triché pour entrer à Harvard. Les écarts entre les scores des Noirs et des Blancs aux tests standardisés disparaissent dès qu’on intègre dans l’équation des critères comme la structure familiale intacte ou son absence. Les naissances hors mariage sont un problème important dans la communauté noire, mais le comportement sexuel relève de la volonté et non de l’ADN. Ceux qui pensent autrement devront prouver leur thèse au lieu d’introduire subrepticement leurs conclusions dans le débat par un tour de passe-passe. Il en va de même pour le comportement violent. Les naissances hors mariage expliquent beaucoup mieux pourquoi la criminalité est plus élevée chez les Noirs. Les enfants qui grandissent sans père manquent du sens abstrait du bien et du mal qui fonde le comportement social.

Le phénotype est une catégorie de la réalité ; ce n’est pas un impératif moral. Si je dis que la race est une construction sociale, on m’assaille de liens vers des articles sur les groupes haploïdes, des études en double aveugle et des techniques d’élevage canin, tout cela étant calculé pour réduire les sceptiques au silence. Je n’ai pourtant pas besoin d’un doctorat en génétique pour expliquer ce qu’est une construction sociale. Pour prendre un exemple que tout le monde connaît, l’ancien président Barack Obama est entré dans l’histoire comme le premier président noir des États-Unis, une affirmation qui assume le fait que son père était noir mais qui ignore que sa mère était blanche. Pourquoi Obama est-il donc noir alors qu’il est blanc à 50 % ? La seule réponse à cette question, c’est que la race est une construction sociale. Obama a été « rendu » noir pour des raisons politiques. Pour n’en citer qu’une : les démocrates s’étaient auto-proclamés le parti du Mouvement des droits civiques et voulaient s’attribuer la distinction d’avoir mis le premier président noir au pouvoir.

De la même manière, la distinction entre les esclaves celtes et les esclaves africains dans les plantations de tabac de Virginie a été transformée en « blancs » contre « noirs » pour des raisons économiques. Ces esclaves sont devenus respectivement blancs et noirs afin de diviser la force de travail en accordant des privilèges à l’un au détriment de l’autre et pour éviter une répétition de la rébellion de Bacon, au cours de laquelle Celtes et Africains s’étaient unis en tant que travailleurs contre les oligarques du tabac. Je n’ai pas besoin d’un doctorat en génétique pour avancer cette thèse, et personne titulaire d’un doctorat avancé en génétique ne peut la réfuter, car elle n’a rien à voir avec la biologie, mais beaucoup avec l’adoption par le Parti démocrate de la politique identitaire et les répercussions que cette décision a eues sur toute compréhension de l’identité américaine. Selon le tour de passe-passe que j’ai déjà décrit, le phénotype est utilisé comme base de la construction sociale appelée « race », laquelle possède désormais une signification normative.

Le virage des démocrates vers la politique identitaire a créé une crise identitaire. Ses principales victimes appartiennent à la génération des vingtenaires qui devraient se marier et fonder des familles, mais qui, au lieu de cela, ont été emprisonnés dans un monde en ligne fantasmé et fondé sur l’addiction à la pornographie, aux jeux vidéo et à l’identitarisme racial – par quoi j’entends la militarisation du phénotype blanc combinée à l’adulation d’Hitler et du IIIe Reich, qui est devenue une composante intégrale de groupes identitaires illusoires ne pouvant exister qu’à l’intérieur de l’environnement hors-sol de la culture internet.

[…]

Lorsque le pape Pie XI publia l’encyclique Mit brennender Sorge le 17 mars 1937, il dissipa ces illusions iréniques. Contrairement à Nick Fuentes, qui trouve Hitler « cool », le pape Pie XI vit dans le national-socialisme une idéologie païenne qui contredisait la foi catholique et qui conduisit à la persécution de nombreux prêtres catholiques, lesquels terminèrent à Dachau. Dans son encyclique Quadragesimo Anno de 1931, Pie XI avait affirmé que « personne ne peut être à la fois un bon catholique et un vrai socialiste ». Six ans plus tard, dans Mit brennender Sorge, Pie XI tint des propos analogues au sujet de la race, laquelle était incompatible avec le catholicisme pour des raisons différentes.

« Quiconque identifie, par une confusion panthéiste, Dieu et l’univers — soit en abaissant Dieu aux dimensions du monde, soit en élevant le monde aux dimensions de Dieu — n’est pas un croyant en Dieu. Quiconque suit cette prétendue conception germanique pré-chrétienne qui substitue au Dieu personnel un destin sombre et impersonnel, celui-là nie par là même la Sagesse et la Providence de Dieu qui « s’étend avec force d’une extrémité à l’autre et dispose toutes choses avec douceur » (Sagesse viii, 1). Lui non plus n’est pas un croyant en Dieu. »

Le pape plonge ensuite au cœur du sujet :

« Quiconque exalte la race, ou le peuple, ou l’État, ou une forme particulière d’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine — quelle que soit la nécessité et l’honorabilité de leur fonction dans les choses de ce monde —, quiconque élève ces notions au-dessus de leur valeur normale et les divinise jusqu’au niveau idolâtrique, celui-là déforme et pervertit un ordre du monde voulu et créé par Dieu ; il est loin de la vraie foi en Dieu et de la conception de la vie que cette foi soutient. »

[…]

Tout comme les disciples de Jared Taylor, les nazis tentèrent de séduire les catholiques par l’usage équivoque de termes comme «race ». Confondre la race avec l’ethnie entretient une « confusion des concepts ou pire » car un état fondé sur la religion de la race et du sang est « l’antithèse d’une véritable communauté ethnique ». La religion de la race est un nouvel évangile. Ceux qui le prêchent, comme l’a déclaré Pie XI, à la suite de saint Paul « sont anathèmes » (épître aux Galates).

Si Nick Fuentes conduit l’Amérique à se perdre dans cette fausse religion de la race et du sang, la même malédiction s’applique à lui. Comme l’a dit Pie XI, « celui qui chante des hymnes de loyauté à sa patrie terrestre ne devrait pas, pour cette raison, devenir infidèle à Dieu et à son Église, ou un déserteur et un traître envers sa patrie céleste ». La conclusion est claire : personne ne peut être à la fois un bon catholique et un authentique racialiste. 

Pour aller plus loin :